Articles classés dans 'Estenssoro – 2009' ↓
Auteur: Mylène Geoffroy
28 juin 2009 — Amérique du Sud, Bolivie, Estenssoro - 2009, Organisations

26 juin, soleil levant. Une liste d inscription des participants circule dans un bus. Une affiche écrite à la main est collée sur le pare-brise: « FRUTCAS- San Cristobal ». Le véhicule est bondé, toutes les tranches d’âge s’y côtoient, les gens discutent entre eux. Evo Morales débarque à San Cristobal, village déplacé, développement minier oblige, se trouvant à une centaine de kilomètres de Potosi.
Le Président honora de sa présence l’inauguration d’un institut technique environnemental que met sur pied la minière japonaise , nouvellement entière actionnaire d’une des plus grandes mines à ciel ouvert du monde. La FRUTCAS et ses militants profitent évidemmentde l’occasion pour aller saluer le compañero presidente, à notre plus grand bonheur, évidemment…
Lire la suite →
Auteur: Mylène Geoffroy
28 juin 2009 — Amérique du Sud, Billets d'humeurs, Bolivie, Estenssoro - 2009, Organisations
23 juin, veille de la San Juan Baptista. 11H00. Je suis dans un café Internet d’Uyuni et je vis une matinée déprimée, de solitude, à des lieux de chez moi, là où même les étoiles et les saisons s’entêtent à me signifier la distance qui me sépare de mon monde.. Mon Québec, ma ville, ma campagne me manquent en cette veille de fête nationale. Je retourne à la maison et je me cantonne dans un oasis temporaire, étendue sur mon sac de couchage, un rayon de soleil pénétrant jusqu’aux os, du Tom Waits plein les oreilles. Et puis me dis-je, qu’est-ce que j’aurais a fêter? Tant pis pour la St-Jean.
15h30. Je sors de mon lit. Notre groupe de 8 femmes stagiaires est invité à la FRUTCAS, notre partenaire, afin d‘y célébrer l‘élection d‘un des leurs, Eloy Caliza, à la direction départementale del Instumento Politico por la Soberania de los Pueblos - Movimiento al Socialismo (IPSP-MAS), le parti de Morales. Onze territoires sont ainsi gagnés pour une représentation totale de seize provinces. Une victoire pour le mouvement paysan et autochtone de la région de Potosi. La lutte se poursuit. Suivant les propos du nouvel élu, le Président et la nouvelle Constitution ne suffisent pas; c’est vers un changement structurel profond que l´on doit se diriger, et l‘élection d Eloy Caliza est une offensive de plus, et démocratique de surcroît!
Lire la suite →
Auteur: Mylène Geoffroy
28 juin 2009 — Amérique du Sud, Bolivie, Estenssoro - 2009

