Articles classés dans 'Économie' ↓

Downtown Bamako

Auteur: Andréanne Chevalier

Le Grand Marché se trouve au centre-ville de Bamako. Le nom est assez explicite, inutile d’en rajouter. Outre sa dimension, il se distingue par l’activité qui s’y déroule – nous sommes au centre de la ville, près des hôtels, des édifices gouvernementaux ; près du monde avec de l’argent, quoi ! La balade au Grand Marché n’a donc rien de romanesque et je dirais même (en mon nom personnel), rien de bien agréable. Sollicités de toutes parts, même un jour calme devient vite étouffant. Bon, on y retrouve des choses étranges et amusantes qui rendent l’expérience intriguante : têtes de singe et autres animaux séchés pour des concoctions magiques, des hommes qui ont l’air transpercés de bord en bord par des cornes…Cependant, dans l’ensemble, on y vend partout les mêmes trucs : des objets en plastique, quelques fruits, des vendeuses de pâte à dents (!!!), des vêtements au style occidental probablement faits en Chine…

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Sewing the labels of discontent

Auteur: Peter Farrell

Taking a stroll through the endless clothes racks of a Canadian mall is generally not a terribly enlightening experience. For some, it’s a chance to pass a carefree day with their friends, for others its an opportunity to to update their wardrobe with the hottest brands and styles, and yet for for others its merely a necessary evil- a trip to buy new clothes for their children or for work. Whatever it is that draws us to go clothes shopping, it is a fairly repetitive ritual based on labels. We scan the racks to find something appealing, first we check the brand label, then we check the size label, then the price label, and finally we might even check the washing instructions label.

These labels tell us a lot about how the article of clothing will affect our lives. The brand tells us what other people will think of us, the size tells us how it will hang from our body, and the washing instructions tell us if our day to day routine will now require regular visits to the dry cleaner. But of all the labels that we might find on their clothes, we are unlikely to find one that tells us how the garment has affected the lives of others. Country of origin labeling may indicate the point of production for any particular pair of pants or t shirt, but it says precious little about the true origins of a garment. This truth is hidden behind the vague understanding that labour rights are far from universal in much of the world, but that country of origin alone is not enough to decipher the conditions under which our clothes are made. Ultimately, the truth is tucked away as if behind the curtain of a change room down some dark corridor where no one dares to venture.

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Le forum social, c’est aussi des manifestations : les accords commerciaux sont dénoncés.

Auteur: Thomas Chiasson-Le Bel

Par Thomas Chiasson-LeBel

En plus d’être un espace d’échange entre les mouvements sociaux, le Forum social des Amériques (FSA) a également été une occasion pour certains mouvements sociaux de donner du poids à leurs actions en invitant des organisations d’autres pays touchés par les mêmes problématiques à y participer. Dans le programme du Forum, cinq manifestations étaient annoncées pendant les 6 jours du forum. L’une d’elles a attiré beaucoup d’attention puisqu’elle concernait les négociations commerciales avec l’Union européenne, négociation qui concerne tous les pays d’Amérique centrale.  Retour sur les motifs d’une action.

manif anti ada devant hôtel bonne

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Au FSA, les entreprises minières sont jugées, pendant ce temps…

Auteur: Thomas Chiasson-Le Bel

Une bonne partie des activités du Forum social des Amériques (plus d’une dizaine) porte sur les activités minières et leur impact sur l’environnement, les communautés installées aux alentours des lieux d’extraction, et le climat de peur qui règne dans les communautés qui manifestent contre les entreprises extractives. Des affiches sur le territoire du Forum avertissent les participants que certaines entreprises minières espionnent les ateliers. Le vendredi 10 octobre, un tribunal populaire sur les activités des transnationales jugera le cas de certaines entreprises minières.

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The ADB in Bangladesh: A Look Back or A Leap Backward?

Auteur: Parker Mah

The ADB in Bangladesh: A Look Back or A Leap Backward?

