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Auteur: Andreia Furtado
14 juin 2012 — Amérique du Sud, Amérique latine, Équateur, Mashi 2012
Au retour de notre excursion à la lagune du Quilotoa, je repense au peuple des montagnes que nous avons rencontré durant notre séjour dans la province du Cotopaxi. Les Kichwas, ce groupe autochtone qui vit dans les montagnes des Andes, fascine par sa capacité de survie malgré des siècles d’oppression.
Les femmes Kichwas sont particulièrement mémorables. Ces dames qui sont si joliment coiffées avec leur chapeau de feutre, certains arborant une plume de paon colorée, et leur longue tresse aboutissant sur leur dos couvert d’un châle artisanal. Avec leurs jupes ornées de décorations scintillantes et leurs escarpins à talons hauts, elles semblent quotidiennement porter leur habit du dimanche. Dommage que je n’aurai pas la chance de les immortaliser sur photo : elles s’indignent lorsque un objectif pointe leurs visages. Sur la montagne du Quilotoa, elles sont plusieurs à guider des troupeaux de lamas ou à monter des touristes essoufflés à cheval afin d’atteindre le sommet de la montagne.
Au marché du samedi de Latacunga, mes camarades se laissent séduire par les chapeaux artisanaux que l’on retrouve sur les têtes autochtones de la région. Ils les porteront fièrement dans les quartiers de la ville malgré les ricanements des habitants qui dans leurs regards semblent nous avoir identifié comme des gringos copiant le style vestimentaire andin. De toute évidence, il nous manque de longs cheveux noirs ébène pour complémenter ces couvre-chefs à la Robin des bois.
Après deux jours à Latacunga et dans ses environs, je partage la fascination de ma colocataire de stage pour les peuples montagnards. Le climat frisquet d’altitude me réconforte. Le soleil, brûlant malgré l’air froid, nous laisse de jolies pommettes rouges. À 4000 mètres d’altitude sur la montagne du Quilotoa, notre position physique par rapport au ciel nous donne l’impression de pouvoir attraper un nuage. À l’horizon nous n’apercevons que de magnifiques structures rocheuses qui constituent une petite partie de la Cordillère des Andes. Et cette mystérieuse lagune qu’est le Quilotoa, dont la profondeur demeure inconnue, impressionne quiconque y pose les yeux. Il est rare de retrouver autant de beauté sauvage à un même endroit.
L’air pollué et humide de Santo Domingo semble si loin de nous. Les préoccupations du stage se sont noyées dans les eaux turquoise du Quilotoa.
Crédit photo : Marine Anaïs
Auteur: Laurent-Dominic Chantal-Fortin
12 juin 2012 — Amérique du Nord, Amérique du Sud, Amériques, Billets d'humeurs, Canada, Coopération Internationale, Équateur, Mashi 2012, Technologie
Il est 11:03 am ici. Le temps est gris et au beau fixe depuis quelques jours. La torride pesanteur de la chaleur des premiers jours s’est estompée. Il fait frais le soir et cette fraîcheur se poursuit durant la matinée. Les atelier avancent. Ils ne pourraient pas faire autrement, mais au pays des Tsa’chila rien ne semble aussi simple que sur papier.
La barrière de la langue nous semble grande lorsque nous tentons de mettre au clair les malentendus et la barrière culturelle n’aide pas non plus. Notre habitude d’horaires ajustés à la minute près nous donne du fil à retordre lorsque mis face à face à un peuple qui voit le temps d’une façon différente.
Lorsqu’on arrive à s’ajuster par contre, tout semble rouler. Les aventures vers les cascades en nature et vers les lagunes volcaniques nous permettent de souffler un peu du rythme routinier de Santo-Domingo.
Nous avons une nouvelle brochette de jeunes dans nos ateliers car quelques uns se sont désistés. Nous avons donc du pain sur la planche pour rattraper le temps perdu. Nos thèmes de documentaires semblent se dessiner de plus en plus (la radio et la langue, le rôle des femmes, la commercialisation de l’image des Tsa’chila et la médecine traditionnelle) et nous en sommes fiers. Nous commenceront les premiers tournages la semaine prochaine.
Tout semble s’accélerer
Auteur: Pauline Cordier
4 juin 2012 — Agriculture, Canada, Communication, Coopération Internationale, Groupes de stagiaires, Kaïdama - 2012, Mashi 2012
En réponse au désir de développer des projets d’éducation au niveau local et au besoin de trouver des manières plus créatives de former ses stagiaires, Alternatives a, pour la première fois, lancé ce qui a été baptisé les « Mini-projets de partage de connaissance ».
Nous nous sommes aventurés dans deux « mini-projets » sans trop savoir à quoi nous attendre mais le résultat a donné deux beaux projets.
Ces projets pilotes se sont concrétisés tout au long des 6 mois de formation des stagiaires…Cela a été à la fois une expérience d’apprentissage pour nos stagiaires et a permis en même temps de répondre à certains besoins d’organismes communautaires. Cela a également eu comme conséquence la création de nouveaux liens dans la communauté locale. L’idée était que les stagiaires acquièrent une expérience concrète qu’ils pourront directement appliquer en Équateur et au Cameroun cet été…
Mini-Projet groupe Équateur
L’organisme Les Pousses Urbaines offre à des jeunes adultes en difficulté un parcours d’intégration personnelle, sociale et professionnelle à travers des ateliers d’horticultures.
Les stagiaires du groupe Équateur sont venus les former à la fabrication de documentaires destinés à faire connaître leur travail au sein de cette organisme.
