Articles classés dans 'Keita – 2009' ↓

La mine de Kolondjeba

Auteur: Maxime St-Denis

Voici quelques photos prises lors d’une sortie avec la Radio Kayira. Celle-ci faisait une enquête auprès des miniers dans le but de connaître leur point de vue sur les conditions de travail à la mine. Il s’agit d’une mine exploitée de façon traditionnelle. Cela signifie que l’ensemble du travail se fait à partir de l’énergie humaine et de quelques outils.

Démonstration du résultat d'une journée à la mine.

De l'eau et de l'or

L'acheteur à qui l'on vend son or

On travaille

Auteur: Isabelle Gagnon

On travaille !! Voici un bref apperçu de ce qu’on fait sur le toit de la radio.
On tamise!

Tamisage

Tamisage

On peinture en blanc pour diminuer la chaleur des bacs.

Peinture en blanc

Peinture en blanc

Pour faire un trou, comme nous ne sommes pas capables, nous demandons à une forgeron de 9 ans de le faire…

Jeune homme

Jeune homme

Et finalement, on replante les semis que Korodjo avait démarré avant notre arrivée! Isa

L’Afrique désorganisée!?!

Auteur: Marie-Pier Bouchard

Absence de strucure, un vrai bordel, corruption et situation perdue sont des termes souvent utilisés pour caractérisés l’Afrique. Et bien, mes amis, je reviens tout juste de 4 jours dans la brousse malienne, région 3 de Kolondieba. C’est dans cette région verdoyante que je fut frappée par l’ampleur des des initiatives, l’intensité des organisations et surtout de la portée de Radio Kayira en terre malienne.

De Bamako, il faut prendre l’autoroute N7 direction Bougounie. Nous roulons un peu plus de 150km sur une belle route de bitume, croisant villageois, sotrama (taxi-brousse malien), petits villages et vendeurs ambulants. Cette étape est précédée par une bonne heure dans le traffic du centre-ville sous un soleil écrasant, le tout aromatisé d’une odeur de moteur 2 temps. Petite pause à Bougounie, on bifurque au sud direction Kolondieba par une route de terre digne d’un safari. On peut rejoindre la Côte-d’Ivoire par cette route, elle est d’ailleurs utilisées par de nombreux camions de marchandises assurant une concentration de poussière dans l’air des plus élevées! Après 1h de cahottement, une foule de gens est assemblée à l’entrée du village pour nous acceuillir. C’est la fête, on marche avec eux en chantant jusqu’à la Radio marquant l’ouverture des célébrations entourant les 2 ans d’existance de Rario Kayira à Kolondieba.

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Djoumanzana

Auteur: Andréanne Chevalier

Djoumanzana, c’est notre quartier. Surnommé « Petit Paris » (sic), c’est, selon le guide touristique que Tiancho a apporté (Le petit Futé pour les curieux), un quartier « spontané ». Cette expression gentille est généralement utilisée pour désigner le terme moins « politically correct » de bidonville. Les bidonvilles naissent de l’appropriation de terrains suite à une trop forte croissance urbaine. Ils peuvent être très organisés. Lire la suite →

quotidien bamakois

Auteur: Virginie S.

vs2

vs1

C’est le juste retour des choses.

Auteur: Maxime St-Denis

La partie de foot à laquelle nous assistions opposait la police municipale à la Radio Kayira. 1-0, à la faveur de notre hôte, fût le pointage final. (C’est cette victoire que l’on célèbre sur la photo.) C’est le juste retour des choses puisque la police est responsable de l’emprisonnement de deux des animateurs de de la radio. Ces derniers n’ont pas eu le droit à de procès, leur position politique a suffit amplement pour les mettre à l’ombre pour quelques temps. Pourtant, aucune rancune n’a fait surface lors de l’affrontement. Le match était de la programmation du 17e anniversaire de la radio. Depuis déjà 17 ans que cette radio milite pour des changements politiques au Mali. Des choses de bases quoi… un réseau de santé accessible et de qualité, l’accès à l’éducation, l’égalité entre les hommes et les femmes et le droit au logement. Rien de bien sorcier, je vous dis. Pourtant, tout est encore à faire selon ceux qui se battent depuis le début. Il avance à grands pas mais la route est longue. Durant les 3 derniers jours, ce fût cette volonté de changement que l’on célébra. On nous trimballa dans des fêtes en nous présentant à des tonnes de gens qui participent aux activités de la radio.

