Articles classés dans 'Baobab 2007-2008' ↓

Des bermudas et des kodaks, la tradition en emballage

Auteur: Jacinthe Briand-Racine

De retour de Ségou, Djenné, Mopti, Bandiagara et Sangha en ordre, on est à l’approche de plus en plus vrai de la fin. Les légumes sur le toit sont encore en phase d’expérimentation; il y a du vert et de l’enthousiasme à continuer, mais j’ai l’impression de quitter un projet à moitié terminé, un début tout juste entâmé. Cette dernière semaine de stage passée dans les pays Dogon m’a permis un recul par rapport au projet d’agriculture et a nourrit des réflexions encore sur la pertinence de notre présence parfois imposante.
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L’aventure se poursuit

Auteur: Suzanne Brunet

Nous voilà à présent à quelques jours de la fin de notre stage. Bientôt nous partirons pour une dernière aventure ensemble, aux Pays Dogons, et déjà deux membres de l’équipe nous quitterons pour s’envoler vers le Canada ou l’Europe. Difficile d’imaginer que le projet que nous avons préparé depuis près d’un an tire déjà à sa fin. Par contre, l’aventure ne s’arrête pas là. Pour Aminata, Lala et moi, ce sera le début d’un tout nouveau projet, soit celui de parcourir le pays, et qui sait, pourquoi pas à vélo ! Il s’agit d’un projet ambitieux, mais une telle aventure gravera sans aucun doute de merveilleux souvenirs dans nos mémoires.

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Tuer la main qui nous nourrit

Auteur: Cynthia Houde

Tout le village s’était rassemblé. On attendait les hommes partis prier à la mosquée. La prière ne peut pas attendre. Nous nous sommes salué longuement, nous avons échangé nos sourires, nos poignées de main, notre nom, puis nous nous sommes assis. Regards timides, quelques mots de Bambara, quelques rires. L’ancien a parlé aux enfants et ils se sont tout de suite mis à courir derrière le coq. Nous avons alors compris que nous mangerions du poulet. Assis avec les femmes, nous avons épluché, lavé et pilé les oignons. Simple tâche qui devient vite un exploit quand tout le monde vous regardent l’air surpris et vous félicitent après à peine quelques minutes de travail. Le temps a passé, la prière s’est terminée et nous avons de nouveau échangé nos sourires, nos poignées de mains et nos nom. Les hommes étaient arrivés, la rencontre pouvait alors commencer. Assis en cercle, les femmes et les enfants derrière, le chef du village a été le premier à prendre la parole suivi du premier conseillé. Ils nous ont parlé de la culture du riz, de l’Office du Niger, des temps anciens, de leurs espoirs pour demain.

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Croire ou pas en l’Office du Niger

Auteur: Geneviève Belhumeur

Bon……. (voila un début de phrase en bon français malien)l’Office du Niger est, si je ne me confond pas, une prolongation du gouvenement malien. A voir l’intéret qu’il lui porte ca ne saura durer et ca passera vite fait au domaine du priver. Qu’est ce qu’ils font au juste? Quest ce que ca mangent en hivernage?… Bon…..L’Office du Niger a construit un barage hydro sur le fleuve Niger. Ils permettent maintenant d’irriger, à l’aide de nombreux canaux, un très grand nombre d’hectares de terre au Mali. Le voeux était que le pays devienne le grenier de l’Afrique de l’Ouest. L’idée était bonne mais ce grand projet acuse du retard dans sont dévelloppement. Pourtant, il a reçu et reçois toujours beaucoup de financement pour voir ce réaliser l’ambitieux projet.

Voici mon constat, puisque nous sommes allé sur le terrain, chose qui n’a pas été fait depuis longtemps par les principaux concernés. Il a effectivement un barrage. Il à effectivement des canaux. Bon nombres sont bouché et bien vert bientôt solide de végétation faute d’être nettoyer par sont propriétaire l’Office du Niger. Ca donne de la misère aux paysans. La loi est claire ils ne seront jamais propriétaire de leur terre. Ils devront toujours payer une lourde redevance en eau et malgré tout, cette eau ils ne la veront pas couler à flôt. Même que dans certaine zone elle n’arrive plus à permettre l’irrigation de leurs cultures. l’ON oblige la culture du riz. N’oublions pas que nous sommes en zone sub saharienne et que la culture de riz ce fait dans d’immence carré d’eau… drôle de choix. Je ne suis pas en peine de surprise dans ce pays.

