Articles classés dans 'Biyem-Assi 2010' ↓

Rassemblement de souvenirs et de projets

Auteur: Marie-Mychèle Pratte

Affiche Vernissage 19 novembre Dans le cadre de la Journée Internationale des droits de l’enfant, joignez-vous à nous pour le Vernissage de l’exposition photo du groupe Biyem-Assi. Quel moment idéal pour voir les magnifiques photos prises au cours du stage ayant eu lieu des mois d’avril à juin 2010.

Une projection de vidéos tirées du voyage aura également lieu tout au long de la soirée ainsi qu’une visite d’un CACI (Centre d’Accès Communautaire à Internet) québécois où il vous sera possible de découvrir et tester des logiciels libres avec les stagiaires. (8 versions d’Ubuntu sont disponibles sur les ordinateurs du centre)

Pour plus d’informations : Facebook

En espérant vous y voir en grand nombre !

Marie-Mychèle

Un bref retour en arrière

Auteur: Marie-Mychèle Pratte

Voici une petite vidéo résumant le stage du groupe Cameroun 2010 qui ne manque pas de me rendre nostalgique à chaque fois que je la regarde.

Quand le communautaire prend l’Inforoute

Petit lexique camerounais

Auteur: Alexandra Lavoie

Un petit crash course de parler camerounais ça vous tente? Alors c’est parti!

Il y a des expressions francamglais, des expressions de tous les jours en français, et des mots de pidgin, un “ « dialecte”  » (je n’aime pas trop ce mot mais bon) d’ici, un mélange principalement d’anglais et de français, mais aussi de plusieurs langues locales.

Expressions de tous les jours:

C’est comment? = Comment ça va?

Tu dis? = quoi? utiliser pour faire répéter quelqu’un, quand on a mal entendu

On dit quoi? = On fait comment? Qu’est-ce qu’on fait? Comment on s’organise? ou Que se passe-t-il? ou Tu racontes quoi?

Ekié! : interjection de surprise

Ayé! = interjection de surprise aussi, à utiliser surtout quand on est dépassé par quelque chose

En pidgin:

I want chop foufou = je veux manger du couscous (de mais)

I want chop burning fish = Je veux manger du poisson braisé

I want shak beer = je veux boire de la bière

I di go school = je vais à l’école

Faro Faro ou Faroter= ballin’, frimer

Dinaï = refuser

Expressions diverses:

Sans confiance = gougounes, tongs

Soya = brochettes de viande

Composer = passer/écrire un examen

Kongossa = discussion secrète, chuchoter

Un sac’ joueur/expression/repas/etc = sacré, très bon, génial

Boire à la tchadienne = boire une bière à deux, de la même bouteille, sans verre

Le programme = les plans de la journée

Independance Day

Auteur: Alexandra Lavoie

P5170037

Le 20 mai dernier, le Cameroun célébrait le cinquantenaire de son indépendance. Pour marquer le coup, le Président, Paul Biya, avait préparé un défilé au coeur de Yaoundé qui se voulait grandiose. Plusieurs chefs d’États étaient invités.

Le jour-même, impossible de ne pas regarder le défilé. Parce que, bien que j’étais à Yaoundé même, assister au défilé en personne aurait été de la folie, et je n’aurais certainement pas été en mesure de tout voir.

Lire la suite →

Le combat des chevaliers de la craie

Auteur: Marlène Fisette

Ici, au Cameroun, plusieurs surnomment les enseignants «les chevaliers de la craie», ces courageux qui doivent affronter tous les jours les nombreux obstacles du métier. Si enseigner n’est pas tâche facile, enseigner au Cameroun relève pratiquement de l’exploit.


Mon expérience de formatrice informatique à l’école primaire publique Biyem-Assi n’a été que trop brève pour que je puisse justement dépeindre la réalité des professeurs au pays. J’écris donc ces lignes en tant qu’observatrice et témoin privilégiée, et surtout en tant qu’étrangère sensible aux trop grands défis que doivent relever quotidiennement les professeurs camerounais.

