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Auteur: Alexandra Lavoie
2 juin 2010 — Billets d'humeurs, Biyem-Assi 2010, Cameroun, Culture
Un petit crash course de parler camerounais ça vous tente? Alors c’est parti!
Il y a des expressions francamglais, des expressions de tous les jours en français, et des mots de pidgin, un “ « dialecte” » (je n’aime pas trop ce mot mais bon) d’ici, un mélange principalement d’anglais et de français, mais aussi de plusieurs langues locales.
Expressions de tous les jours:
C’est comment? = Comment ça va?
Tu dis? = quoi? utiliser pour faire répéter quelqu’un, quand on a mal entendu
On dit quoi? = On fait comment? Qu’est-ce qu’on fait? Comment on s’organise? ou Que se passe-t-il? ou Tu racontes quoi?
Ekié! : interjection de surprise
Ayé! = interjection de surprise aussi, à utiliser surtout quand on est dépassé par quelque chose
En pidgin:
I want chop foufou = je veux manger du couscous (de mais)
I want chop burning fish = Je veux manger du poisson braisé
I want shak beer = je veux boire de la bière
I di go school = je vais à l’école
Faro Faro ou Faroter= ballin’, frimer
Dinaï = refuser
Expressions diverses:
Sans confiance = gougounes, tongs
Soya = brochettes de viande
Composer = passer/écrire un examen
Kongossa = discussion secrète, chuchoter
Un sac’ joueur/expression/repas/etc = sacré, très bon, génial
Boire à la tchadienne = boire une bière à deux, de la même bouteille, sans verre
Le programme = les plans de la journée
Auteur: Alexandra Lavoie
28 mai 2010 — Afrique, Billets d'humeurs, Biyem-Assi 2010, Cameroun, Groupes de stagiaires

Le 20 mai dernier, le Cameroun célébrait le cinquantenaire de son indépendance. Pour marquer le coup, le Président, Paul Biya, avait préparé un défilé au coeur de Yaoundé qui se voulait grandiose. Plusieurs chefs d’États étaient invités.
Le jour-même, impossible de ne pas regarder le défilé. Parce que, bien que j’étais à Yaoundé même, assister au défilé en personne aurait été de la folie, et je n’aurais certainement pas été en mesure de tout voir.
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Auteur: Marlène Fisette
25 mai 2010 — Billets d'humeurs, Biyem-Assi 2010, Cameroun, Éducation
Ici, au Cameroun, plusieurs surnomment les enseignants «les chevaliers de la craie», ces courageux qui doivent affronter tous les jours les nombreux obstacles du métier. Si enseigner n’est pas tâche facile, enseigner au Cameroun relève pratiquement de l’exploit.
Mon expérience de formatrice informatique à l’école primaire publique Biyem-Assi n’a été que trop brève pour que je puisse justement dépeindre la réalité des professeurs au pays. J’écris donc ces lignes en tant qu’observatrice et témoin privilégiée, et surtout en tant qu’étrangère sensible aux trop grands défis que doivent relever quotidiennement les professeurs camerounais.
La première chose qui m’a frappée lorsque j’ai déposé les pieds dans la cours d’école de Biyem-Assi pour la première fois, c’est l’incroyable quantité d’enfants. Il y avait des centaines d’élèves, causant tout un vacarme, qui couraient dans la cours de récréation. Une centaines d’autres jouaient au stade de football, d’autres erraient à l’entour de la bâtisse, et d’autres étaient bien assis sur leur chaise de classe. Impossible, me suis-je dit, de transmettre les bases de l’informatique à ces 2000 élèves qui m’entourent. Pourtant, les quelques professeurs de l’école Biyem-Assi y parviennent tous les jours.
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Auteur: Augustin Paiement
25 mai 2010 — Afrique, Biyem-Assi 2010, Cameroun, Colonialisme, Communication, Coopération Internationale, Culture, Emotions, FSQ 2007, Groupes de stagiaires, Éducation
Le regard à vif, en température étrangère, comme un apéritif
Me donne cette impression cliché, d’être touriste sur ma planète terre.
Si magnifique, de voir ces couleurs se plaire, se fondre à mes pensées.
Le changement, est une vision au cœur qui se fait mijoter.
Et sur la piste, moi seul est maître de ces découvertes, si osées
Si vite posées, devant nos principes de sclérosés.
L’ouverture du cœur, suscite de toute sa flexibilité, et toute son attention.
Car le choc de culture, viens nous perturber, sans avertissement de ses intentions.
