Articles classés dans 'Santé' ↓

Hospitality Club

Auteur: Gabrielle Lamontagne-Hallé

Lorsque vous dites à un Camerounais que chez vous, tout le monde a dans son porte-monnaie un petit bout de plastique rouge surnommé « carte soleil » qui lui permette d’avoir accès à des soins de santé sans débourser le moindre sou, il vient les yeux ronds comme des billes. Puis il vous dévisage en sourcillant et en cherchant l’arnaque.

Car ici, comme dans plusieurs endroits du monde, n’est pas bienvenu à l’hôpital public qui n’a pas les moyens de payer ses services. Et disons-le, on ne vous fait pas de cadeau!

Dès que vous mettez les pieds à l’urgence, on vous renvoie à la caisse payer un thermomètre. Puis des gants. Puis une seringue. Puis d’autres gants. Vous comprenez l’idée. Bref, pas la peine de compter les allers-retours, ils seront nombreux.

En revanche, l’attente est très courte, voire inexistante. Dès mon arrivée, j’ai pu apprécier la rapidité avec laquelle le médecin de service m’a reçue. J’ai aussi pu apprécier la rapidité à laquelle je l’ai perdu! Quelques appels téléphoniques sur son cellulaire et une ou deux urgences plus tard, il m’a finalement redirigée vers le laboratoire pour les tests d’analyse.

L’ambiance au laboratoire était à la fête. Je dus me faufiler à travers une vingtaine d’employés vêtus de blanc qui dégustaient des brochettes de viande et des sandwichs aux œufs durs, prenant place sur les quelques lits d’hôpital disponibles. Ils se passaient les bouteilles de Coca et ne semblaient pas se soucier de ma présence le moins du monde.

J’ai finalement réussi à prendre place sur une chaise pour attendre qu’on me reçoive, ne daignant pas interrompre cette fête improvisée. Je me faisais alors la réflexion qu’en dépit des règles d’hygiène douteuses, les employés avaient au moins le cœur à la fête.

Jusqu’à ce que je vois la bouteille de whisky circuler parmi les sarraus.

Après vingt minutes d’attente, un infirmier m’a invitée à le suivre dans la salle voisine. Déjà que les seringues et moi n’avons jamais connu une grande histoire d’amour, le brouhaha de la salle voisine n’avait rien pour me rassurer.

Pendant la prise de sang, les va-et-vient se chargeaient de tenir mon esprit occupé. Tour à tour, deux infirmières sont entrées en uniforme et sans crier gare, se sont dévêties, avant de se rhabiller en civil. Le tout sous le regard amusé de l’infirmier qui s’occupait de moi.

Si Juste Pour Rire avait une filiale camerounaise, j’aurais cherché les caméras.

Et au moment de quitter la salle, après avoir gentiment demandé mon congé, l’infirmier de me lancer :

« Alors, on fait comment pour aller travailler au Canada?! »

In Defense of Food

Auteur: kim mcdowell

So if food is in need of defense and security, from whom or what do they need defending, is the question that I ponder strongly? I myself have a vague idea from who it would need defending, but according to the book “In Defense of Food”, by Micheal Pollan, brings up the idea that, with the influence of “Scientific Nutritionism”, we have shift our eating lifestyle from not just eating food, but to eating valuable nutrients. With that I feel we are becoming more dependent on the advice of nutritionist, and as a result delivering a “Narrow concept of physical health”(Pollan, M). He continues to say that food appears to be now a matter of “Biology” eating scientifically by the nutrient and the number under guidance of “experts”. To me food is equivalent to eating: for pleasure, with family, as a community, including expressing our cultural identity. Eating to me has been about culture, bodily health, but with nutritionism on the rise has changed our eating and I believe has elevated sickness (diabetes, obesity etc.) in the lives of eaters. Many people have access to food but with the advice of nutritionist, in my opinion may not necessarily or exactly have access to Food, nonetheless the idea that nutrients is more important than food itself. But with our minds conditioned to think nutrients instead of food; could this be a lack of food security or a sense of insecurity? So what is food security? Is it eating the right amounts of cholesterol, eating saturated fats, eating high or low amounts of calories or, is it having the accessibility to eat whatever we want whenever we want without scientific nutritional values hanging over our heads which “secure” our eating. Is it “secure” to say, eat only saturated fats, lower your cholesterol in order to eat healthy. Or is it secure to say, that it has become a sense of agribusiness to make processed foods that contain the suggested amount of nutrients to maintain “good health”. Why does it matter the amount of nutrients consumed in a single meal and why not focus on just eating natural grown foods that are God’s gift to mankind. While the majority of Americans scramble to eat carbohydrates or foods full in protein, the majority of Africans scramble to eat food period.

