Dans le cadre du premier Forum social québécois, l’atelier « Être arabe ou musulman dans le Québec d’aujourd’hui : mythes et réalités » s’est déroulé le 24 août, devant une salle comble. Plus d’une cinquantaine de personnes sont venues écouter les invités : Fo Niemi, cofondateur du Centre de recherche action sur les relations raciales (CRARR); Naïma Bendriz, agente régionale Moyen-Orient pour l’organisme Droits et démocratie et chercheure en sociologie; Amir Khadir, porte-parole de Québec solidaire.
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Pour un discours plus nuancé : les Québécois-es arabes et musulman-es et les accommodements raisonnables
Auteur: Stéphane Pageau
28 août 2007 — FSQ 2007, Menchu 2007
Quelles responsabilités pour les entreprises extractives?
Auteur: Linda Sosa
27 août 2007 — FSQ 2007
CONFÉRENCE :
Quelles responsabilités pour les entreprises extractives ?
Samedi dernier à l’UQAM lors du Forum Social Québécois, la notion de la Responsabilité Sociale dans le secteur minier a été discutée par des conférenciers venus débattre aussi de la question du point de vu du droit international.
C’est Mme Gendron, chercheuse à la Chaire de recherche en responsabilité sociale de l’UQAM qui a ouvert le sujet avec une attention portée à la possible utilisation de la notion de responsabilité sociale comme outil de régulation des activités minières. Bien qu’il soit partout entendu que les entreprises se présentent comme Socialement Responsables, en même temps que tout le monde demande à ce qu’elles le soient, il n’en reste pas moins que les populations d’Afrique et d’Amérique du Sud, ainsi que tous les pays dont les sols sont exploités par des activités d’extractions minières souffrent des ingérences des grandes compagnies, tant au niveau du corps social, de la santé des populations, que de la dégradation écologique des sites miniers.
La responsabilité sociale prend plusieurs formes. Observée à la fois comme une pratique volontaire de la part des entreprises, un discours entre organismes multipartites, un questionnement émanant d’ONG aux entreprises ou un dispositif inhérent à la mondialisation (qui se caractérise par l’affaiblissement des États), la notion de Responsabilité Sociale est bien souvent source de quiproquo qui laisse le champ libre aux corporations minières. Pourtant la Responsabilité Sociale selon Mme Gendron pourrait être un système hybride élaboré dans un cadre canadien, entre outils incitatifs et contraignants – fixant des normes substantives et procédurales –, et un mécanisme d’investissement responsable associé aux systèmes juridiques. Car c’est bien au niveau de la loi, pas seulement à l’échelle de l’État mais à l’échelle internationale que le bât blesse.
En l’état actuel, les lois internationales ont contre les grandes Corporations une efficacité limité, car elles ne permettent pas ou peu de lutter contre les abus et les dérives. Face à la faible capacité des États hôte à réguler les opérations d’extractions, la notion de « Responsabilité Pénale » qu’a présenté Bruce Broomhall, chercheur en droit à l’UQAM répond à ce manque. Son idée consiste à rendre compétent le droit international déjà existant pour lutter contre la corruption, les crimes financiers et transnationaux. Il deviendrait possible avec la notion de « Responsabilité Pénale » de poursuivre par exemple des compagnies minières impliquées dans des crimes de guerre, avec l’arsenal législatif international existant dans ce domaine.
George Lebel (CEDIM-UQAM) a expliqué clairement pour sa part qu’un des plus grand danger qui guète cette bataille des lois internationales serait de laisser les Corporations accéder au statu « d’acteur internationaux », au même titre que les États et les Grandes Institutions comme l’ONU. Car il leur serait laissé le droit de créer des règles dans les rapports internationaux leur permettant de se soustraire à leurs crimes. L’enjeu pourtant est bien de développer des moyens de contrôle de ces groupes par les États pour les contraindre à respecter leurs engagements et les lois sur l’environnement.
Lors de cette conférence, un député de Colombie Britannique avait fait le déplacement jusqu’à Montréal pour présenter un projet de loi qu’il soumettra prochainement à Ottawa. Son projet vise à donner la possibilité aux habitant des pays touchés par les négligences et les ingérences des groupes miniers canadiens, de porter plainte devant les tribunaux du Canada dans le but d’engager des poursuites. Ce type de projet bien loin de suffire – de l’avis même de son auteur – est à considérer comme une étape vers la création idéalement d’un tribunal international en matière de jugements de « crimes écologiques ».