La première chose qui m’a frappée lorsque j’ai déposé les pieds dans la cours d’école de Biyem-Assi pour la première fois, c’est l’incroyable quantité d’enfants. Il y avait des centaines d’élèves, causant tout un vacarme, qui couraient dans la cours de récréation. Une centaines d’autres jouaient au stade de football, d’autres erraient à l’entour de la bâtisse, et d’autres étaient bien assis sur leur chaise de classe. Impossible, me suis-je dit, de transmettre les bases de l’informatique à ces 2000 élèves qui m’entourent. Pourtant, les quelques professeurs de l’école Biyem-Assi y parviennent tous les jours.

Lire la suite →

Poème sur le Choc Culturel

Auteur: Augustin Paiement

Le regard à vif, en température étrangère, comme un apéritif

Me donne  cette impression cliché, d’être touriste sur ma planète terre.

Si magnifique, de voir ces couleurs se plaire, se fondre à mes pensées.

Le changement, est une vision au cœur qui se fait mijoter.

Et sur la piste, moi seul est maître de ces découvertes, si osées

Si vite posées, devant nos principes de sclérosés.

L’ouverture du cœur, suscite de toute sa flexibilité, et toute son attention.

Car le choc de culture, viens  nous perturber, sans avertissement de ses intentions.

C’est donc le moment de rupture qui se trace au-dedans.

L’égo devient soudainement agressé par le moment présent.

Soi-disant, rigide comme le fer.

Doit finalement prendre une allure, si timide dans l’univers,

Alors à quoi bon spéculer dans ces situations.

Où le mur des allusions, nous surprend à l’instant, en pleine action

Hors de portée, Hors du comté.

La richesse d’un lion, c’est de s’ouvrir à ses affrontements.

Penser à nous, est un besoin inévitable, mais le cœur doit être grand,

Vigilant,  pour y donner place à nos gens.

Une souplesse qui fait tout son rendement.

La richesse d’un écho, et d’un échange,

Porte fruit à cet inconnu, venu de loin

Devant un pays méconnu, et de tout un mélange

De voir la réalité qui frappe, devant son QI, le démange.

Une chose qu’on ne peut pas constater, dans un livre.

Il faut le vivre, et devenir voyageur de sa propre rive.

Pour prendre tranquillement, lucidité, du noyau qui se forme en soi.

Considérer que la force de s’ouvrir, reste encore une proie.

La Chine au Cameroun. Cette amie qui vous veut du bien (2eme partie)

Auteur: Julien Deschamps-Jolin

Établie sur un immense territoire, la Chine doit composer avec une population titanesque à nourrir et à faire travailler. Combinons à cela une révolution industrielle qui dure depuis la fin des années 90 et vous avez sous la main une nation qui ne peut tout simplement pas cultiver et creuser son propre sol afin d’assouvir l’ensemble de ses besoins. Pour survivre et continuer son développement, la Chine doit se tourner vers l’extérieur en multipliant les accords d’échanges.

C’est connu, l’Afrique est un continent qui regorge de ressources naturelles. Si on prends en exemple le Golfe de Guinée (touchant au Cameroun), de grandes réserves de poissons et de pétrole s’y retrouvent et sont présentement exploitées. L’intérêt de la Chine est donc tout à fait « normal » lorsque l’on prend en considération cette variable. En fait, le véritable problème ne semble pas être l’intérêt que porte les Chinois aux commerces des matières premières, mais plutôt la façon dont ils transigent et mettent en actions leurs accords.

Si vous le voulez bien, j’aimerais revenir quelques instants à notre « Palais des Sports », qui est a l’origine de cette réflexion, pour démontrer un exemple d’impact local des actions chinoises. En offrant de construire des infrastructures a prix réduit et dans des temps rapides, la Chine rend en effet service a la localité ou à la région qui bénéficie de ces infrastructures. Que se soit un « Palais des Sports » ou une centrale électrique, l’efficacité et l’ingéniosité chinoise ne peuvent être niées. Toutefois, il y a un prix a payer plus important que l’argent pour faire usage de cette ingéniosité: l’impossibilité de faire participer la communauté locale à la construction de ces infrastructures.

Lire la suite →

Vieillir à l’étranger

Auteur: Marie-Mychèle Pratte

Chaque jour on vieillit peu importe où l’on se retrouve. À l’étranger on vieillit toujours plus rapidement. Que ce soit parce qu’on vit une nouvelle expérience ou que l’on perd tous ses repaires en un instant. Depuis le 13 avril je suis arrivée au Cameroun afin de faire un stage de coopération avec Protege Qv dans une école primaire.