Du café Kawha, on aime ça!

Auteur: Geneviève Perron

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C’est le palu?

Auteur: Claudie Eustache

On m’en avait souvent parlé, mais je n’y avais jamais été confrontée. Avant de venir au Mali, je n’avais jamais réellement saisi l’importance que prend le paludisme dans le quotidien de certains pays. Il y a bien sûr les histoires d’horreur (« Ton grand-père a manqué un an d’école quand il avait 12 ans à cause du paludisme et les doses trop fortes de quinine pour le guérir ont endommagé sont ouïe » ou « Mon ancienne patronne vient de décéder d’une malaria cérébrale attrapée il y a 5 ans »), mais en général, lorsque le sujet était abordé dans une conversation, c’était plutôt pour ponctuer un récit de voyage en attendant une péripétie plus rocambolesque.  Pourtant, depuis que nous sommes arrivés en Afrique de l’Ouest, chaque rapport à nos collègues de travail Maliens d’un malade dans le groupe a été immédiatement suivi de la question : « C’est le palu ? », avant même la description du moindre symptôme. Lire la suite →

Paramedical staff strike!

Auteur: Mélanie Hughes

A recent visit to the Yaoundé Central Hospital (CHU) left me profoundly puzzled and disturbed. A hospital is rarely a joyful place where one can find comfort, but the feeling I had was beyond uneasy. There was a mix of emotions circulating, and those I felt most present were anger and frustration. Since I wasn’t in a situation where I could ask too many questions, I decided to be patient and get my answers another time. A few days later, back at the PROTEGE QV office, I began my search with the Internet. I typed ‘nurses*Cameroon’, and my suspicions were confirmed.

On Monday, April 19th 2010, a few brave paramedical staff from the Gamot and Central hospitals in Yaoundé went on strike. At the entrance of the hospitals, with placards and information pamphlets in hand, they voiced their concerns and grievances over poor working conditions and improper work compensations. They spoke of the negligent or free treatment given to patients, the lack of work and holiday benefits and premiums, as well as the contested age of retirement, which is legally 60 but some leave at 50 or 55.

The resistance of nurses to continue to work under poor conditions has roots in years of broken promises from the Ministry of Health, doctor’s negligence, control or abuse of power and the general misuse of hospital funds. Is it natural to be asked if one has a thermometer upon arrival at the hospital? This is a most basic, need I mention reusable, resource but one a patient has to buy at the Yaoundé Central hospital. Where does the money go? Where does the money go when nurses get paid 30 000 FCFA (60$) to 80 000 FCFA (162$) per month for their work? Or when there is a ratio of 2500 patients per nurse in Cameroon according to a recent national census?