Quand David trouve les moyens d’affronter Goliath : l’altermondialisme au Québec
Auteur: Stéphanie Rousseau
27 août 2007 — FSQ 2007, Journées Alternatives
« Mais, c’est de l’eau importée directement d’Europe ça ! Alors, qu’on a les plus grandes ressources d’eau potable de la planète, ici, au Québec ! » Espiègle et réprobateur à la fois, le commentaire de Laure Waridel visait la bouteille d’eau « Evian » que Michel Lambert, animateur du séminaire, venait de déposer devant elle… Dans la salle bondée, les éclats de rires et les hochements de tête approbateurs se sont rapidement manifestés. La table était mise pour débattre d’enjeux altermondialistes.
Le séminaire de ce vendredi matin portait donc sur l’altermondialisme au Québec. Pour en débattre, plusieurs représentants de mouvements sociaux de la belle province, dont Laure Waridel, Daniel Breton de la coalition Québec vert Kyoto, Robert Jasmin d’ATTAC-Québec, Jacques Létourneau de
Plusieurs points ont fait consensus, notamment le fait que les groupes altermondialistes québécois souffrent des luttes internes qui divisent trop souvent l’ensemble du mouvement, alors que l’énergie devrait être concentrée à trouver de nouveaux moyens d’innover pour contrer le capitalisme outrancier.
Robert Jasmin d’ATTAC-QUÉBEC parlait d’expérience. Il a déploré le fait que son organisme soit souvent victime de critiques venant d’autres militants altermondialistes qui ne trouvent pas les actions de son organisme suffisamment extrêmes. Pour lui, il était clair que tous les groupes altermondialistes devraient soutenir les initiatives prises par les autres groupes, même si elles ne correspondent pas exactement à la ligne de pensée de leurs propres organisations. S’unir pour régner. L’idée n’est pas nouvelle et elle est bien implantée chez les industriels et les lobbyistes à rappelé Laure Waridel, qui a affirmé que les groupes altermondialistes devraient s’inspirer de la façon de travailler de certains grands lobby, qui le temps de faire entendre leurs revendications globales, laissent de côté leurs différents plus particuliers.
Nancy Burrows de
Plus que la tolérance : vivre ensemble au Québec
Auteur: Guillaume Dandurand
27 août 2007 — FSQ 2007, Menchu 2007
Un kirpan à l’école, un hijab sur un terrain de soccer, une prière dans une cabane à sucre… Les «accomodements raisonnables» ont fait couler beaucoup d’encre dans les médias au cours des derniers mois. Et l’expression, d’abord utilisée à des fins juridiques, s’est ensuite méritée l’attention des intellectuels québécois.
| C’est d’ailleurs ce qu’un autre panéliste, Keder Hyppolite, s’efforce de mettre en application. Le président du Conseil national des citoyennes et citoyens d’origine haïtienne (CONACOH) – qui a pour mandat de promouvoir les droits et intérêts collectifs de la communauté haïtienne – a eu le souci de répondre aux préoccupations de chacun des sympathisants de son organisme. C’est du moins ce qu’il a laissé entendre lors de sa présentation. | |
| Keder Hyppolite a pris son temps pour bien expliquer, tranquillement, chaque étape du processus consultatif effectué auprès des membres du CONACOH. Un plan d’action quinquennal a par la suite été élaboré afin de combler quatre besoins de la communauté haïtienne : information, réseautage, davantage de ressources et représentation. Pour plus de détails: http://www.conacoh.ca/ |
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Une représentation proportionnelle des différentes communautés ethniques au sein des instances gouvernementales ne règlerait évidemment pas la question des «accomodements raisonnables». Elle permettrait toutefois d’introduire l’épineuse question, déjà galvaudée dans les médias mainstream, avec plus de transparence.
Les épaules de la jeunesse
Auteur: Tobie Fraser
26 août 2007 — Billets d'humeurs, FSQ 2007
Place Émilie-Gamelin 14hoo, départ de la marche de clôture du FSQ. Direction Plateau Mt-Royal. Groupes communautaires, groupes étudiants, syndicats, citoyens du monde, jeunes et moins jeunes étaient réunis afin d’exprimer leur foi et leur détermination à croire en un monde plus juste. Cette manifestion de solidarité me rappelle que je ne suis pas seul à travailler pour des changements sociaux durables. Je quitte ce forum avec le sentiment qu’un monde meilleur est possible et que bien des gens y travaillent.
Ce matin, à l’assemblée des mouvements sociaux, une dame a retenu mon attention par ses propos. Elle s’interrogeait donc sur le transfert des savoirs entre les générations et sur l’importance de l’engagement des jeunes dans les luttes sociales et environnementales de notre société. Et bien Madame, j’ai trouvé pour ma part la réponse à cette question. Je ne parle pas ici que de mon implication ou même de celle des jeunes de ma génération qui étaient présents aujourd’hui. Non Madame, je vous parle du petit Éric d’environ 6 ans qui scandait à s’époumoner: » So, so, so, solidarité ». Cet enfant, bien que je ne le connaisse pas, je l’ai porté sur mes épaules et au rythme des percussions brésiliennes, au beau milieu d’une petite rue du Plateau Mt-Royal, nous avons uni nos voix pour crier: » Non à la pollution pour les poissons ».