Aujourd’hui, nous avons commencé à réfléchir à notre projet. Nous mettons en place un plan d’action qui permettra au jardin de prendre de l’ampleur durant notre séjour. De plus, on tente de s’entourer et de former des gens de la radio pour que le projet se poursuive à notre départ. On est confronté à certaines difficultés: la maladie qui a frappée deux de nos stagiaires (mais il faut avouer qu’ils récupèrent vite), à une culture avec laquelle nous sommes peu familier et, bien sûr, à la chaleur accablante. Pourtant, le moral est à son comble et tout le monde s’adapte aux différences qui existaient jusqu’à tout récemment entre nous et le Mali.

Bonne St-Jean Baptiste !

Le Mali, c'est plus qu'un match de foot, c'est une partie de plaisir.



Nous existons enfin !!!

Auteur: Isabelle Gagnon

Voilà, c’est fait, nous existons !!

Nous avons eu droit à notre baptême malien hier soir. Nous avons attendu, attendu, attendu. Typiquement malien apparemment. Toutes nos affaires et les ordinateurs étaient dans un local fermé à clé. C’est seulement quelques minutes avant la cérémonie que nous avons réalisé qu’une jeune fille de la radio avait la clé qui contenait entre autre nos caméras et le précieux papier de toilette (rare!).

Nous avons cuisiné avec les filles sur le toit. On a épluché des patates, du gingembre et des bananes plantain. Les filles ont ensuite fait cuire le tout dans de l’huile d’arachide (menoum!). Quand tout fut prêt, les filles sont allées se changer. Le DJ avec son soundsystem (vraiment hot!) nous a fait patienter avec de la musique de club des années 90 et quelques tubes africains.

Les hommes sont finalement arrivés et nous avons pu manger.

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Pensées éparses

Auteur: Philippe Lavallée

C’est dans un boeing bleu de mer que nous partons ce soir pour Bamako. Vol Air France. Traversée de l’Atlantique. Pas de quoi s’inquiéter. Je sais nager en petit chien.Depuis les derniers jours, je reste informé de la température ambiante à Bamako. Approximativement la même chose qu’au Groenland, vu le réchauffement climatique.Étrangement, je ne ressens aucun stress. L’idée de me retrouver à Bamako dans moins de 24 heures me charme. Ce sera comme Longueuil, mais en moins plate. Et les gens auront de plus belles coupes de cheveux.J’ai bien hâte de vérifier si les dimanches à Bamako sont effectivement jour de mariage et si le chant du muzet est aussi beau qu’on le dit.

Afrique = danger

Auteur: Francis Lovett

Me voici à la veille de cette date fatidique (celle de notre départ vers le Mali). Je suis installé confortablement dans une pièce d’une tranquillité déconcertante dans la demeure paisible de ma chère maman. Verre d’eau en main, je gobe cette première petite pilule rose du nom de Malarone sans trop de difficulté. Quelle chose fantastique qu’est la médecine moderne, c’est si simple et réconfortant. Même si j’ai aucune espèce d’idée de ce que je viens d’avaler, je sais que je peux faire confiance à notre industrie pharmaceutique car elle ne veut que mon bien-être. Le bien-être ici on ne niaise pas avec ça vous savez, c’est tout une industrie. Lire la suite →

How I Walk

Auteur: Christopher Vaughn

I’ve never been nervous about how I walk. Since I mastered the craft as an infant, I’ve never really thought twice about what foot comes after the next, about the right mixture of momemtum and balance. It never crossed my mind. Plus, I was raised in NDG, Montreal; where brothers done know how to walk since time.

I’ve notice that there is a certain confidence in the way brothers like me walk. I’m not saying I over exaggerate the strut, it’s not like I have arthritis in my left knee and start mean-grilling random strangers on the street for looking at me the wrong way..it’s just that, I (and we) have become quite comfortable with our surroundings, what little radius in space, time and mind that we think we have ownership over. But would we walk the same way? In Compton? In Paris? In Sao Paulo? In Lagos?

So in three days I will be walking on new soil: Bamako, Mali. I’ve been accepted on an agricultural internship sponsored by Alternatives to help a solidarity group (Radio Kayira) in the maintenance of a roof-top garden with the hopes of expanding it to other regions in the city. I am honoured since this internship is allowing to unite three of my passions; environment, community development and music.

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