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LA PROTECTION DES TERRES

Auteur: Steeve Bouchard

Nombreux sont les facteurs favorisant la désertification. Les précipitations se raréfient, l’hivernage survient tardivement et le désert gagne du terrain. Le comportement humain dans ces actions individuelles et illogiques contribue activement à l’accélération du phénomène. Il est, dans une vision respectueuse, désastreux de raser une forêt ou de concéder des terres fertiles à des fins immobiliers. La mise en place d’un programme de zonage réglementerait stratégiquement le territoire malien. Selon les besoins, plusieurs types de zonage tel le zonage agricole, résidentiel, commercial ou industriel peuvent apparaître. Dans l’optique d’une vision à long terme, seul la vocation naturelle et les caractéristiques physiques du territoire dictent le découpage. De la sorte les terres cultivables sont utilisées correctement. De plus l’aménagement et la protection d’écosystèmes sont assurés. La moindre trace de végétation agit comme un oasis en abritant une activité organique précieuse. Sous la menace progressive de l’assèchement du sol cela prend tout son sens.

Des histoires d’horreur en souriant

Auteur: Jacinthe Briand-Racine

Tout d’un coup, j’ai comme l’impression que le voyage est devenu urgent, qu’une pression m’empêche de prendre avec un grain de sable qui s’excuse le manque d’énergie et les interminables temps assis à attendre. Tout d’un coup, un jardin sur le toit et l’enthousiasme des projets connexes qu’y s’y greffaient se sont multipliés par quinze, tandis que l’humeur légère s’est un peu assombrie, la conscience un brin plus critique, peut-être inutilement pessimiste. Tenter de rester dans le positif et l’ouverture pour encourager la transparence et voir l’optimisme aussi.

D’un coup au senti trop réfléchi, jailli une motivation à produire de l’imagination, un discours qui voudrait savoir être honnêtement rassurant, un remerciement sans les mots ni la connaissance de la langue pour le dire plus fort, un encouragement qui porterait et un rapport filmé ou écrit, ou les deux, qui choquerait assez pour brasser le changement là où ça se décide. Ça semble tellement loin là où ça se décide. Egoiste et corrompu derrière un office à grands budgets détournés, à grands titres climatisés.

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La dictature règne à Niono

Auteur: Suzanne Brunet

Nous revenons tout juste d’un périple de quatre jours en brousse, soit à Niono, un point chaud au Mali du point de vue politique. Au cours de cette fin de semaine extraordinaire, nous avons été surpris par une tempête de sable, nous nous sommes douchés en compagnie d’une colonie de cafards, nous avons dormi dans un sauna, nous avons pilé des oignons avec les femmes non sans déclancher des éclats de rires et divertir tout un village le temps d’un après-midi, nous avons nagé dans le fleuve Niger sous les regards interrogateurs des passants… toutefois, mon blog ne porte pas sur ces événements cocasses, certes, mais dénués de sens devant l’ampleur de la situation que nous avons rencontré là-bas. « Le Mali, c’est la démocratie, » nous répétait sans cesse le vieux chez qui nous logions, « mais Niono c’est la dictature. » Là où les gens meurent de faim et où la désertification est un problème sérieux, on rase des vergers luxuriants pour y construire des maisons que personne n’aura les moyens d’acheter, on force les paysans à cultiver du riz alors qu’ils souffrent de malnutrition, on exige d’eux des sommes exorbitantes pour irriguer leurs terres, mais on omet d’entretenir les canaux ce qui cause la perte des récoltes, mais n’exempte pas les gens de payer la redevance…

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A Rooftop Garden, A Multimedia Studio, and A Social Café…coming soon to Radio Kayira!

Auteur: Elnasser Amin

So I’m back in Mali!

