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	<title>Stagiaires d'Alternatives &#187; Droit</title>
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	<description>Le blog des stagiaires d'Alternatives</description>
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		<title>De jeune fille à jeune mère</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Aug 2011 23:43:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AnneT</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
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		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Yanez Cossio 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Équateur]]></category>
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		<description><![CDATA[Nous l’avons suivi dans une petite maison faite de planches de bois espacées, d’un plancher de terre et d’un toit en tôle.  Il y avait deux jeunes filles avec leurs maris et cinq enfants.  Nous nous apprêtions à commencer une entrevue avec ces deux jeunes femmes.  Elles tenaient chacune un poupon dans leurs bras. On [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous l’avons suivi dans une petite maison faite de planches de bois espacées, d’un plancher de terre et d’un toit en tôle.  Il y avait deux jeunes filles avec leurs maris et cinq enfants.  Nous nous apprêtions à commencer une entrevue avec ces deux jeunes femmes.  Elles tenaient chacune un poupon dans leurs bras.<br />
On demanda à une des sœurs :<br />
- « Quelle est ton opinion sur la grossesse de ta soeur de 15 ans » ?<br />
- « Je trouve ça normal. »Répondit-elle.</p>
<p>Normal ? Qu’est-ce que cela veut bien dire ? Que c’est normal d’avoir un enfant à cet âge ? Que c’est commun ?  Qu’elle ne voit rien qui pourrait poser problème au fait d’avoir un enfant à cet âge ? Que cela est souhaitable ?</p>
<p>Johanna est tombée enceinte à quinze ans.  Aujourd’hui elle a seize ans et son fils a cinq mois.  Elle a huit sœurs, dont plusieurs ont eux des enfants à un très jeune âge.  En discutant plus longuement nous apprenions que la mère de Johanna était partie de Santo-Domingo depuis un an et son père ayant des problèmes de consommation d’alcool, était complètement absent.  Les sœurs s’offrent donc entre elles, le support dont elles sont capables.  Pour Johanna, son enfant est « un cadeau de Dieu » certes, mais dans quelles conditions de vie son petit grandira-t-il? Dans quelles conditions de vie grandira-t-elle, elle aussi, cette jeune fille de 16 ans ?</p>
<p><span id="more-2188"></span></p>
<p>L’Équateur est un des pays d’Amérique du Sud avec le taux le plus élevé d’adolescentes enceintes. Parmi ces jeunes filles, 11% de celles ayant complétées leurs études secondaires ont eu des enfants durant leur adolescence.  Chez celles n’ayant aucune éducation, ce taux s’élève à 43%.</p>
<p>Johanna a son secondaire deux.  Elle espère pouvoir terminer ses études à distance l’an prochain.  En ce moment, son copain pourvoit à ses besoins et à ceux de son fils.  Cette situation de dépendance est très commune en Équateur, et a un impact encore plus important sur la vie des adolescentes enceintes.  Jeunes, sans revenu propre, sans éducation ; ici, ces conditions engendrent souvent un cercle de pauvreté se reproduisant de génération en génération.</p>
<p><a href="http://www.stages.alternatives.ca/wp-content/2011/08/Sin-título-831.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2199" src="http://www.stages.alternatives.ca/wp-content/2011/08/Sin-título-831-300x198.jpg" alt="" width="262" height="152" /></a></p>
<p>Quand les droits précèdent la justice</p>
<p>Ici, les normes sociales sont encore plus fortes que les droits.  S’il y a de l’éducation sexuelle obligatoire au secondaire en Équateur, il est incontestable que les moyens de contraception sont sous-utilisés chez les jeunes.  S&#8217;il les femmes ont un droit sur leur corps et de décider du nombre d&#8217;enfants dont elles souhaitent avoir, leur capacité de revendiquer ces droits dans leur société est encore réprimé.</p>
<p>Tabous ? Refus du partenaire ? Craintes ?  Les jeunes filles vivant dans les milieux défavorisés et ayant peu d’éducation sont les plus susceptibles d’être prisonnières de cette culture du silence, de soumission et de manque d’informations.  Leurs droits de décider de leur corps sont donc bafoués par la société, par leur propre communauté.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui en Équateur, on veut les responsabiliser, les aider à planifier leur vie.  Le gouvernement crée des programmes axés spécifiquement sur la planification familiale de ces jeunes.  Parfait !  Mais il faut aussi responsabiliser la société.</p>