À Montréal je me sentais adulte depuis mes 19 ans. J’avais pour la première fois un chez moi payé de ma poche. Si je ne lavais pas ma cuisine, si je lavais mon linge dans le bain, si je mangeais 3 fois de suite le même plat, c’était mon affaire. Je pouvais enfin avoir l’horaire que je voulais sans rendre de compte à personne, même pas à ma conscience. J’étais prête à affronter n’importe quelle situation, que ce soit les mulots morts derrière mon pot de nutella le matin ou lire ma première police d’assurance devant ma table ikea pas encore payée.
Lire la suite →

La Chine au Cameroun. Cette amie qui vous veut du bien? (1ere partie)

Auteur: Julien Deschamps-Jolin

En tant qu’occidental fraichement débarqué en Afrique (je me considère encore comme une recrue même après 1 mois !), j’ai eu plus d’une fois la chance de confronter mes réalités à celles du Cameroun. Que se soit la nourriture, les transports, le rythme de vie ou simplement la communication quotidienne, chaque journée a amené son lot d’observations qui m’ont donné les outils nécessaires pour m’adapter à mon nouvel environnement de vie. Toutefois, il est intéressant de noter que parmi ces observations, il y en a qui attirent plus l’attention et qui dirigent certaines recherches. Je m’explique !

Durant la première semaine de notre stage, nous avons eu l’occasion de nous déplacer au Palais des Sports afin d’écouter une conférence sur l’environnement organisé par des étudiants universitaires. À notre arrivée, j’ai tout de suite remarqué 2 faits qui, à mes yeux, étaient étranges. Premièrement, devant l’entrée de l’édifice, il est possible d’observer un immense drapeau chinois flottant à proximité d’un drapeau camerounais de moindre envergure. « Bizarre! » me dis-je, pourquoi uniquement un drapeau chinois lorsqu’il y a assez de poteaux pour mettre ceux de nombreuses nations? Deuxièmement, à l’intérieur du Palais des Sports, tous les écriteaux sur les murs sont, en plus d’être en français et anglais, de langue chinoise. Étonnant ! Je ne savais pas que le mandarin était devenu la 3e langue officielle du Cameroun !

Naïvement, à la fin de la soirée, j’ai fait part de mon observation en m’exclamant :

« Ah ben, c’est spécial ce gros drapeau chinois et ces écriteaux à l’intérieur du bâtiment… il y a une raison pour ça ? »

« Bien sur ! Ce sont les chinois qui ont construit le Palais des Sports il y a seulement quelques années. Ils sont très présent au Cameroun !» me répondit-on !

Lire la suite →

Paramedical staff strike!

Auteur: Mélanie Hughes

A recent visit to the Yaoundé Central Hospital (CHU) left me profoundly puzzled and disturbed. A hospital is rarely a joyful place where one can find comfort, but the feeling I had was beyond uneasy. There was a mix of emotions circulating, and those I felt most present were anger and frustration. Since I wasn’t in a situation where I could ask too many questions, I decided to be patient and get my answers another time. A few days later, back at the PROTEGE QV office, I began my search with the Internet. I typed ‘nurses*Cameroon’, and my suspicions were confirmed.

On Monday, April 19th 2010, a few brave paramedical staff from the Gamot and Central hospitals in Yaoundé went on strike. At the entrance of the hospitals, with placards and information pamphlets in hand, they voiced their concerns and grievances over poor working conditions and improper work compensations. They spoke of the negligent or free treatment given to patients, the lack of work and holiday benefits and premiums, as well as the contested age of retirement, which is legally 60 but some leave at 50 or 55.

The resistance of nurses to continue to work under poor conditions has roots in years of broken promises from the Ministry of Health, doctor’s negligence, control or abuse of power and the general misuse of hospital funds. Is it natural to be asked if one has a thermometer upon arrival at the hospital? This is a most basic, need I mention reusable, resource but one a patient has to buy at the Yaoundé Central hospital. Where does the money go? Where does the money go when nurses get paid 30 000 FCFA (60$) to 80 000 FCFA (162$) per month for their work? Or when there is a ratio of 2500 patients per nurse in Cameroon according to a recent national census?

Lire la suite →