C’est donc le moment de rupture qui se trace au-dedans.
L’égo devient soudainement agressé par le moment présent.
Soi-disant, rigide comme le fer.
Doit finalement prendre une allure, si timide dans l’univers,
Alors à quoi bon spéculer dans ces situations.
Où le mur des allusions, nous surprend à l’instant, en pleine action
Hors de portée, Hors du comté.
La richesse d’un lion, c’est de s’ouvrir à ses affrontements.
Penser à nous, est un besoin inévitable, mais le cœur doit être grand,
Vigilant, pour y donner place à nos gens.
Une souplesse qui fait tout son rendement.
La richesse d’un écho, et d’un échange,
Porte fruit à cet inconnu, venu de loin
Devant un pays méconnu, et de tout un mélange
De voir la réalité qui frappe, devant son QI, le démange.
Une chose qu’on ne peut pas constater, dans un livre.
Il faut le vivre, et devenir voyageur de sa propre rive.
Pour prendre tranquillement, lucidité, du noyau qui se forme en soi.
Considérer que la force de s’ouvrir, reste encore une proie.
Auteur: Julien Deschamps-Jolin
14 mai 2010 — Afrique, Billets d'humeurs, Biyem-Assi 2010, Cameroun, Colonialisme, Économie
Établie sur un immense territoire, la Chine doit composer avec une population titanesque à nourrir et à faire travailler. Combinons à cela une révolution industrielle qui dure depuis la fin des années 90 et vous avez sous la main une nation qui ne peut tout simplement pas cultiver et creuser son propre sol afin d’assouvir l’ensemble de ses besoins. Pour survivre et continuer son développement, la Chine doit se tourner vers l’extérieur en multipliant les accords d’échanges.
C’est connu, l’Afrique est un continent qui regorge de ressources naturelles. Si on prends en exemple le Golfe de Guinée (touchant au Cameroun), de grandes réserves de poissons et de pétrole s’y retrouvent et sont présentement exploitées. L’intérêt de la Chine est donc tout à fait « normal » lorsque l’on prend en considération cette variable. En fait, le véritable problème ne semble pas être l’intérêt que porte les Chinois aux commerces des matières premières, mais plutôt la façon dont ils transigent et mettent en actions leurs accords.
Si vous le voulez bien, j’aimerais revenir quelques instants à notre « Palais des Sports », qui est a l’origine de cette réflexion, pour démontrer un exemple d’impact local des actions chinoises. En offrant de construire des infrastructures a prix réduit et dans des temps rapides, la Chine rend en effet service a la localité ou à la région qui bénéficie de ces infrastructures. Que se soit un « Palais des Sports » ou une centrale électrique, l’efficacité et l’ingéniosité chinoise ne peuvent être niées. Toutefois, il y a un prix a payer plus important que l’argent pour faire usage de cette ingéniosité: l’impossibilité de faire participer la communauté locale à la construction de ces infrastructures.
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Auteur: Marie-Mychèle Pratte
11 mai 2010 — Afrique, Biyem-Assi 2010, Cameroun, Groupes de stagiaires
Chaque jour on vieillit peu importe où l’on se retrouve. À l’étranger on vieillit toujours plus rapidement. Que ce soit parce qu’on vit une nouvelle expérience ou que l’on perd tous ses repaires en un instant. Depuis le 13 avril je suis arrivée au Cameroun afin de faire un stage de coopération avec Protege Qv dans une école primaire.
À Montréal je me sentais adulte depuis mes 19 ans. J’avais pour la première fois un chez moi payé de ma poche. Si je ne lavais pas ma cuisine, si je lavais mon linge dans le bain, si je mangeais 3 fois de suite le même plat, c’était mon affaire. Je pouvais enfin avoir l’horaire que je voulais sans rendre de compte à personne, même pas à ma conscience. J’étais prête à affronter n’importe quelle situation, que ce soit les mulots morts derrière mon pot de nutella le matin ou lire ma première police d’assurance devant ma table ikea pas encore payée.
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Auteur: Julien Deschamps-Jolin
7 mai 2010 — Afrique, Billets d'humeurs, Biyem-Assi 2010, Cameroun, Colonialisme, Groupes de stagiaires, Économie
En tant qu’occidental fraichement débarqué en Afrique (je me considère encore comme une recrue même après 1 mois !), j’ai eu plus d’une fois la chance de confronter mes réalités à celles du Cameroun. Que se soit la nourriture, les transports, le rythme de vie ou simplement la communication quotidienne, chaque journée a amené son lot d’observations qui m’ont donné les outils nécessaires pour m’adapter à mon nouvel environnement de vie. Toutefois, il est intéressant de noter que parmi ces observations, il y en a qui attirent plus l’attention et qui dirigent certaines recherches. Je m’explique !