Doña est un terme quasi désuet dans la langue castillane, il s’utilise, paraît-il, en signe de respect à une personne plus âgée ou plus élevée hiérarchiquement. Quant à moi, le respect s’acquiert aussi à l’expérience et à la grandeur d’âme.
C’était notre deuxième jour à Uyuni, notre première rencontre avec la FRUTCAS, l’organisme partenaire. Il y avait Hector, Max et Don Fransisco. Et la voilà qui entrait, discrète, nous saluant brièvement. Elle s’assît près de nous, attentive aux propos de Don Fransisco, un des dirigeants de l’organisation. Alors que celui-ci nous entretenait des luttes de la FRUTCAS, elle l’interrompît soudainement, ou plutôt le « compléta »; personnellement, je n’aurais jamais osé couper la parole à cet homme prestant.
Lire la suite →
Auteur: Stéphanie Perron
27 juin 2009 — Billets d'humeurs, Bolivie, Estenssoro - 2009, Politique
6h30. Le réveil. Nous nous rendons a la FRUTCAS dans un matin glacial. Dans quelques heures, le soleil qui se pointe derrière les montagnes réchauffera Uyuni, et fera fondre la glace qui s´est formée sur les trottoirs dès la tombée du jour.
7h30. Deux autobus attendent. Après trente minutes, les autobus remplis de boliviens et de 9 canadiens, nous quittons la ville. Nous roulons sur une route droite et cahoteuse pendant deux heures. Un mince trait de poussière dans un décor ocre, beige, vert et bleu, où pointent à l´horizon des dizaines de sommets enneigés.
9h50. San Cristóbal. Déjà plusieurs bus s´alignent sur la rue principale de la communauté minière. Trois drapeaux flottent au vent pour accueillir le président. Celui de la Bolivie, celui de San Cristóbal et étonnament, celui du Japon. Rapidement, la surprise s´atténue. J´apprends que la mine de San Cristobál est possédée par des entrepreneurs japonais. Lorsqu`on a découvert le potentiel minier du site, un problème de taille s´est posé. Le village de San Cristóbal y était établi. La solution ? Réétablir quelques kilomètres plus loins les centaines d`âmes du village en leur offrant de reconstruire les maisons et les installations communautaires. Il suffit de pénétrer dans la magnifique Église de style colonial qui retrace les étapes de sa reconstruction et de son transport vers le nouveau site du village. Aujourd´hui, la Sumitomo Corporation exploite sur ce site des gisements de plomb, de zync et d´argent dans l`une des mines à ciel ouvert les plus importantes de Bolivie.
10h45. Un soleil de plomb plonge sur la foule s´est rassemblée autour d´une scène où un groupe de musique joue quelques pièces andines. Les tambours s´élèvent au loin. Une fanfare joue des airs militaires. Il y a de l´électricité dans l´air. Des Wiphalas (drapeaux quadrillés des peuples autochtones des Andes), des drapeaux de la Bolivie et certains d´autres organisations s´élèvent. Des pétales blanches volent. Les gens se pressent. Evo Morales monte sur la scène, acclamé par la population locale et les autres qui ont roulés pendant plusieurs heures pour le voir. Les discours se succèdent : le représentant de la ville, le représentant japonais, et le président. Je remarque tous ces gens autours de moi. À droite, un groupe de travailleurs coiffés de casques bleus, derrière, une organisation autochtone, à gauche, quelques jeunes familles. Plusieurs braquent leur cellulaire pour prendre une photo, ou enregistrer quelques bribes de son discours qui traite de l´importance de l´énergie renouvelable dans les exploitations minières. Et je me questionne devant ce président symbolique qui a été porté au pouvoir par la force et les luttes sociales des plus défavorisés. Aux côtés de ces propriétaires japonais, son discours a-t-il encore toute sa force ?

Evo Morales (casque bleu) aux côtés de l´ambassadeur japonais et de propriétaires de la mine de San Cristóbal.

Plusieurs Wiphalas se sont élevées pour saluer Evo Morales lors de son arrivée sur la scène.
Auteur: Hélène Robitaille-Hidalgo
21 juin 2009 — Bolivie, Estenssoro - 2009
Bienvenidas compañeras nous lance Delia, la directrice de la Fédération des femmes campesinas à notre arrivée mardi dernier dans les bureaux de la FRUCTAS, notre partenaire bolivien. Compañeras. Ce mot résonne en nous comme une invitation à l´action dans un esprit d´égalité et de solidarité peu commun. Peu de temps s´écoule avant qu`Hector, le directeur de la radio, vienne nous accueillir dans la cours où nous l`attendons fébriles et nerveuses. Il nous fait rapidement visiter les trois studios de radio et nous emmène dans le bureau de Don Francisco, le directeur exécutif de la FRUCTAS. Une photo d´Evo Morales, lui même ancien syndicalista cocalero, trône derrière le bureau du directeur et nous indique la ligne de pensée cette organisation.
Lire la suite →
Auteur: Daphné Lemelin
21 juin 2009 — Billets d'humeurs, Bolivie, Culture, Estenssoro - 2009
Uyuni, Bolivie – Café internet, les doigts gourds de froid.
J’aimerais vous décrire le froid, les odeurs, la nourriture, les gens, les visages, les montagnes…
Je ne rapporte aucune photo de mon cru de ce voyage.. Première fois. Alors je vous laisse l’imaginer … un tant soit peu.
Pour comprendre Uyuni, il faut fermer les yeux et déguster le soleil sur sa peau.
Il faut bouger les orteils pour ne pas les perdre dans les dédales du froid.
Il faut se couvrir de couches et de couches de chaleur, mais ne jamais oublier le soleil qui brûle malgré tout.
Il faut ouvrir ses narines et laisser les odeurs de chair de lama, d’oranges, de riz et de poulet vous envahir.
Parce que Uyuni…. Lire la suite →
Auteur: Marie-Soleil Desautels
21 juin 2009 — Amérique du Sud, Billets d'humeurs, Bolivie, Estenssoro - 2009, Groupes de stagiaires

