Articles classés dans 'Militarisme' ↓

Le fascisme en Équateur, deuxième partie

Auteur: Louis-David Lalancette-Reneaud

Pour l’entrevue avec la Brigade Antifasciste de Quito, il a fallu beaucoup de patience et de temps. Il faut comprendre que les membres  reçoivent des menaces de morts. Donc, avant l’entrevue, Annie et moi avons eu droit à une pré-entrevue, qui ressemblait plus à un interrogatoire… Ils et elles avaient besoin de savoir à qu’ils et elles avaient à faire, nous devions donc les rassurer. Lire la suite →

Le fascisme en Équateur, première partie

Auteur: Louis-David Lalancette-Reneaud

"Skins" pour "Skinheads" avec une croix celtique, symbole néo-nazi

"Skins" pour "Skinheads" avec une croix celtique, symbole néo-nazi

Il y a un truc qui m’a frappé à Quito, en fait plusieurs, mais bon, un que j’aimerais m’attarder… À Quito, j’ai vu un nombre considérable de symboles nazis et néo-nazi: Croix celtique, SN (Skin Nazi), 88 (Code pour « Heil Hitler« , « H » étant la huitième lettre de l’alphabet) et la classique svastika nazie. Au départ, je dois avouer que j’étais confus, voir des symboles liés à l’idéologie de la supériorité blanche dans un pays où les gens ont la peau foncée me laissait perplexe. Lire la suite →

La marche de clôture du Forum

Auteur: Sophie Guérin

Le Forum social des Amériques est à présent terminé. Une marche de clôture traversant toute la ville de Guatemala a réuni les mouvements sociaux qui avaient participé au Forum. Tout comme lors du Forum, une bonne partie des participants à la marche provenait des zones rurales du Guatemala et des pays environnants.

La marche de clôture s’est déroulée dans une ambiance pacifique et saturée de revendications diverses. On y brandissait des affiches sur plusieurs sujets, mais un bonne part s’opposait à l’implantation des compagnies minières. Ce fut aussi l’occasion de démontrer au gouvernement étasunien, par l’entremise de son ambassade, tout le mécontentement des peuples centraméricains face aux politiques qu’il pratique dans le continent. L’expression de cette rage était toutefois faite de manière créative.

Au lendemain de cette manifestation, le quotidien avait repris ses droits au centre de la ville de Guatemala. Au moins, la manifestation faisait la une de plusieurs quotidiens.

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Le concert Alpha Blondy: couronné par l’optimisme de la jeunesse malienne

Auteur: Victoire Umuhire

Bamako, Samedi 21 juin

Nous sommes à quelques jours de notre arrivée au Mali pour un stage de 2 mois en communication sociale. Le but principal de ce stage est la redécouverte de l’Afrique dans sa splendeur et sa volonté de se développer. Nous aspirons à rencontrer les jeunes maliens acteurs de changements sociaux dans leur environement. Et voilà que nous avons eu un avant goût de cette vision de la jeunesse malienne.

En effet, lors du concert d’Alpha Blondy, un artiste reggae sommet de la musique afro/reggae, nous avons eu droit à un discours d’un jeune qui appelait à l’unité des africains. Dans son intervention, ce jeune partisan de la paix et de l’unité condamne les leaders d’aujourd’hui. Selon lui, plusieurs d’entre eux ne travaillent que pour leur propre bénéfice au détriment de celui du peuple. Ainsi, la corruption, l’hypocrisie, le mensonge sont leurs vertus.

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News from the front

Auteur: Parker Mah

The price hike of rice and other essential food products, like edible oil, lentils and flour, continues to hit hard in Bangladesh as in other Asian countries. The rice price is now around 35-36tk per kilo, a twofold increase from the same time last year and out of reach for many lower- and middle-class families. Thousands stood in queues for hours waiting for their chance to purchase rice at 25tk per kilo at fixed-price shops around the city, but huge crowds and low supply meant that many went home empty-handed.

Farmers selling boro before harvest for pittance to survive

Middle-class, limited income group grapple with prices

Supply exhausts too fast for huge rush

Asia hit by soaring rice prices

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La coopération internationale est-elle une pratique néo-coloniale ?

Auteur: Daniel Roy Torunczyk Schein

« Vous faites de nous des monstres, votre humanisme nous prétend universels et vos pratiques racistes nous particularisent.»
Jean Paul Sartre

 

L’accumulation sans fin du capital :
En 1492, grâce à la conquête de l’Amérique, l’Espagne devient la puissance européenne et les populations périphériques, non occidentales, non blanches et non chrétiennes entrent dans l’histoire moderne comme des peuples inférieurs et subordonnés dans la structure du pouvoir mondiale. À partir de la fin du XV ème siècle, le saccage de ressources d’or, d’argent, l’instauration du travail esclavagiste des indigènes en Amérique par l’Espagne, puis l’avènement du marché mondiale de la traite négrière transatlantique (1) en Afrique par le Portugal pour travailler dans les plantations de coton, de sucre, de cacao, et dans l’extraction d’or et d’argent, permettrent la naissance d’un «système monde Européen/euro-nord américain moderne/colonial capitaliste/patriarcal» (Grosfoguel 2002).