<p>En discutant avec le groupe de stagiaires ce midi, un constat s’est établi : ce sont aussi les parents qui devraient recevoir des ateliers sur l’éducation sexuelle pour leurs enfants.</p>
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		<title>Vidéo Distorsion, soirée distordue de médias alternatifs</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Nov 2010 06:17:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>KaterineM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Événements]]></category>

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		<description><![CDATA[DES FILMS D&#8217;ICI ET D&#8217;AILLEURS SUR LA LUTTE SOCIALE ET LA RÉSISTANCE CE MOIS-CI SPÉCIAL PALESTINE Pour contrer le torticolis médiatique ambiant VIDÉO DISTORSION vous propose un traitement-choc de quelques torsions, contorsions et distorsions audio-visuelles curatrices.VIDÉO DISTORSION est une soirée de projections vidéo engagées et de débats éclectiques né d&#8217;une initiative de jeunes cinéastes engagés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-medium wp-image-1570" title="Vidéo Distorsion" src="http://www.stages.alternatives.ca/wp-content/2010/11/VD4grandformat-300x231.jpg" alt="Vidéo Distorsion" width="300" height="231" /></p>
<p>DES FILMS D&#8217;ICI ET D&#8217;AILLEURS SUR LA LUTTE SOCIALE ET LA RÉSISTANCE</p>
<p>CE MOIS-CI <strong>SPÉCIAL PALESTINE</strong></p>
<p>Pour contrer le torticolis médiatique ambiant VIDÉO DISTORSION vous propose un traitement-choc de quelques torsions, contorsions et distorsions audio-visuelles curatrices.VIDÉO DISTORSION est une soirée de projections vidéo engagées et de débats éclectiques né d&#8217;une initiative de jeunes cinéastes engagés désireux de créer des alternatives éducatives dans un monde propagandiste.</p>
<p>Vidéastes de la relève et d&#8217;autres plus expérimentéEs se rassemblent depuis avril dernier pour nous concocter un mélange explosif à saveur de l&#8217;actualité. Le 17 novembre prochain se tiendra la quatrième séance de projection où un spécial sur le Forum mondial de l&#8217;éducation qui se tenait du 28 au 31 octobre dernier en Palestine sera présenté;</p>
<p>Le Forum social de l&#8217;éducation est une première initiative visant à créer un levier de résistance pour contrer les politiques du gouvernement israélien dans le contexte du conflit israélo-palestinien. L&#8217;éducation serait le premier pas pour  briser le fil de la haine. Ainsi converge les réseaux militants des domaines de l’Education, de la défense des droits des Palestiniens et des mouvement sociaux altermondialistes.</p>
<p>Alternatives était au rendez-vous avec, en son équipe, les cinéastes Santiago Bertolino et Steve Patry de la coop Funambules Médias qui nous présenterons leurs créations chocs.</p>
<p>D&#8217;autres films décapants seront présentés dont un montage vidéo d&#8217;une manifestation tenu par le Collectif pour un Québec sans pauvreté qui se tenait le 22 septembre dernier à Québec où ce sont rassemblé plus de 250 personnes autour du parlement pour dénoncer le faux plan de lutte à la pauvreté du gouvernement Charest, en continuité avec la campagne RETOUR À L&#8217;EXPÉDITEUR.</p>
<p>C&#8217;est avec hâte qu&#8217;on vous convie à cette quatrième édition de Vidéo Distorsion;</p>
<p>QUAND: mercredi 17 novembre · 20:00 &#8211; 23:30</p>
<p>OÙ: Bar l&#8217;Alizé, 900 rue Ontario Est, métro Berri-Uqam</p>
<p>Au plaisir d&#8217;entendre vos réactions!</p>
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		<title>&#171;&#160;&#8230;Du sein d’une femme a coulé un désert de sel&#8230;&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Jul 2010 18:51:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc-AndreBl</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Bartolina - 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Bolivie]]></category>