A Critical Appraisal of the ADB’s Achieving Results Together: 25 years with the Bangladesh Resident Mission

VOICE

Dhaka, Bangladesh – April 2008
After the World Bank and the Japanese Government, the Asian Development Bank (ADB) is the third largest donor in the Asia-Pacific Region, lending an average of US $5 – $6 billion a year to its developing member countries1. As one of these counties, Bangladesh has always ranked as one of the top borrowers,  receiving an average of US $ 362 million per year between 2002-20062. In terms of gross Official Development Aid, the ADB is one of the biggest donors to Bangladesh, surpassed only by the World Bank3. Where has this money gone since the institution of the Bangladesh Resident Mission (BRM), the Bangladesh branch of the ADB, in 1982? What progress has been made, what development accomplished? Those seeking answers to this question must certainly look to the ADB itself.
Last year, the ADB published a report, Achieving Results Together: 25 years with the Bangladesh Resident Mission, painting a rosy picture of its development projects in Bangladesh over the last quarter century. But can we take their rendition at face value? In this brief review, we will examine some of the realities behind the ‘results’.
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News from the front

Auteur: Parker Mah

The price hike of rice and other essential food products, like edible oil, lentils and flour, continues to hit hard in Bangladesh as in other Asian countries. The rice price is now around 35-36tk per kilo, a twofold increase from the same time last year and out of reach for many lower- and middle-class families. Thousands stood in queues for hours waiting for their chance to purchase rice at 25tk per kilo at fixed-price shops around the city, but huge crowds and low supply meant that many went home empty-handed.

Farmers selling boro before harvest for pittance to survive

Middle-class, limited income group grapple with prices

Supply exhausts too fast for huge rush

Asia hit by soaring rice prices

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La coopération internationale est-elle une pratique néo-coloniale ?

Auteur: Daniel Roy Torunczyk Schein

« Vous faites de nous des monstres, votre humanisme nous prétend universels et vos pratiques racistes nous particularisent.»
Jean Paul Sartre

 

L’accumulation sans fin du capital :
En 1492, grâce à la conquête de l’Amérique, l’Espagne devient la puissance européenne et les populations périphériques, non occidentales, non blanches et non chrétiennes entrent dans l’histoire moderne comme des peuples inférieurs et subordonnés dans la structure du pouvoir mondiale. À partir de la fin du XV ème siècle, le saccage de ressources d’or, d’argent, l’instauration du travail esclavagiste des indigènes en Amérique par l’Espagne, puis l’avènement du marché mondiale de la traite négrière transatlantique (1) en Afrique par le Portugal pour travailler dans les plantations de coton, de sucre, de cacao, et dans l’extraction d’or et d’argent, permettrent la naissance d’un «système monde Européen/euro-nord américain moderne/colonial capitaliste/patriarcal» (Grosfoguel 2002).

Ce premier cycle de l’hégémonie ibérico-génoise se déploie du XV ème siècle jusqu’à la fin du XVII ème siècle. Mais l’accumulation du capital primitif ne fut pas seulement un processus d’exploitation économique, elle fut aussi culturelle et sociale, où le discours de supériorité raciale occidentale joua un rôle fondamental pour légitimer moralement la mission colonisatrice et établir une hiérarchie entre des peuples supérieurs et d’autres inférieurs. Cet aspect racial constitua une dimension fondamentale dans la naissance du système capitaliste, laquelle reste encore présente dans les enjeux géopolitiques actuels (la guerre contre le terrorisme, l’immigration, la division du travail mondial, le développement, etc.). Lire la suite →

Le ras-le-bol des camerounais/ses!

Auteur: Mélanie Hughes

27 Février, 2008- Yaoundé

 

Pourquoi le peuple camerounais en a plein son casque?

 

Une manifestation commence à faire crainte à Douala et une tension civile fait remonter les poils de bras à Yaoundé. Que ce passe t’il? Il y a un ras-le-bol, un  »enough! » au Cameroun et le déclencheur a été la grève des taxis, motos taxis, bus et véhicule d’usage personnel qui a commencé le 25 Février, 2008. Le rythme du tambour protestataire a déclenché à l’ordre du Collectif des syndicats des transports urbain et interurbain du Cameroun qui ont déclaré une grève pour la baisse du prix de carburant à 537Fcfa, qui est maintenant à 600 Fcfa.