Le but de ces ateliers était de former les jeunes à l’utilisation de la caméra vidéo et à la réalisation d’une capsule vidéo. Les jeunes des Pousses Urbaines filmeront leurs propres projets d’agriculture urbaine pendant l’été. Quand les stagiaires seront de retour du stage outremer, ils aideront les jeunes à monter leur film et il les aideront ensuite à installer ce film sur le site des Pousses Urbaines. Leur travail sera presenté à l’occasion d’une soirée projection.
Mini-Projet groupe Cameroun (Anciennement connu sous le nom du groupe Mali)
Les stagiaires du groupe Cameroun ont formé les jeunes de l’organisme Carrefour jeunesse-emploi sur le thème de la création de jardins d’agriculture urbaine.
Les jeunes ont appris comment entretenir un jardin pour qu’ils puissent en prendre soin pendant que les stagiaires seront au Cameroun.
Les stagiaires ont aussi créé un plan de jardin et ont réalisé un jardin avec l’aide des stagiaires de CityFarm, un projet en lien avec Les jardins sur les toits.
Quand les stagiaires reviendront de leur stage au Cameroun ils aideront les jeunes à récolter ce qui aura poussé pendant l’été.
Auteur: Andreia Furtado
1 juin 2012 — Amérique du Sud, Amérique latine, Coopération Internationale, Équateur, Groupes de stagiaires, Mashi 2012
Deux semaines après notre arrivée en Amérique du Sud, nous intégrons tranquillement dans notre quotidien les repas salés à base de riz, le café instantané, le taux d’humidité se situant dans les 90%, les douches d’eau froide et les réunions de travail qui ne commencent jamais à l’heure.
On apprend aussi à apprivoiser nos quartiers : l’absence d’adresses postales fait que nous reconnaissons les rues grâces aux commerces environnant et aux paroisses. Nous n’avons pas encore rencontré nos voisins, mais nous reconnaissons le jappement de leurs chiens qui nous empêchent de dormir la nuit. Après le travail, nous transformons nos toits de maison en espaces 5 à 7. On découvre les marchés publics nommés après des dates importantes. On se débrouille avec l’espagnol même si nos collègues de l’ACJ nous perdent parfois dans leurs élans de paroles accélérées. On commence malgré tout à saisir certaines expressions locales et leur signification: les ¿mande? remplacent les ¿perdón?, le ya égale ok et au lieu du cool qui nous est si commun, ici on dit fièrement chévere.
On se laisse aussi séduire par la générosité des résidents de la ville qui partagent avec nous les origines de la population de la province. Santo Domingo est une province d’expatriés, un véritable carrefour où cohabitent les indígenas, réfugiés Colombiens et natifs de la côte Pacifique. La diversité des accents que nous entendons dans les rues, dans les bus et au marché nous fait comprendre le tissu social multiculturel de l’Équateur.
L’échange culturel se fait des deux côtés: curieux, les gens nous demandent pourquoi certains d’entre nous portent un carré de feutre rouge. Pourquoi nous parlons français. Ils ne semblent pas non plus comprendre le processus de fabrication du sirop d’érable, mais raffolent des petites gâteries made in Québec que nous leur avons apportées.
Dans nos phases nostalgiques, on fait une petite balade au centre commercial – au shopping – où l’on retrouve des produits qui nous sont plus familiers. Un détour au club vidéo du coin nous permet aussi de retrouver à l’écran nos films fétiches d’adolescence. Et quand le goût sucré nous manque, on hésite à acheter le pot de nutella dispendieux que nous fixons à travers la vitrine du dépanneur. Tranquillement, je prends aussi goût au dépaysement. Être déconcertée par les différences culturelles rencontrées ici me rapproche étrangement de ma propre culture, aussi métissée soit-elle.
La coopération que nous prônons à travers notre travail avec les jeunes se fait aussi sentir entre nous : on se parle de nos problèmes de santé comme on le ferait avec notre mère, on se partage la crème solaire, le chasse moustiques, les maillots de bain et les pains sucrés achetés au vendeur ambulant qui agite son klaxon tous les jours devant l’ACJ. La vie de notre groupe est entretenue par huit individus ayant grandi dans des milieux complètement différents et qui ne se connaissaient pas du tout il y a à peine neuf mois. Notre passion commune: partager nos connaissances – qu’elles soient sociales, anthropologiques ou cinématographiques – aux jeunes que nous côtoyons, tout en étant désorientés par la culture latine. Mais le choc culturel n’est pas si choquant : après tout, c’est en perdant nos repères culturels que nous approfondirons sans doute la connaissance de nous-mêmes.
Auteur: Pauline Cordier
24 février 2012 — Groupes de stagiaires, Kaïdama - 2012, Mashi 2012
Les stagiaires du programme Québec sans frontières d’Alternatives se préparent pour leur départ !
Pendant leurs formations sur les médias alternatifs avec l’intervenant David Widgington, ils/elles ont été mis à l’épreuve avec un exercice difficile: ils ont eu 2 heures pour transformer un article venant d’un média de masse en une émission de radio (groupe Mali) et un reportage télévisuel (groupe Équateur) mais tout ça avec un point de vue de médias alternatifs.
L’objectif de cet exercice: les faire réfléchir sur la différence entre un point de vue venant d’un média de masse et celui venant d’un média alternatif, et donc, sur l’importance des médias alternatifs !
Voilà le résultat !
Groupe Mali
1ère émission radio:
Radio Mali 1
2ème émission radio:
Radio Mali 2
Groupe Équateur
1er reportage:
2ème reportage: