Oui, encore la politique. C’est un sujet très intéressant au Venezuela, mais surtout complexe à comprendre et encore plus à expliquer. Un constat que j’ai fait depuis mon arrivée ici, c’est que la population n’est pas aussi polarisée que je le pensais au début. Les gens ne sont pas tous pro-Chávez ou anti-Chávez. Il y a aussi des gens qui ont des opinions plus nuancées. Il faut dire que le mouvement pro-Chávez semble bien organisé et éveille, entre autres, l’émotivité des gens. Il a du charisme ce Chávez ! En quelques lignes, je veux simplement donner le pouls de ce qu’on peut voir et sentir dans les rues de Caracas à l’approche du référendum sur la réforme constitutionnelle, qui va avoir lieu le 2 décembre prochain. Je veux vous partager quelques-unes de mes réflexions et observations sur le sujet, surtout concernant la propagande et les images qui sont véhiculées tant par les partisans du Sí que par ceux du No.
Le café constitue 95 % de la production agricole de Sanare et les trois types de café produits ici représentent 30 % de la production nationale. Des 40 000 habitants que comptent Sanare et ses environs, une bonne partie sont des caficultores, des producteurs de café. Selon le sociologue Sergio Acevedo Coronado, les caficultores font face à plusieurs problèmes importants. Tout d’abord, ils vivent dans des conditions très diffíciles. Ils s’établissent sur leurs terres et n’ont pas accès à beaucoup de commodités, telles qu’un réseau d’aqueduc. Lire la suite →
Hugo Rafael Chávez Frías est un personnage unique. Aujourd’hui, il a fait une conférence de presse de près de 4 h, en direct, à la télévision. 4 h!!! C’était incroyable. Il avait seulement quelques feuilles devant lui, mais il ne les regardait presque jamais. Comme s’il savait toujours où son discours s’en allait, comme s’il avait un plan bien précis en tête et que rien ne pouvait l’en écarter. Il sait utiliser les silences, les pauses, les symboles, les mots forts, les phrases-choc, les tons de voix et les diverses émotions qu’ils véhiculent, etc.
Qu’on soit pro- ou anti-Chávez, il faut toutefois reconnaître une chose: il est médiagénique. Il a compris la force des médias, il a compris comment susciter la controverse et comment en tirer profit. Lors du sommet ibéro-américain de Santiago, la fin de semaine dernière, il a traité de fasciste à plusieurs reprises José Maria Aznar, l’ancien premier ministre espagnol, et ce, devant le roi d’Espagne Juan Carlos et José Luis Rodriguez Zapatero, l’actuel premier ministre. L’onde de choc provoquée par ses déclarations continue de secouer le monde hispanophone, de Caracas à Madrid. Et Chávez en a rajouté depuis, il a jeté du pétrole sur le feu, afin de faire parler de lui, de ses idées, de ses ambitions. Et il n’en manque pas, d’ambitions, comme en témoigne son projet de réforme constitutionnelle.
Un personnage unique, ce Hugo Rafael Chávez Frías.
À ce moment je suis en train de travailler dans le petit bureau de Canta Brasil, mon organisation culturelle ici en Brésil. Il est situé en Canoas, un banlieue de Porto Alegre. Il y a maintenant cinq personnes dans deux petits salles, ça veut dire un garçon de quatorze ans, trois filles d’entre seize et vingt ans, et la mère, qui est aussi une administratrice, d’une des petites qui danse avec l’équipe de Canta Brasil. C’est assez normal que tout le monde chante, crie et danse autour des salles dans n’importe quel moment pour n’importe quelle raison…En fait, il est bien intéressant d’essayer de faire du design graphique au milieu de cette énergie!
Vidéo montée vite fait pour Alternatives. Voici une mince idée de ce que sera mon projet de documentaire dans la communauté de Rosalina. Je déteste me voir à l’écran mais vous devez comprendre que tout ceci est une commande. Je me libère de toutes responsabilités. Ah! Ah! Ah!
Brazil…strange and beautiful. the first thing you notice is the smell. The air is heavy here, at times, thick with moisture and dirt and sound and yes, sex. But the beauty of this country is either brilliant or muted. Brilliant, as in the myriad of fresh fruits and vegetables of the public market, or in the smiles of the children of the church-turned-dance school in the favela, or muted, as in the quiet sadness of the man with his four emaciated, sleeping dogs lying down amid the bustle of my city’s central square. Lire la suite →
Après la lune de miel et la période de désenchantement qui suit toujours (oui, même après trois voyages, on n’y échappe pas !), le moral reprend du sien au moins autant que le tour de taille. 6 semaines et un gain de quatre kilos plus tard, j’apprécie le Mali, ses gens, sa culture. Et je nous envie, même si c’est un péché capital. Les manguiers, les cannes à sucre qui oscillent dans le vent, les cabris qui batifolent au croisement d’une rue, les « bonjours ! » des enfants, le jus de gingembre et les cieux étoilés époustouflant de beauté n’arrivent pas à cacher les lacunes structurelles, économiques et sociales du pays. Seule la musique afro-cubaine et le rythme entrainant d’une salsa nous fait oublier, l’espace de quelques minutes, ce que l’on retrouvera dehors. Lire la suite →
Que les femmes aymaras et quechuas travaillent et vivent quotidiennement habillées avec leurs superbes costumes traditionnels.
Qu’à cause de l’altitude, je peux difficilement monter trois escaliers ou marcher dans les rues sans chercher mon souffle et prendre des pauses régulièrement.
Que, pour indiquer que ¨no hay¨, donc qu’il n’y a pas de quelque chose, les gens font un signe qui ressemble au rire des sourds et muets, ils secouent une ou leurs deux mains dans les airs.
Que je suis épatée du nombre de restaurants qui ne servent pas autre chose que de la viande de poulet ou de bœuf, soit en soupe, à la milanaise, grillée, panée, en sandwich avec un œuf et presque toujours accompagnée de riz ou de patates frites. Sérieux, d’après moi, les végétariens ne doivent juste pas obtenir leurs visas !
Que je vois un bar karaoké, qui ne promettait pas grand-chose à minuit, se transformer, sur le coup de une heure du matin, en méga discothèque.
I have been in Buenos Aires for three weeks, therefore it is only fitting that I take the time to note my first impressions of the city, and Argentina. Firstly, I find Argentineans are remarkably open and friendly people. Those I have encountered are exceedingly willing to exchange ideas and converse. Secondly, it is clear that Argentineans have a strong sense of history; understanding and remembering the country’s past is definitely of great importance. Thridly, it is evident that modern day Buenos Aires has been shaped by immigration from Europe, specifically by settlers from Germany and Italy who began arriving in the late 1800s; Europe´s influence is notably visible in the architecture and types of food found throughout the city. Finally, I receive the impression that the federal captial of Buenos Aires is a different reality compared to the rest of the country. I frequently hear about the desolate conditions in many of Argentina’s rural areas, particulary in the northern provinces. In sum, I am hoping to build upon these impressions as I explore Argentina.
Specifically, I look forward to learning more about Argentina´s Workers´ Movement (El Movimiento Obrero Argentino) through my post at El Central de Trabajadores de la Argentina (http://www.cta.org.ar), which is one of the most influential labour federations in Argentina. I also expect the outcome of this Sunday’ s presidential election will be very interesting. Overall, I anticipate many more enjoyable months of Mate here in Buenos Aires (Mate is Argentina’s « national drink », a bitter tea-like beverage most Argentineans consume daily).
L’arrivée de Hugo Chávez Frias au pouvoir a eu, entre autres, comme impact de politiser un large segment de la population qui ne l’était pas jusqu’à présent. En effet, du fond des campagnes jusqu’à Caracas, des plus jeunes aux plus vieux, la grande majorité des Vénézuélien(ne)s s’intéressent maintenant à la politique nationale et nombreux sont ceux qui participent aux consultations populaires sur la réforme constitutionnelle. Bien que personne ne semble indifférent au sujet du gouvernement de Chávez, il semble que certains présentent une argumentation peu cohérente et superficielle pour justifier leur position politique.
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