Une vidéo de Coralie Dumoulin et Marie-Claude Rouillard
Croisé au hasard dans les rues marchandes de La Paz, en train de mettre la clé à sa caverne d’Ali Baba, Pedro Mar est une de ses personnes généreuses et affables à qui nous avons le plus naturellement du monde tendu le micro. Entre une prescription de médecine traditionnelle pour nos estomacs usés et une anecdote invraisemblable sur les sirènes du lac Titicaca, l’énigmatique Pedro nous a parlé de ses charangos. Instruments à corde d’origine bolivienne, ses multiples charangos trônent au sommet de son atelier de musique où ils côtoient quenas, zampoñas et divers autres instruments de musique folklorique. Voici donc Pedro, un homme dont l’histoire personnelle s’entremêle à celle de la Bolivie d’Evo Morales, dorénavant fière de ses racines autochtones et digne de ses accents musicaux distinctifs :L’homme au charango.
Chaque semaine je reçois dans mes courriels plusieurs liens que je dois reléguer aux oubliettes. Ici, ouvrir une page Web nous ramène à notre stoïcisme de 1996, époque ou il était tout à fait normal d’attendre 5 minutes pour que s’ouvre la page désirée. Cette semaine, j’ai pris mon mal en patience et épié quelques touristes pendant que s’ouvrait cet article de Louis Hamelin. Lire la suite →
En cet après-midi venteux du 11 août 2010, dans l’arène bondée du Colisée municipal, les uyunienses ont d’une même voix choisi d’appuyer la grève générale illimitée qui sévit dans la ville de Potosi depuis déjà 14 jours. Environ 2000 habitants formant une foule hétéroclite ont été sans appel face aux interrogations du maire qui sondait ses citoyens : «Nous aussi nous voulons faire la grève». Il a bien essayé de renchérir, le pauvre, mais c’est un régime de feuilles de coca et d’eau qui l’attend pour les prochains jours. Donc, en plus de la grève générale, démocratie oblige, le maire, le comité civique et les juntas vecinales doivent se soumettre à une grève de la faim dont on ne voit pas la fin…
Plusieurs tergiversent sur le vocabulaire a utiliser pour nommer le changement en cours en Bolivie. S’agit-t’il d’une révolution? Il y a là matière à débat de théoriciens et de références. Une révolution se limite t’elle à une transformation profonde des fondements politiques et économiques. Á un renouvellement de ses élites? Doit-elle être violente ou impulsé par le bas, c’est-à-dire le peuple? Les avis divergent et les mots se font hésitants à définir ce qui se Lire la suite →
Il y a environ un mois, nous étions tous coincés entre deux sièges à demander poliment de la nourriture d’avion, curieux de savoir ce que nous réservait cet inconnu montagneux, émerveillés par le décor majestueux aux travers des hublots. Notre atterrissage s’est fait sur les pistes de la belle Santa Cruz. Après un séjour exotique dans cette ville riche en mélange, nous avons eu notre premier contact avec Sucre, « la volcanique ». On ne dira jamais assez l’intensité de nos premières 24 heures dans cette ville. Nous avons ensuite pris la route d’Uyuni.
L’insomniaque fasciné observe par la fenêtre de l’autobus un pays qui défile devant ses yeux. Il croit saisir un peu des secrets de cette terre de contrastes. Il entrevoit aussi un peu de sa misère. Ses sens sont saturés par le vacarme du moteur fonctionnant à bas régime, l’odeur de diesel qui pénètre par quelques fenêtres ouvertes et les paysages fascinants. L’itinéraire de cette longue route, effectué il y a déjà plus de deux semaines, compta 4 arrêts et environ 30 heures. Une longue période pendant laquelle les voyageurs sentent dans leur corps la douleur persistante qu’inflige la surface accidentée d’une route en grande partie sans bitume.
Bonne année 5518 à tous! Prospérité et fertilité pour cette nouvelle année! Oui oui, vous avez bien lu… Depuis le 21 juin, nous venons de commencer une nouvelle année selon le calendrier Aymara. Le calendrier Aymara se divise en cycle de quatre années. Les trois premières années comprennent treize mois et un jour. La quatrième année tant qu’à elle n’a que trois mois et deux jours. Nous sommes actuellement dans la cinquième ère Aymara. Lire la suite →
C’est une ville fantôme, au bord du plus vaste désert de sel. Pas un son, sinon le hurlement des chiens ou le sifflement incessant du vent. De concert avec le froid, il creuse les traits humbles et profonds des Cholitas, ces femmes aux innombrables jupes et aux chapeaux melons. Quand elles marchent, leurs pas se font lents. Elles se balancent au rythme de cette ville du bout du monde, Uyuni.
Deux semaines bientôt que nous découvrons pas à pas la ville d’Uyuni. Les murs fragiles des maisons et des cours, le sol ensablé, le ciel bleu vif, le soleil brillant qui s’amuse avec le jeu des ombres. Nous prenons nos marques et nous lançons dans notre projet. Les allers-retours à la radio, les rencontres avec l’équipe et les hauts responsables de la ville. À travers ses nouveaux horizons, les souvenirs de notre voyage jusqu’à Uyuni se frayent un chemin et, de temps en temps, se rappellent à notre mémoire, déjà remplie d’images.
Alternatives est une organisation non gouvernementale de solidarité et de développement international fondée en 1994.
Par ses initiatives, Alternatives veut favoriser la démocratie participative, la justice sociale, des relations égalitaires entre le Nord et le Sud et la protection de l’environnement. Active au Québec et sur quatre continents, Alternatives soutient les initiatives des mouvements sociaux en faveur du respect des droits des personnes et des communautés touchées par la pauvreté,la discrimination, l’exploitation et la violence.
Les réseaux créés au fil des ans auprès de partenaires communautaires permettent un véritable partage entre les pays du Sud et du Nord et entre les pays du Sud entre-eux.