Ce premier cycle de l’hégémonie ibérico-génoise se déploie du XV ème siècle jusqu’à la fin du XVII ème siècle. Mais l’accumulation du capital primitif ne fut pas seulement un processus d’exploitation économique, elle fut aussi culturelle et sociale, où le discours de supériorité raciale occidentale joua un rôle fondamental pour légitimer moralement la mission colonisatrice et établir une hiérarchie entre des peuples supérieurs et d’autres inférieurs. Cet aspect racial constitua une dimension fondamentale dans la naissance du système capitaliste, laquelle reste encore présente dans les enjeux géopolitiques actuels (la guerre contre le terrorisme, l’immigration, la division du travail mondial, le développement, etc.). Lire la suite →

Le ras-le-bol des camerounais/ses!

Auteur: Mélanie Hughes

27 Février, 2008- Yaoundé

 

Pourquoi le peuple camerounais en a plein son casque?

 

Une manifestation commence à faire crainte à Douala et une tension civile fait remonter les poils de bras à Yaoundé. Que ce passe t’il? Il y a un ras-le-bol, un  »enough! » au Cameroun et le déclencheur a été la grève des taxis, motos taxis, bus et véhicule d’usage personnel qui a commencé le 25 Février, 2008. Le rythme du tambour protestataire a déclenché à l’ordre du Collectif des syndicats des transports urbain et interurbain du Cameroun qui ont déclaré une grève pour la baisse du prix de carburant à 537Fcfa, qui est maintenant à 600 Fcfa.

 

On comble le déficit budgétaire en allant dans les poches des plus pauvres au pays ?

 

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Le rôle des médias face au conflit armé au Niger

Auteur: Daniel Roy Torunczyk Schein

Le rôle des médias face au conflit armé au Niger

Est-ce que les Touaregs avaient un autre choix que de prendre les armes? Les Touaregs, identifiés actuellement comme le «groupe rebelle», ont lutté pour la Libye dans le conflit entre le Tchad et le Soudan, la plupart comme mercenaires. Après la guerre que pouvaient-ils faire? Comment l’État pouvait-il les réintégrer dans la vie civile?

En janvier 2007, ils ont décidé de former le MNJ (Mouvement des Nigériens pour la Justice), ayant pour objectif de changer les misérables conditions de vie de la population du Niger qui se classe, [selon les critères de l’indice de développement humain des Nations Unies pour le Développement (PNUD)] en dernière position dans l’ensemble des pays du monde. Le taux d’analphabétisme frappe 89% de la population et est encore plus élevé parmi les femmes.
Dans ce contexte, une grande partie des revendications touaregs ont été comprises par l’État nigérien comme étant excessives et inacceptables. Particulièrement par les Forces Armées, concernant les postes dans la police et dans l’armée.
Le conflit, depuis février 2007, se détériore. D’une part, les Touaregs ne sont pas militairement assez solides pour renverser le rapport de force vis-à vis de l’État, et d’un autre côté, le gouvernement du président Mahamadou Tandja n’a aucun intérêt à reconnaître politiquement le groupe rebelle de Agadez, dans la région Nord du pays.
En 1999, le président élu a prêté serment, en jurant de la main droite sur le Coran, de «respecter et de faire respecter la constitution». Cependant, le droit à la liberté d’expression est loin d’être une réalité. Quatre journalistes restent encore en prison: Ibrahim Manzo Diallo, incarcéré à Agadez depuis le 9 octobre, sous l’accusation “d’association de malfaiteurs”; Moussa Kaka, directeur de la station privée de Radio Saraounia et correspondant de RFI, demeure en prison depuis le 20 septembre, inculpé de «complicité de complot contre l’Autorité de l’État». Le 17 décembre 2007, deux autres correspondants de la chaîne franco-allemande Arte, Thomas Dandois et Pierre Creisson ont subi le même sort que ces autres journalistes, sous prétexte «d’atteinte à la sécurité de l’État».
En gros, ils sont inculpés pour avoir eu des contacts avec les rebelles. Néanmoins, comment peuvent-ils rendre compte de la situation sévissant au Niger s’ils ne peuvent contacter les acteurs du conflit : les rebelles ou le gouvernement nigérien? Jusqu’à présent le gouvernement n’a fourni aucune preuve solide contre eux. D’ailleurs, dans le cas de Moussa Kaka les accusations sont basées sur des écoutes téléphoniques illégales.
Ainsi, les emprisonnements s’inscrivent dans un contexte politique de vastes restrictions aux libertés individuelles et de violation des droits de l’homme. Les exécutions extrajudiciaires, ont été reconnues par le gouvernement comme étant plutôt des «dommages collatéraux», les déplacements massifs de population en raison des combats, la découverte de fausses communes ainsi que plusieurs arrestations de journalistes sans procès. La presse a le droit de protéger ses sources dans le but de satisfaire le droit du peuple à l’information. Néanmoins, dans le cadre du conflit actuel, l’information devient également une arme utilisée par le gouvernement.
La criminalisation croissante de l’activité journalistique par les autorités de l’État, constitue une atteinte à la liberté d’expression, puisque la seule source d’information demeure le site Internet de propagande du MNJ, dans lequel il n’y a aucun traitement journalistique sérieux. Les journalistes ne peuvent pas peser le pour et le contre de l’information et apporter un traitement juste et équilibré sur le conflit, malgré le fait qu’il n’y ait aucune interdiction écrite du gouvernement qui interdit aux journalistes de se rendre à Agadez.
Le grand péril pour la naissante démocratie nigérienne établie depuis 1992, est que le gouvernement utilise le conflit pour réprimer les différents courants progressistes de la société civile. Sous prétexte que la nation nigérienne est en danger, les voix dissidentes doivent être bâillonnées par l’autorité de l’État. L’idéologie de l’unité nationale ferme la possibilité d’établir un discours critique.
Pour conclure, un des enjeux de fond a été clairement exprimé par un des conférenciers dans la Conférence «Médias et conflit armé au Niger» qui a eu lieu le 28 et 29 décembre 2007 à Niamey: «Il faut démocratiser l’armée ou armer la démocratie».
Auteur: Daniel Tounczyk.
Corrections et commentaires: Marianne Laurin et Xavier Leroux.