		<category><![CDATA[Colonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[  Plusieurs tergiversent sur le vocabulaire a utiliser pour nommer le changement en cours en Bolivie. S’agit-t’il d’une révolution? Il y a là matière à débat de théoriciens et de références. Une révolution se limite t’elle à une transformation profonde des fondements politiques et économiques. Á un renouvellement de  ses élites? Doit-elle être violente ou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-1427" title="P1010119" src="http://www.stages.alternatives.ca/wp-content/2010/07/P1010119-168x300.jpg" alt="P1010119" width="168" height="300" /></p>
<p> </p>
<p>Plusieurs tergiversent sur le vocabulaire a utiliser pour nommer le changement en cours en Bolivie. S’agit-t’il d’une révolution? Il y a là matière à débat de théoriciens et de références. Une révolution se limite t’elle à une transformation profonde des fondements politiques et économiques. Á un renouvellement de  ses élites? Doit-elle être violente ou impulsé par le bas, c’est-à-dire le peuple? Les avis divergent et les mots se font hésitants à définir ce qui se <span id="more-1426"></span>produit ici. Pour le signifier, on parle simplement de changement (cambios). Au Venezuela, on l´appel familièrement processus. Par ces mots, on pointe une réalité diffuse dont on laisse le privilège de l’analyse à d’autres. On signfie simplement sa foi envers ce changement possible que l’on nomme aussi développement, dignité. Dans les officines politiques, on ne parle pas à l’aide des catégories héritées du marxisme. On ne propose pas de grandes eschatologies propres à remplacer le capitalisme. Parfois on fustige l’impérialisme et on accuse les vieilles oligarchies parasitaires. On interpèle aussi quelques icones et slogans révolutionnaires. « Hasta la Révolucion Siempre » clament quelques affiches ou la figure du président cotoie celle du Che. En fait, le changement dont il est question rappel une variation sur un air connu. Ce vent de politiques sociales financées par la nationalisation partielle ou complète de ressources naturelles ainsi que par des investissements dans des secteurs stratégiques porte un charmant sobriquet produit par l’imagination sans borne des spécialistes de la banque mondiale : dévelopement par substitution des importations. Les moins technocrates diront avec mépris populisme. Terme vide par lequel les commentateurs du nord nomme avec condescendance les régimes qui, sensiblent à la misère populaire et l’inégalité des coditions, donnent un contenu politique au vivre ensemble. Ils préfèrent ces élites « éclairées » qui ne sont d’aucune façon liées à la satisfaction des demandes populaires.  </p>
<p>Parfois, le changement se matérialise devant nos yeux à travers des scènes ordinaires ou  semblent se agir une véritable révolution. Les coeurs sensibles sont alors promptes à en finir avec les débats théoriciens. Il me revient en tête les passages de contemplation enthousiaste décrit par George Orwell dans son hommage à la Catalogne. Alors soldat des brigades internationales engagés dans la milice trotkiste du P.O.U.M. lors de la guerre civile d’Espagne, il observe avec stupeur la matrice d’une nouvelle société. Un enthousiasme étonnant de la part du romancier qui, quelques années plus tard, dépeindra la fresque totalitaire qu’est 1984. À cet époque, le fascisme est encore loin d´emporter la victoire. Du moins, on ignore sa progression et les puissantes alliances qui permettront sa victoire. Là-bas, en Catalogne, les églises ne sont plus que des ruines fumantes ou des baraques d’armement. Les militaires sans rang et vêtu en haillons, avec leur bonet et leur foulard rouge, n´obéissent à aucune hiérarchie. Tous rêvent d’avoir la chance d’en finir avec quelques franquistes à l’aide de leur canon vieux de la guerre franco-prusse. Partout on s’appelle camarade et frère. On réitère par la forme l’égalité. On se traite en paire. Une multtitude de détails, parfois anodins, dépeignent la scène d’une expérience collective unique. La fièreté éveillée de l’ordinaire, du modeste débarassé de la tyrannie. Cette tyrannie sans visage de la privation, de l’humiliation, de la soufrance organisée et de l’effacement publique des simples travailleurs et campesinos. Le romancier ne discerne plus dans ce qu’il voit l’illusion de la réalité. Pourtant, il a toujours eu ce doute persistant concernant l’éventualité d’un autre hommes, ce héros des grandes espérances. Un doute qu’écarte la générosité des modestes au temps des grands sacrifices.</p>