Durant la première semaine de notre stage, nous avons eu l’occasion de nous déplacer au Palais des Sports afin d’écouter une conférence sur l’environnement organisé par des étudiants universitaires. À notre arrivée, j’ai tout de suite remarqué 2 faits qui, à mes yeux, étaient étranges. Premièrement, devant l’entrée de l’édifice, il est possible d’observer un immense drapeau chinois flottant à proximité d’un drapeau camerounais de moindre envergure. « Bizarre! » me dis-je, pourquoi uniquement un drapeau chinois lorsqu’il y a assez de poteaux pour mettre ceux de nombreuses nations? Deuxièmement, à l’intérieur du Palais des Sports, tous les écriteaux sur les murs sont, en plus d’être en français et anglais, de langue chinoise. Étonnant ! Je ne savais pas que le mandarin était devenu la 3e langue officielle du Cameroun !
Naïvement, à la fin de la soirée, j’ai fait part de mon observation en m’exclamant :
« Ah ben, c’est spécial ce gros drapeau chinois et ces écriteaux à l’intérieur du bâtiment… il y a une raison pour ça ? »
« Bien sur ! Ce sont les chinois qui ont construit le Palais des Sports il y a seulement quelques années. Ils sont très présent au Cameroun !» me répondit-on !
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Auteur: Virginie Reid
27 avril 2010 — Afrique, Billets d'humeurs, Biyem-Assi 2010, Cameroun

Rouge: la couleur de la terre, la couleur des rues. C’est la teinte que prend mon linge après une journée de travail, comme la teinte que prend ma peau après une journée de plaisir, à 47 degrés celcius. C’est aussi, la merveilleuse sauce aux tomates de notre mère d’accueil, madame Tchienda, et sa sauce pimentée qui crée une forte dépendance – je m’en suis donné un gros mal de tête, mais je ne pouvais plus m’arrêter!
Jaune: J’ai compris, samedi passé, il était où le zénith. Ici, partout! Le soleil, à tout moment, continuellement au-dessus de nos têtes, puissant, frappant, chaud… présent. Évidemment, il en découle la teinte jaune sur mes vêtements blancs, irréversible. Puis les fruits: les ananas immenses, les mangues juteuses, les papayes parfumées et les pommes d’une riche rareté, les bananes. Certains ont déjà craqués, de mon côté je tiens bon. Des bananes plantains frites, bouillies, mûres, non mûres, sucrées, salées, tout ce que tu veux mon ami, j’en mange et remange sans me lasser. Bienvenue en Afrique! Et sans oublier les taxis, essentiel moyen de transport, autant agréable qu’épeurant.
Bleu: le ciel? pas tant – le ciel est jaune ou gris-. L’eau? pas vraiment. L’eau s’absente quand elle le veut. Le bleu, c’est les enfants qui l’honorent. Les écoliers anglophones qui, dans tout le pays, arborent l’uniforme. Des belles bulles de bonheur bleues qui jouent et courent partout.
Blanc: Je pourrais dire la couleur du magnoc, la couleur de mon moustiquaire qui me côtoie toutes les nuits et qui me réveille en me tombant dessus. Je pourrais dire la couleur du lait en poudre, ou des ordinateurs qu’on transporte, ou feu la couleur de mes vêtements. Mais ce n’est pas ça, je mentirais. Le blanc, c’est moi, c’est nous les stagiaires, c’est nous les six occidentaux qui « clash » dans cette mer africaine. « hé les blancs » « viens ici ma blanche » « on a jamais vu les blancs ». J’ai appris beaucoup cette semaine. J’ai appris que j’avais une couleur de peau, que je le veuille ou pas. J’ai appris que certaines choses sont là, existent pour une ou plusieurs raisons et qu’on ne peut pas toujours les ignorer. Ça m’a frappé, comme un coup de gong qui te réveille à 7 heures le matin. Bang. Et puis qu’est-ce que je fais avec ça maintenant? Je pense, je discute, je cogite, j’observe, j’émotionne, j’essaye, j’écoute. Et puis… j’apprends! La routine, quoi…
Auteur: Marlène Fisette
20 avril 2010 — Afrique, Biyem-Assi 2010, Cameroun, Organisations, Éducation
120: voilà le nombre d’élèves d’une des nombreuses classes où nous allons enseigner. 8: le nombre d’ordinateurs que nous pourrons installer dans une des deux salles informatique. Au total donc, 16 ordinateurs pour pas moins de 1600 étudiants (il y a en probablement davantage, mais pour ne pas trop se décourager on a simplement cesser de compter). Et bien sûr, 6 stagiaires/enseignants, et une remplaçante.