Cette rencontre m’a fait sourire. Elle me donne aussi de l’espoir. Je pense qu’il faut se laisser aller à croire que le travail que nous entreprenons aujourd’hui se poursuivra demain. Hier c’était vous qui portiez l’avenir sur vos épaules, aujourd’hui c’est à mon tour et demain ce sera le petit Eric. Montrons la voie, prêchons par l’exemple. Merci Madame pour cette réflexion. Eric, continue de mélanger du sable, des roches et des Smarties dans ta bouteille d’eau. Ça m’a bien fait rire et je trouve que le mélange a une très belle couleur.
Agriculture urbaine et urbanisation c’est quoi?
Auteur: Antoni Daigle
26 août 2007 — FSQ 2007
Il est maintenant rendu officiel, le nombre d’habitants urbains dépasse ceux vivant en zone rurale. Ce changement était prévisible puisque ce phénomène se dessine depuis plusieurs années. Dépendant de l’endroit où vous êtes sur la planète, ce phénomène amène des conséquences majeures. Dans les pays en voie de développement, ces conséquences se traduisent notamment en des problèmes de salubrité, de santé, de difficultés en approvisionnement alimentaire, etc. Dans les pays du Nord, plus aptes à contrôler les problèmes endémiques à la surpopulation, ce changement instaure plutôt petit à petit une nouvelle manière de concevoir la ville. Laissées auparavant aux élites politiques et économiques, la définition et la gestion des villes est désormais une chose que tranquillement les citoyens se réapproprient. C’est non seulement en se réappropriant l’espace public que le citoyen devient plus actif dans sa cité, mais aussi en se réappropriant l’espace physique. C’est en quelque sorte dans cette perspective que l’idée d’agriculture urbaine est apparue un peu partout sur le globe. L’atelier qui part de la prémisse de l’accroissement de la population urbaine vs rural pose les différentes façons de concevoir le phénomène d’agriculture urbaine. Les différents panélistes présents à l’atelier ont d’ailleurs très bien illustrés les différentes facettes de ce type d’agriculture. Lire la suite →
Concert d’ouverture du FSQ
Auteur: Antoine-Samuel Mauffette-Alavo
26 août 2007 — Culture, FSQ 2007

Jeudi soir 23 août 2007, le concert d’ouverture du premier FSQ a eu lieu au Medley. La salle était bondée. Belle participation d’un public intéressé qui assistait avec plaisir à cette manisfestation culturelle et engagée. Goupes musicaux, danseurs, peintres, vidéastes et humoristes prenaient part au spectacle. Un des moments forts de la soirée fut sans aucun doute le discours de Raoul Duguay sur la préservation des lacs. Cette oration se termina par une session de rap avec Anodajay.

Ce dernier a aussi chanté en duo avec le rappeur algonquin Samian. Loco Locass firent aussi leur apparition durant ce duo pour une agréable surprise. L’apparition des zapartistes fut aussi remarquée. Deux membres du collectif de satire politique firent des monologues autant inspirant qu’hilarant à la grande joie du public. Après une ronde de discours de la part de syndicalistes et de membres d’associations communautaires, le spectacle reprit son tempo dynamique.
Syncope réchauffa la foule grace a son mélange de musique aux saveurs méditéranéenes. La présence d’un bassiste congolais se fit remarqué et le rythme sû charmer l’auditoire. La scène était maintenant prête pour acceuillir le collectif de percussion Zuruba. Ce groupe souvent présent lors de manifestations et de marches (notamment celle du FSQ 2007) montréalaises présenta une prestation explosive qui permit une cloture energétique au concert d’ouverture du FSQ

À l’image du FSQ, le concert d’ouverture fut un espacfaisant la promotion de diversité culturelle, de la liberté d’expression et de l’unité militante.

« On ne compare pas une pomme avec une mitraillette. »
Auteur: Sophie Guérin
24 août 2007 — États-Unis, FSQ 2007, Militarisme
C’est ce que Francis Dupuis-Déry, professeur à l’UQAM, affirmait dans la salle de conférence peuplée d’une cinquantaine d’auditeurs attentifs où s’est déroulé l’atelier/discussion qu’avait organisé Judy Rebick, journaliste et fondatrice de Rabble.ca. Autour de la table était rassemblés Francis Dupuis-Déry, cité ci-haut, Medea Benjamin, cofondatrice de Gloval Exchange et de Codepink Woman for Peace des État-Unis, Shir Hever de l’Alternative Information Center de Jérusalem et Helga Serrano du Réseau international pour l’abolition des bases militaires étrangères, No Bases.