 

On comble le déficit budgétaire en allant dans les poches des plus pauvres au pays ?

 

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Global Economic Justice Forum 2008, Dhaka

Auteur: Parker Mah

Young Protesters

Le Global Economic Justice Forum s’est terminé à Dhaka la semaine dernière sur une note optimiste, après trois jours intensifs de séminaires et audiences publiques qui avait pour but de provoquer un dialogue sur les différents enjeux reliés à la mondialisation et de renforcer la lutte pour la justice économique au Bangladesh et ailleurs.

Le Forum a débuté le 26 Janvier à la place Rabindro Sarovar, au bord du lac Dhanmondi, avec une manifestation pacifiste, une parmi plusieurs ayant lieu simultanément partout sur la planète lors de l’Appel Mondial à l’Action lancé par le Forum Social Mondial.

The crowd charges

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Chroniques de Niamey, Réflexions sur le développement, Observations paysannes

Auteur: Xavier Leroux

En raison de tout ce qui m’habite et me transperce jour après jour, pour écrire car mes yeux ne pourront se souvenir de tout, afin de comprendre un peu plus mes propres réflexions nocturnes sous le ciel du Sahel, pour balancer le pessimisme des des jours avec l’optimisme grandissant de ce qui s’offre déjà à nous, pour vous choquer un peu et vous faire réfléchir sur notre monde injuste et la source de nos richesses, pour faire de la lumière dans la nuit, je présente ici un très long article mûri et travaillé pendant les dernières semaines. Si vous passez à travers, vous aurez fait preuve de votre ouverture d’esprit, dans le cas contraire, arrêtez vous maintenant il serait inutile de lire partiellement. Salaam. Xavier

(Selon la FAO, au Niger, près de 32% de la population est sous-alimentée: 3,7 milions de personnes. 66% de la population rurale est pauvre. L’espérance de vie est de 46 ans. 262 enfants sur 1 000 meurent avant l’âge de 5 ans. Près de 40% d’entre eux présentent des retards de croissance. 36% d’entre eux souffre d’insuffiance pondérale. Plusieurs enfants souffrent de déformations de la bouche et du visage, en raison de la maladie du noma causée par des carences en vitamine A, qui cause également la cécité crépusculaire. Le Niger importe près de 211 548 tonnes métriques de céréales par année, pour un total de près de 35 785 000 $. Le problème de la production agricole est énorme et la hause des rendements un défis de taille. Le climat pour l’agriculture est aride. Voir la carte satellite.) http://www.fao.org/countryprofiles/Maps/NER/19/im/index.html

 

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(Le riz, aliment importé de base. Pourtant, la principale culture ici est le mil)

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(La production agricole: il est possible de produire davantage par l’amélioration simple des systèmes paysans et par la production de cultures de rente répondant à la demande des marchés locaux et régionaux)

Toutefois le développement international est un processus complexe. Les enjeux sont nombreux. Celui du secteur agricole représente pourtant un grand potentiel pour la lutte contre la pauvreté et la faim. Le développement de l’agriculture demeure souvent en marge des grands projets de développement qui s’intéressent particulièrement à la bonne gouvernance et aux développements de la société civile. Il est temps de donner une plus grande place au développement agricole, pour l’optimisme d’un développement plus égalitaire et concernant le monde rural, trop souvent oublié.

1) Réflexions/chroniques de Niamey. 2) Pessimisme & Optimisme sur l’aide internationale: de la traite négrière à l’abolition de l’esclavage, de l’extraction des ressources naturelles à l’aide internationale – Le Développement, un concept abstrait. 3) Le commerce équitable, ou la récupération du concept pour le commerce de l’équitable: un système insuffisant. 4) Du système provisoire du GATT à l’OMC, en passant par les accords commerciaux bilatéraux: présentation d’un projet de John Maynard Keynes qui n’a pas vu le jour, l’Organisation Internationale de Compensation. 5) La journée nigérienne du paysan ou les revendications paysannes d’une majorité. 6) Les progrès de la recherche agricole publique et ma visite de l’Institut International de Recherche sur les Cultures des Zones Tropicales Semi-Arides, l’optimisme du développement revu et corrigé.

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