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Ne pas mettre la charrue avant les boeufs

Auteur: Francis Lovett

Nous voilà au Mali depuis déjà un mois, les journées défiles à un rythme impressionnant.  Le soleil tombe subitement à tous les soirs à notre insu comme s’il s’effondrait d’épuisement après nous avoir terrassé de tout ce qu’il avait dans le ventre. Cette constatation est bien celle d’un canadien peu habitué au soleil d’Afrique car selon les dires locales, ce n’est qu’un aperçu de toute sa puissance. Lire la suite →

Des consultations médicales gratuites

Auteur: Léna Le Gall-Diop

L’ONG MEDES-SAPCOM (médecins de l’espoir – santé pour la communauté) en partenariat avec la brigade médicale cubaine lancera lors de la fin de semaine du 12 juillet un projet permettant de fournir des consultations gratuites.

Au cours du projet pilote d’une durée de 10 semaines, des équipes constituées de médecins cubains et maliens se rendront dans diverses communes pour fournir des consultations gratuites les fins de semaine.

« Ce projet a pour but de prodiguer des soins adéquats à ceux qui n’y ont pas accès », a affirmé l’équipe malienne. Après deux semaines de lancement à Bamako, les médecins de la brigade médicale cubaine accompagneront leurs confrères maliens à Kolondiéba, Doïla, Kita et Niono.

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A Rooftop Garden, A Multimedia Studio, and A Social Café…coming soon to Radio Kayira!

Auteur: Elnasser Amin

So I’m back in Mali!

Here’s the deal, Alternatives Canada and Radio Kayira thought that it would be nice for me to return to Mali to complete the projects that I have started. As well, two teams of Canadian interns have joined in the fun.

Team 1, also known as team Baobab, will be creating a rooftop garden at the radio, all the while learning about agriculture here in Mali and creating awareness on better eating habits within a Malian Diet.

Team 2, also know Team Radio, will be working at Radio Kayira to strengthen and enhance the communication and technology sector of the radio. They too will be on an awareness campaign of understanding the Malian culture and relating it to the fact that they are Rwandan refugees returning to Africa for the first time.

I myself have my hands full in trying to launch a Social Café that is intended to bring about a forum for open debates on hot political issues. For example: Monsanto is making a bid to move into the country and start disseminating its products. Few people know what GMO’s are really all about, the café is an environment to discuss the issue and be better informed on the choice.<

As well, my work in the radio station is going full throttle. Since I was last at Kayira almost all of the departments have grown and become more effective. I am simply running with the team and seeing how the radio network can get even better. Amongst my especially favourite projects is the multimedia studio. It is almost ready to peak; material is in place, the team has learned the equipment, and now it is time to produce content. So I guess that is what I’m doing back in Mali!

Love 2 u all,

Elnasser

Fati Hamidou, ou la victoire sur l’handicap

Auteur: Xavier Leroux

    C’est à la tombée de la nuit, vendredi soir denier, le 14 mars, que près de 200 personnes se sont regroupées. Il y avait plusieurs tricycles pour handicapés mêlés à une foule pour voir un film qui était projeté en plein air dans le quartier Yantala, à côté du lycée Bosso et du local du Regroupement des Artisans Handicapés. Le film Le combat d’une femme: Fati Hamidou ou la victoire sur le handicape,  de Jenna MacLellan et Amadou Souley « Koye », soutenus par le groupe Alternative Espaces Citoyens, se démarque par son engagement social à dévoiler l’autre côté du miroir de la poliomyélite, une maladie qui ne touche que six pays dans le monde, dont malheureusement le Niger. Le film est en réalité un témoignage d’espoir raconté à partir du récit de la vie de Fati Hamidou, une jeune femme qui malgré son handicape a su développer de multiples talents (chanteuse, athlète polyvalente internationale, couturière et militante féministe). La vie de Fati, depuis son jeune âge, a été celle d’une personne handicapée, mais elle a su surmonter plusieurs obstacles afin de se présenter aux autres personnes touchées par la polio comme un modèle de courage et de détermination. Nous voyons donc Fati parler de son travail de couture et de femme ménagère qui lui permettent de rester digne et de lui permettre de montrer au monde qu’une personne souffrant de n’importe quel handicap peut travailler, et même de manière plus large, a le droit au travail.

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