Démocratie et non un empire
Bien que tous les panélistes étaient intéressants, ce fut les propos de Medea Benjamin qui me sont restés en tête. Les États-Unis possèdent près de 800 bases militaires implantées un peu partout dans le monde. Le 11 septembre est d’ailleurs devenu une raison au pays pour en instaurer d’autres. L’objectif de Madame Benjamin serait de faire fermer ces bases puisqu’elles contribuent à encourager les tensions entre les pays comme celle de Gauntanamo ou les bases installées au Koweit et en Oman. « En fermant les bases militaires, nous serions peut-être moins dans la cible des attaques terroristes, affirme-t-elle. » Tous les panélistes sont d’ailleurs d’accord sur ce point. Les bases militaires ne sont là que pour obtenir une meilleure position sur l’échiquier économique. Cette stratégie leur permet de prévoir leur marché financier d’avance, comme ce fut le cas pour la guerre en Irak, mais tous peuvent se tromper. C’est alors qu’on peut affirmer que d’autres guerres sont valables comme celle en Afghanistan, on parle alors de « right war » ou de « good war ». Les médias, qui sont pour la plupart tous pour la guerre, ne contribuent guère en sa faveur. Ils ne couvrent tout simplement pas les manifestations sociales du pays. Ce qui fait en sorte que ces petites cellules qui existent bel et bien chez les États-Uniens se retrouvent isolées. Elle termine son propos en affirmant que si les États-Unis attribuaient moins d’argent dans l’armée et un peu plus dans le système d’éducation, s’ils cessaient l’implantation de bases militaires, on pourrait ainsi faire des États-Unis, une démocratie et non un empire.
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No Bases No Bases est le réseau international pour l’abolition des bases militaires étrangères. Cet organisme rassemble l’idéologie pacifiste de tous les pays. Allez-y jeter un coup d’oeil sur leur site si vous voulez de plus amples détails. |
Le camp Okutta
Puisqu’on parle de guerre, je vous invite donc à venir faire un tour sur le site du camp Okutta. Ce camp est un camp où on y apprend à manier des armes, à marcher sur des mines et apprendre ce qu’est l’alimentation et le logement en temps de guerre dès le jeune âge. Attention vous devez regardez le site jusqu’au bout, peut-être que tout ceci a été créé de toute pièce dans le but de faire une campagne de sensibilisation!!!
ALBA: un nouveau visage pour l’Amérique latine
Auteur: Émilie Russo
24 août 2007 — Amériques, Économie, FSQ 2007
L’Alternativa Bolivariana para la América (ALBA) représente la nouvelle voie de changement pour les peuples d’Amérique latine. Au delà de l’intégration régionale économique, elle vise à transcender les relations bilatérales entre les pays latinos-américains et les États-Unis. Elle permet ainsi de développer des valeurs collectives entre les peuples du continent.
Outre les projets d’intégration économique, comme le MERCOSUR, l’ALBA mise sur le développement de l’éducation et de la santé, particulièrement dans les pays touchés par la pauvreté comme la Bolivie ou le Nicaragua. La solidarité entre les peuples et la capacité de s’opposer aux projets qui vont à l’encontre de leurs valeurs culturelles sont des notions fondamentales de cette nouvelle alternative. L’ALBA invite donc l’Amérique latine à redéfinir son identité, pour opérer une réelle transformation sociale, économique et politique.
Pour en savoir plus:
http://www.alternativabolivariana.org/
Quelles alternatives de développement pour Haïti ?
Auteur: Antoni Daigle
24 août 2007 — Économie, FSQ 2007, Haïti
La conférence donnée sur Haïti a ramené brutalement la réalité qu’affrontent tous les jours les Haïtiens et les Haïtiennes. Après maintenant 200 ans d’indépendance, le bilan socio-économique en Haïti n’est toujours pas réjouissant, même qu’à en croire Fred Doura le pays a régressé depuis 1961. Les Haïtiens se sauraient appauvris de 45% durant cette période. En ce sens, le dernier budget adopté par Haïti ne dépasserait même pas les 1,5 milliardsus, même pas quoi égaler le budget annuel de la ville de Montréal. Avec l’un des revenus par habitant les plus bas sur la planète et une économie très désarticulée, il est difficile d’envisager la question du développement en Haïti. D’ailleurs, c’est bien timidement que les conférenciers ont abordé le sujet. À tout le moins, des idées ont été avancées, approfondissement du processus de décentralisation, réforme agraire, souveraineté alimentaire, promotion de la culture créole, etc. En bout de ligne, je me demande bien s’il en existe réellement des solutions pour sortir Haïti de cette noirceur. Le pays reste pris dans une conjoncture très défavorable, qui laisse entrevoir le pire dans les années à venir. À suivre…