École Biyem Assi et élèves
Je trouve d’importance majeure de mentionner que les salles où nous allons installer le matériel informatique ne sont pas plus grandes que ma chambre à coucher, rue St-Denis, soit près de 3 mètres carré. À titre indicatif, on retrouve dans ma chambre un lit double et une commode (mon bureau étant trop grand, j’ai été obligé de l’entreposer dans une autre pièce).
Mais je vous rassure l’école est charmante, les profs accueillants et les élèves adorables….
Pour satisfaire les professeurs francophones et les professeurs anglophones, les directeurs de la matinée et les directeurs de l’après-midi, les étudiants du groupe A et les étudiants du groupe B, et bien entendu l’horaire déjà établis de tous les niveaux d’enseignement -CP1, CE1, CE2 CM1-, nous avons du remuer nos méninges pendant une journée complète afin de créer une planification sensée. Maintenant que cette première étape est réalisée, il ne nous reste plus qu’à faire valider cette proposition par l’organisme Protège QV qui assure le lien entre l’école primaire et les stagiaires, puis ensuite les professeurs francophones et les professeurs anglophones, les directeurs, etc. et le tour sera joué! Nous commencerons alors l’installation des ordinateurs et débuterons ensuite les cours. Yé!!
Plus de détails suivront!
Marlène
Auteur: Julien Deschamps-Jolin
19 avril 2010 — Afrique, Biyem-Assi 2010, Cameroun, Coopération Internationale, Groupes de stagiaires, Technologie
Bonjour,
Cela fait maintenant pratiquement 1 semaine que nous sommes à Yaoundé. Depuis notre arrivée, nous avons eu la possibilité de constater deux vérités de la vie tout à fait indéniable… Premièrement, la température est chaude et même suffocante lorsque le soleil se met de la partie et deuxièmement, tous les stagiaires ont été reçus admirablement bien dans leurs familles respectives. La vie est-elle belle? Oh oui!
D’ailleurs, parlant de vie, Yaoundé est une ville qui ne s’arrête jamais (quoique ce dimanche, c’est plus calme… Jour du Seigneur oblige!). Des marchands aux 5 mètres, des milliers de taxis qui permettent a monsieur madame tout le monde de se déplacer dans les rues sinueuses, des enfants jouant au foot un peu partout, des bars, des « call box » ou il est possible de téléphoner avec cellulaires. Bref, une vie qui se fait majoritairement à l’extérieur. A la question… « est-il facile de se repérer à Yaoundé? », je répondrai ceci (et c’est bien personnel!): Il est facile de se déplacer… mais de se repérer… oh la! Je n’arrive pas encore a faire la différence entres les différents quartiers de Yaoundé si ce n’est que de quelques immeubles clés pouvant apparaître au tournant d’une rue ou au détour d’une colline. Mais bon, il faut se laisser le temps… dans quelques semaines, je tiendrai peut-être un discours différent.
Nous avons eu l’occasion vendredi de visiter pour la première fois l’école Biyem Assi qui sera majoritairement notre lieu de travail pour les prochaines semaines. Le défi s’annonce assez important puisque le nombre d’enfants qui bénéficieront des cours informatiques se compte dans les centaines. Et nous parlons ici que de l’aspect théorique que nous ferons directement dans les classes. Au niveau pratique, ces mêmes enfants devront aussi être en mesure de toucher à un ordinateur et c’est la que la logistique permettant a tous et chacun d’avoir au moins une expérience concrète s’avèrera complexe. Les salles ne sont pas gigantesques et nous n’avons clairement pas le matériel informatique pour répondre à la demande. Il faudra faire preuve de créativité!
École Biyem Assi et Mr. Avis
Nous débutons donc officiellement notre travail demain dans l’école en installant les locaux informatiques et en préparant le matériel de formation… Nous vous invitons donc à suivre nos péripéties, nos obstacles ainsi que nos solutions
A très bientôt!
Julien
Équipe Cameroun_Biyem Assi