Articles classés dans 'Cameroun' ↓

Le grand ménage

Auteur: Marie-Mychèle Pratte

Voici une vidéo faite sur la première semaine du stage Sita-Bella.

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à la petite école…

Auteur: Caroline Jean

Plus de la moitié du stage est passé et personne n’a blogué sur le travail. Il est vrai qu’on aime décrocher et qu’on évite d’aborder ce sujet entre nous, mais c’est pour ça qu’on est tous ici, non? Nous savions tous que l’enseignement au Cameroun était différent du Québec, ça ne nous a pas empêché d’être choqué. Lire la suite →

La Françafrique

Auteur: Étienne Dion-Marcil

Elle est partout.  Elle se montre la figure à la boulangerie, au super marché, dans les bars et même à la maison.  Nous sommes officiellement dans un pays bilingue et pourtant, dur à y croire tellement les liens français semblent forts.

Dès le petit déjeuner, nous sommes confrontés à la sacro-sainte baguette.   Par la suite, le bulletin télévisé de France24.   Vous avez soif ?  Buvez une bonne bouteille d’eau embouteillée Tanguy  (officiellement, une branche de Vichy Int, holding français).

Besoin de nourriture ?  Pourquoi pas le supermarché Casino, réplique à s’y méprendre à un super marché visité sur Valence.

Si loin et pourtant si proche.  La Ve république et son néocolonialisme sont omniprésents.  De plus, même plus besoin de faire des magouilles politiques pour s’insérer dans le pays,  le tout se fait par le téléviseur et les Camerounais sont reconnaissant d’avoir la chance de gouter à ce bout de France.

Cela laisse un gout amer en bouche lorsque le bulletin télévisé montre les hauts faits militaires français en Lybie et maintenant les coups bizarres de l’opération Licorne en Côte d’Ivoire.  La France s’accroche à ce continent qu’il voit bien déraper dans le giron chinois.

Jean-Marie Lepen me vient en tête en ce moment avec sa diatribe raciste : « La France tu l’aimes ou tu la quittes ».  De cette affirmation je pose une question :  que faire quand c’est celle-ci qui refuse de nous quitter ?

Ceci est un énième plaidoyer à la fin du néocolonialisme.   Cessons de percevoir ce continent comme une pompe à fric.*

*Expression issue d’une de la chanson Pompeafrik de Tryo.

Le contraste ONG de coopération internationale et Aide multilatérale sur le terrain (le cas du gros camion)

Auteur: Étienne Dion-Marcil

Sur papier, il est clair que les montants alloués à l’aide multilatérale dépassent l’aide bilatérale accordée aux ONG de coopération internationale.  Qu’en est-il sur le terrain ?   La réponse courte pourrait se résumer ainsi :  un contraste bel et bien visible qui détonne sur le paysage urbain de Yaoundé.  En tant que stagiaire QSF,  partir avec un budget très limité est compris dès le départ.  Nous devons nous fondre dans la masse, adopter les cultures locales et tenter d’apporter un soutien à notre partenaire du mieux de notre capacité. Cependant, un malaise s’installe dès que nous utilisons les petits taxis durement négociés pour nous déplacer dans la ville.

Bien souvent, il est possible de voir des voitures de type 4X4 derniers cris d’un blanc immaculé arborant les logos de l’UNICEF,  Banque Mondiale ou du PAM (Programme alimentaire Mondial).  Ces bolides roulent à des vitesses folles faisant détourner aux passages de nombreuses paires d’yeux envieuses de ces rutilants signes ostentatoires.

Dès lors, nous sommes forcés de nous questionner sur la pertinence de l’utilisation institutionnalisée des fonds publics des pays donateurs.   Ces camions sont surement nécessaires en terrain difficile, mais quel est le but d’utiliser ces engins dans les capitales africaines ?   Ceci envoie un message difficile à saisir aux habitants de Yaoundé.  Voir les yeux envieux des chauffeurs de taxi naviguant sur les rues de la ville en dit long sur l’inégalité des moyens disposés par ces petites ONG comparés aux grandes institutions internationales de ce monde.  Au niveau monétaire, le calcul est simple.  Un stagiaire QSF peut traverser la ville pour 1.5$ CAD en stimulant par le fait même l’économie locale.  Le camion d’une institution lui traverse cette même ville en gaspillant une bonne dizaine de dollars en gaz, sans oublier le prix d’importation de ses bolides qui ne sont jamais acheté sur place.

