120: voilà le nombre d’élèves d’une des nombreuses classes où nous allons enseigner. 8: le nombre d’ordinateurs que nous pourrons installer dans une des deux salles informatique. Au total donc, 16 ordinateurs pour pas moins de 1600 étudiants (il y a en probablement davantage, mais pour ne pas trop se décourager on a simplement cesser de compter). Et bien sûr, 6 stagiaires/enseignants, et une remplaçante.
École Biyem Assi et élèves
Je trouve d’importance majeure de mentionner que les salles où nous allons installer le matériel informatique ne sont pas plus grandes que ma chambre à coucher, rue St-Denis, soit près de 3 mètres carré. À titre indicatif, on retrouve dans ma chambre un lit double et une commode (mon bureau étant trop grand, j’ai été obligé de l’entreposer dans une autre pièce).
Mais je vous rassure l’école est charmante, les profs accueillants et les élèves adorables….
Pour satisfaire les professeurs francophones et les professeurs anglophones, les directeurs de la matinée et les directeurs de l’après-midi, les étudiants du groupe A et les étudiants du groupe B, et bien entendu l’horaire déjà établis de tous les niveaux d’enseignement -CP1, CE1, CE2 CM1-, nous avons du remuer nos méninges pendant une journée complète afin de créer une planification sensée. Maintenant que cette première étape est réalisée, il ne nous reste plus qu’à faire valider cette proposition par l’organisme Protège QV qui assure le lien entre l’école primaire et les stagiaires, puis ensuite les professeurs francophones et les professeurs anglophones, les directeurs, etc. et le tour sera joué! Nous commencerons alors l’installation des ordinateurs et débuterons ensuite les cours. Yé!!
Cette fin de semaine durant la formation sur les médias alternatifs donnée par Santiago Bertolino, les stagiaires ont pu mettre en pratique l’usage des différents médiums de la technologie de l’information et des communications tels que la photo, la vidéo, et le journalisme écrit. Voici le montage vidéo du groupe Cameroun.
Une bonne partie des activités du Forum social des Amériques (plus d’une dizaine) porte sur les activités minières et leur impact sur l’environnement, les communautés installées aux alentours des lieux d’extraction, et le climat de peur qui règne dans les communautés qui manifestent contre les entreprises extractives. Des affiches sur le territoire du Forum avertissent les participants que certaines entreprises minières espionnent les ateliers. Le vendredi 10 octobre, un tribunal populaire sur les activités des transnationales jugera le cas de certaines entreprises minières.
The ADB in Bangladesh: A Look Back or A Leap Backward?
A Critical Appraisal of the ADB’s Achieving Results Together: 25 years with the Bangladesh Resident Mission
VOICE
Dhaka, Bangladesh – April 2008
After the World Bank and the Japanese Government, the Asian Development Bank (ADB) is the third largest donor in the Asia-Pacific Region, lending an average of US $5 – $6 billion a year to its developing member countries1. As one of these counties, Bangladesh has always ranked as one of the top borrowers, receiving an average of US $ 362 million per year between 2002-20062. In terms of gross Official Development Aid, the ADB is one of the biggest donors to Bangladesh, surpassed only by the World Bank3. Where has this money gone since the institution of the Bangladesh Resident Mission (BRM), the Bangladesh branch of the ADB, in 1982? What progress has been made, what development accomplished? Those seeking answers to this question must certainly look to the ADB itself.
Last year, the ADB published a report, Achieving Results Together: 25 years with the Bangladesh Resident Mission, painting a rosy picture of its development projects in Bangladesh over the last quarter century. But can we take their rendition at face value? In this brief review, we will examine some of the realities behind the ‘results’. Lire la suite →
*** L’article suivant est écrit par la secrétaire permanente et bénévole à PROTEGE QV au Cameroun, Annie Mireille Djembia.
(Photos: Mélanie Hughes)
La journée internationale de la femme est un évènement qui permet aux femmes de faire le point sur leurs activités professionnelles et leur vie au foyer. De part le monde, elle se célèbre le 08 mars de chaque année et suscite des rencontres, de réunions et des échanges. Au Cameroun, bien qu’elle a commencé à se célébrer seulement depuis 1986, elle n’a pas laissé les femmes indifférentes. Elles y ont pris part au maximum pour le bon fonctionnement de cette journée. Déjà, cette 23ème journée avait pour thème: « Investir pour la femme et la jeune fille ».
L’histoire se prolonge comme les ombres qui s’allongent, alors qu’il fait bon de rentrer chez soi, toute l’ardeur du jour qui retombe, avec les rayons de la boule qui plombe, la boule de plomb qui fait vaciller les hommes, les âmes. La route ne mène pas nécessairement nulle part pour que l’on fasse des rencontres marquantes, ma route me mène à marcher beaucoup, sans que jamais je ne me sente las de sentir les même parfums chaque jour et encore. On pourrait rêver de décrire l’exotisme du voyageur, mais je n’ai pas d’aventures ‘exotisantes’, je n’ai pas d’histoires rocambolesques à décrire, je n’ai que des textures à modeler, des senteurs à faire imaginer, des visions la nuit que je garde pour moi, des questionnements dont je ne peux m’extirper. Seul face aux jours, je partage mes paroles avec les autres, je ne suis pas allé voir les girafes, ça ne m’intéresse pas beaucoup, je ne suis pas allé me promener loin dans la brousse, je ne sens pas que c’est ce que j’ai à faire ici, je n’ai pas pris de temps beaucoup pour moi, car d’une certaine façon, comme je l’ai entendu dire à maintes reprises, ici en Afrique l’individu n’existe pas, il n’a sa place que dans un ensemble que l’on désigne comme la société en général. Ici je suis quelqu’un d’autre, dans la foule, avec son rôle qui se cherche, mais un rôle qui dans le quotidien finit toujours par trouver un sens, répétitif, nouveau ou encore difficile à saisir. La solitude se vit entourée, le travail se passe dans un dérangement constant, de coupures, de salutations, de politesses sur la douceur de la nuit, la chaleur des jours, du temps clément ou pas, des aléas de la santé, de la chance ou des malheurs. La plupart du temps, les malheurs ne sont pas évoqués, on parle plutôt de ce qui va bien, avec toujours ce grand sourire débordant, ce sourire qui évoque le prêt à rentrer en contact avec d’autres, le sourire qui ressemble à un je suis ici, tu es là, nous sommes ensemble. L’expression nouvelle pour moi mais elle veut tout dire : « Nous sommes ensemble ».
C’est vrai, c’est ce rire qui permet de vivre avec les autres, car sans l’allégresse, il n’est pas vraiment possible de vivre avec une telle promiscuité, les dents dans le vent, c’est le passeport pour des contacts humains plus humains que le reflet de l’homme dans l’eau, plus réels que la lumière déchirante, plus compréhensibles que toute l’incompréhension des jours à venir et de l’insécurité d’un avenir à la dérive.
Alternatives est une organisation non gouvernementale de solidarité et de développement international fondée en 1994.
Par ses initiatives, Alternatives veut favoriser la démocratie participative, la justice sociale, des relations égalitaires entre le Nord et le Sud et la protection de l’environnement. Active au Québec et sur quatre continents, Alternatives soutient les initiatives des mouvements sociaux en faveur du respect des droits des personnes et des communautés touchées par la pauvreté,la discrimination, l’exploitation et la violence.
Les réseaux créés au fil des ans auprès de partenaires communautaires permettent un véritable partage entre les pays du Sud et du Nord et entre les pays du Sud entre-eux.