Une Jatha a Bhopal

Auteur: Julie Tremblay

Ils sont une vingtaine cette année. Tous agés entre 14 à 25 ans. Aujourd’hui, ils m’ont invités a se joindre a eux dans leur minibus plaquardée d’affiches promotionnelles pour une dernière vrai journée. Une journée a travers les slums, les villages, les coins et les racoins. Le minibus se faufile tant bien que mal parmi les klaxons, les ricksaws, les vaches et les gens colorés. Rien de nouveau, l’énergie est calme. Seulement Mouchi, 7 ans, le seul et unique enfant, l’adorable et photogénique acteur et chanteur du groupe qui s’excite à la vue des chèvres et moutons, bien nombreux à la vielle du sacrifice du festival de Eid, fête mulsumane prévue pour le 21 décembre. Et il y a moi aussi, qui parait bien calme et bien cool mais qui s’excite à l’intérieur juste à la pensée d’accompagner une jatha. C’est qu’il y en a une soixantaine au pays, implanter par l’ONG pour laquelle je travaille, BGVS. Ils sont un groupe de talenteux jeunes activistes qui chantent et jouent la comédie sur des thèmes sociaux. Ils voyage comme ça, dans leur minibus à travers leurs provinces respectives pendant un mois, entre novembre et décembre et ce, seulement à tous les 2 ou 3 ans. Et moi j’arrive cette année en 2007, avec eux, juste à temps pour la dernière vrai journée!

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Temps des fêtes et troubles politiques

Auteur: Xavier Leroux

la situation politique du Niger

Le Niger est un pays semi-démocratique, laique, et très acceuillant. Les rues de la capitale sont très animées, mais l’étranger n’est jamais interpelé à outrance pour acheter des choses. On ne nous tire pas par le bras et on ne se sent jamais mal à l’aise de marcher dans la rue à n’importe quelle heure de la journée ou du soir. Toutefois, le Niger est réelement un pays où la liberté d’expression n’est pas tout à fait libre et dans les faits il n’est pas correct de trop contester les politiques du gouvernement. Il y a particulièrement un sujet qui capte l’attention ici : le conflit qui fait rage dans le nord du pays et qui oppose les militaires gouvernementaux et les forces du Mouvement National pour la Justice (MNJ). Ce conflit est le fruit du manque de redistribution des profits économiques reliés à l’extraction minière de l’uranium, dont le sous-sol nigérien est rempli. Les ressources d’uranium sont en très grande majorité situées dans le nord du pays, en territoire touareg, et le MNJ lutte pour une meilleure distribution des profits liés à l’uranium, mais aussi pour la mort du chef de l’État nigérien. Le conflit est donc personnalisé entre les chefs des deux mouvements. Ici, il y a, en autre, le journaliste Moussa Kaka, correspondant RFI, qui est emprisonné à Niamey en raison des liens qu’il possède avec le MNJ et des conversations téléphoniques qu’il a eu avec ses représentants afin de couvrir le conflit dans la presse.

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