Here’s the deal, Alternatives Canada and Radio Kayira thought that it would be nice for me to return to Mali to complete the projects that I have started. As well, two teams of Canadian interns have joined in the fun.

Team 1, also known as team Baobab, will be creating a rooftop garden at the radio, all the while learning about agriculture here in Mali and creating awareness on better eating habits within a Malian Diet.

Team 2, also know Team Radio, will be working at Radio Kayira to strengthen and enhance the communication and technology sector of the radio. They too will be on an awareness campaign of understanding the Malian culture and relating it to the fact that they are Rwandan refugees returning to Africa for the first time.

I myself have my hands full in trying to launch a Social Café that is intended to bring about a forum for open debates on hot political issues. For example: Monsanto is making a bid to move into the country and start disseminating its products. Few people know what GMO’s are really all about, the café is an environment to discuss the issue and be better informed on the choice.<

As well, my work in the radio station is going full throttle. Since I was last at Kayira almost all of the departments have grown and become more effective. I am simply running with the team and seeing how the radio network can get even better. Amongst my especially favourite projects is the multimedia studio. It is almost ready to peak; material is in place, the team has learned the equipment, and now it is time to produce content. So I guess that is what I’m doing back in Mali!

Love 2 u all,

Elnasser

Comme un orteil en kutex rose

Auteur: Cynthia Houde

Comme un orteil en kutex rose, comme une cerise au milieu de la salade de fruit, comme un cheveu dans une soupe au pois, comme une tache de vin sur une blouse blanche, comme la dent qui manque sur la photo scolaire, comme un bouton au milieu de la face, j’étonne, jefait rire, je fait chanter, je fait crier, je dégoûte et je dérange, tout ça pour une peau blanche.

Mes yeux s’ouvre sur Bamako un peu sécher par le ventilo. Je prends tout l’air que je peux contenir pour accepter cette différence. Puis après c’est bon je peux m’activer. Une fois mes pieds en marche, il ne faut pas que je sois pressée. Toutes les occasions sont bonnes pour m’arrêter. Et lorsque vient le temps de partir vaut mieux le prévoir d’avance ou s’armer de patience. On peut toujours savoir quand on arrive mais on ne peut jamais savoir quand on repart. Puis le soleil suit sa course et le mercure du termomètre aussi. La faim se creuse et la patience commence à m’étouffer. Cependant rien ne sert de m’inquiéter, il y aura toujours quelques poignées de riz et des morceaux de poisson frit. Le soleil, lui qui ne m’a pas attendu, commence à descendre et heureusement le mercure le suit de loin. Je monte finalement sur le toit où les chants et la danse m’aident à oublier que la journée vient juste de commencer. Puis je me souviens que grâce à eux nous semons de l’espoir. Je rentre à la noiceur, le coeur plus léger puisque pendant un moment j’ai réussis à oublié le bouton au milieu de la face, la dent manquante sur la photo scolaire, la tâche de vin sur la blouse planche…

Les maliennes

Auteur: Jacinthe Briand-Racine

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On nous appelle les maliennes. Parce qu’on a pas encore le palu…sauf fakoli, mais lui est malien aussi parce que même s’il est mou, il est très drôle et survit malgré tout à la déshydratation…parce qu’on sait presque mettre notre main entière dans la bouche sans que le riz en déborde de façon trop grossière, et parce qu’on répète à journée longue Agnaamalibaaa… la chanson préférée de Korodjio, avec un accent qui trompe notre blancheur. Je pense qu’ils disent ca, mais que quand les rires retentissent on se moque un peu en fait. Gentiment mais quand même. C’est pas long et pas très compliqué de devenir malienne et pourtant, j’en suis encore a apprendre la centième façon de dire bonjour, comment va ta femme? Et si les maliens habitués aux toubabous de la ville, aux treckers en chemises trop blanches, sont tout surpris de voir qu’on a survécu à une fin de semaine en brousse, se réjouissent de nous voir curieux et nous trouvent maliennes, ils ne savent pas a quel point leurs réponses deviennent d’autres questions informulables.
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