Bolivie, Uyuni – Un village solitaire ceinturé de collines au sud et à l’est, situé à 3700 mètres d’altitude. Ailleurs, le désert, peuplé de rares arbustes et cactus. L’espace. Le vent. L’aridité. Et à l’ouest, le salar d’Uyuni: 12 000 km2 d’une blancheur aveuglante témoignent d’un ancien lac intérieur et forment la plus grande étendue de sel au monde.
En fait, avec ses 14 000 habitants, Uyuni est sans doute la métropole du coin. Les activités du village reposent d’abord sur le tourisme – tous les plans de développement de la région insistent sur ce volet – les activités minières et la base militaire. Lire la suite →
Auteur: Daphné Lemelin
21 juin 2009 — Bolivie, Estenssoro - 2009, Organisations, Politique
En direct à 92.3, Radio Lipez, diffusée dans plusieurs départements boliviens, Alicia pose la question fatidique : Como es Canada? Hm..
À froid, sans préparation, on trouve facilement les clichés : l’hiver, la grandeur, les Québécois. Voilà. Sans plus. Demandez à un Bolivien ce qu’est la Bolivie, il vous répondra avec de l’orgueil dans la voix, de la fierté dans les yeux. Peu importe sa réponse. La Bolivie c’est un peuple qui se réveille. Lire la suite →
Auteur: Daphné Lemelin
21 juin 2009 — Billets d'humeurs, Bolivie, Coopération Internationale, Estenssoro - 2009, Organisations
Buenas tardes todos…
Me voilà enfin établie dans mon désert, dans mon petit village aux airs de Far-West délabré. C’est petit, c’est carré, c’est beige, brun et poussiéreux.. C’est aussi froid à en faire de la buée à l’intérieur et brûlant à en avoir les joues rouge vif d’avoir trop accueilli le soleil. En d’autres mots, c’est grandiose. C’est différent. C’est rassurant.
C’est aussi une confrontation avec l’image qu’on renvoie en tant qu’Occidentaux, en tant que ceux qui peuvent se permettre de voyager. Ces »putos gringos » qui se promènent sans arrêt à Uyuni, y restent une nuit en transit vers le Salar (désert de sel), festoient, font du bruit puis quittent. L’étiquette nous est attribuée directement, avec raison, j’imagine. Ce fut quand même un plaisir de voir le visage surpris d’un homme à qui nous disons la raison de notre voyage : La radio lipez..A si? D’une dame dans l’autobus de Potosi a Uyuni (7 heures) qui s’étonne de nous voir si heureuses à la vue d’Uyuni, petit village perdu dans le désert…
Lire la suite →
Auteur: Krystyna Slawecki
18 juin 2009 — Billets d'humeurs, Bolivie, Estenssoro - 2009
Up until now, the Bolivia we have been introduced to has been reduced to a series of lovely and exotic colonial cities that has left noone indifferent, but which also has left us wanting. Much like the average traveler, we allowed ourselves the luxury of lounging about in areas of high traffic tourism, enjoying the freedom of cheap and easy diversion.
However, all this was more or less trumped by yesterday’s arrival in Uyuni, our only–and final–destination in Bolivia. The bus ride from Sucre to Uyuni revealed, rather transparently, the actual loftiness of this country, which to a large extent, has remained unscathed by man.
Thus it is with this first daylight encounter, that our group was undoubtedly moved (each in his/her own way) by the absolute and undeniable beauty of Bolivia’s geographic panorama. And to know that we would be living squarely in the middle of it all… Our reaction to the south-west landscape of Bolivia certainly moved us, and did not go unnoticed by our fellow Bolivian travellers.
Lire la suite →