Bref, une question se pose, vaut-il mieux faire de la coopération en s’intégrant au maximum à la population à moindre cout ou s’afficher avec de gros moyens pour créer un fossé inséparable entre les experts de la coopération et la population locale ?

L’adaptation

Auteur: Caroline Jean

À la deuxième semaine, je constate qu’il n’est pas si facile d’être stagiaire QSF. J’ai plusieurs expériences de voyages où j’ai été confronté à différentes cultures mais celle-ci est particulière. Nous sommes 7 stagiaires et une accompagnatrice, travaillant, mangeant et dormant ensemble. Nous ne dormons bien sûr pas TOUS ensemble, mais il m’arrive de rêver de mes collègues. Je cours derrière un train indien à trois wagons, je le ratrappe et plusieurs membres de mon groupe s’y trouvent déjà. Y a t-il un psychanalyste dans la salle? Lire la suite →

Hey le Blanc, ici il y a le cholera !

Auteur: Marie-Mychèle Pratte

Au delà d’une invitation à retourner dans notre pays qui nous ai criée à tous les jours, cette phrase est le constat de la situation de la ville de Yaoundé. Les coupures d’eau fréquentes (certaines durent depuis plus de 2 mois dans certains quartiers), le manque d’assainissement des eaux, le début de la vente d’eau en sachet d’origine non vérifiée et l’apparente inaction des autorités n’aide aucunement à réduire l’épidémie de choléra. Lire la suite →

Le deuil Camerounais

Auteur: Noémie Philibert-Brunet

Voilà déjà une semaine que nous nous trouvons à Yaoundé.  Tranquillement, nous apprenons à vivre la vie camerounaise.  Nous tentons de nous imprégner de la culture et des mœurs de nos familles.  C’est avec plaisir, curiosité et empressement qu’Audrey et moi avons accepté l’invitation de notre maman camerounaise, Yvette, aux obsèques d’une de ses collègues de travail.

Jeudi soir, sur l’heure du repas, maman Yvette est arrivée avec une proposition que nous ne pouvions refuser ; assister à la levée du corps de son amie décédée subitement.  Nous partons de Mendong direction Biyem Assis.

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Bye Canada..Hello Cameroun!

Auteur: Bilan A.H

1er billet pré-départ! Toute chose a un début….et une fin! Lire la suite →

Un avion nous attend !

Auteur: Marie-Mychèle Pratte

En cette journée ensoleillée de février la météo annonce -14°C, par contre, dans mon cœur il fait déjà 30°C avec un soleil tapant. Les stages se préparent à grande vitesse, le blogue des stagiaires sort de son hibernation et le décompte pour le départ l’équipe Sita-Bella affiche 27 jours. Lire la suite →

Rassemblement de souvenirs et de projets

Auteur: Marie-Mychèle Pratte

Affiche Vernissage 19 novembre Dans le cadre de la Journée Internationale des droits de l’enfant, joignez-vous à nous pour le Vernissage de l’exposition photo du groupe Biyem-Assi. Quel moment idéal pour voir les magnifiques photos prises au cours du stage ayant eu lieu des mois d’avril à juin 2010.

Une projection de vidéos tirées du voyage aura également lieu tout au long de la soirée ainsi qu’une visite d’un CACI (Centre d’Accès Communautaire à Internet) québécois où il vous sera possible de découvrir et tester des logiciels libres avec les stagiaires. (8 versions d’Ubuntu sont disponibles sur les ordinateurs du centre)

Pour plus d’informations : Facebook

En espérant vous y voir en grand nombre !

Marie-Mychèle