<p>Dans un logis éclairé par la lumière naturelle d’une grande vitrine donnant sur les cours des maisons voisines, la famille de Donia Francisca besogne son entretient collectif. Dans une famille de neufs personnes, il y a beaucoup à faire. Les plus jeunes s’occupent de Brigitte, la nouvelle venue. Donia, vêtu d’un manteau et d’un bonnet usé pour se protéger du froid qui pénètre par tous les pores des maisons, tricotte un vêtement pour  la petite dernière. Le sang qui coule dans les veines de la famille est Quechua. Pour une femme, il s’agit d’une héritage taditionnel particulièrement lourd a porter. Élevé à l’époque des dictatures, cette femme s’est battu sa vie durant contre la discrimination et la fatalité collective.</p>
<p>Parfois, Francisca donne quelques indications d’une voie affectueuse aux enfants. Il y a ici une obéissance sans contrainte, quelque chose comme de l’amour. Tout en tricottant, elle pose un oeil discret sur un document placé devant elle sur la table. Nous venons de faire irruption dans le quotidien de milliers de familles boliviennes pourtant, ce document impose une singularité. Militante de longue date pour la FSUMCAS, l’association de femme de la FRUTCAS, Francisca est aujourd’hui une député nouvellement élu du MAS. Une semaine par mois, elle se rend à La Paz pour assister à des rencontres politiques. Le reste du temps, elle continu ses activités militantes pour la fédération et assiste à des réunions régionales. Elle nous accueille avec affection et maté. Nous qui sommes venues avec quelques demandes en poche. Nous sommes sur le point de partir à La Paz et nous voulons avoir accès à quelques commissions politiques. Elle écoute impassible nos demandes puis, sans tarder, fait quelques appels télphoniques par lesquelles elle nous ouvre les portes du Parlement. Plus tard, la discussion se porte sur le document qu’elle regarde d’un air distrait. Il s’agit d’un decret supême du président concernant l’exploitation régionale du Lithium. Ce decret occupe aujourd’hui l’ensemble des discussions des assemblées régionales. On travail sur un projet de loi par lequel la volonté décrété du président deviendra permanente. Au sein des organisations départementales, on cherche à trouver le consensus et aussi, apporter des précisions ou changements au projets. Pour la FRUTCAS, il s’agit d’un défis de taille.  </p>
<p>L’histoire du département de Potosi elle celle d’un  piage minier éhonté dont l’histoire de la mine de Cierro Rico n’est que l’exemple le plus spectaculaire. Véritable trésor d’argent, on dit ici que tous ce qui fut extrait de cette montagne pu permettre la construction d’un pont d’argent entre l’Amérique et l’Espagne. « Au 15<sup>ième</sup> et 16ièeme siècle, la &#8230; colline de Potosi fut le centre de la vie coloniale américaine » (Galeano, Edouardo p.49). Aujourd’hui, on continu inlassablement de grater les parroies fatiguées de la colline et de sa mémoire. La ville porte en son centre colonial les traces de la gloire passé. On raconte qu’ici, les artistes les plus en vogue d’Europe venaient faire leur première américaine. Homme maintenant âgé de 80 ans, le père d’Apolinaria, notre professseure d’espagnol, a parcouru 40 années durant les caves de la mine. Une force de la nature survivante parmi les ombres axphyshiés. Plus de 8 millions d’indiens sont mort pour extraire quelques onces d’argent qui servirent d’apparat à la vie mondaine. Dans les assemblées, on répète cette histoire amère de la Bolivie, qui constitue une accusation vivante au système colonial. « L’argent que l’on a extrait de nos mains a servi a développer La Paz, Santa Cruz et encore d’avantage, l’Espagne et l’Angleterre. »</p>
<p>Par le nouveau projet de loi, on affirme le monopole national sur le lithium, ressource jugé stratégique. Au cours de la révolution de 1952, l’on a de même nationalisé l’extraction de l’Étain. De ce chapitre aussi l’on conserve une mémoire salé. Ce métaux, alors appauvri par plusieurs siècles d’exploitation, nécessitait passablement de transformation pour en épurer la matière. La Bolivie fournissait toujours les bras de l’extraction au système économique mondial alors que la matière brute était transformée dans les fours étrangers. C´est de ces étapes successive que l´on produisait la richesse. Par conséquent, les cours du minérai n’étaient pas déterminés à Potosi ou La Paz, mais en Angleterre dans les grands centres industriels. Grâce au contrôle des réseaux commerciaux, « une demi-douzaine d’homme (à la peau blanche fixaient) le prix (de l’étain »(Galeano, Edouardo p.206) pendant que les mineurs boliviens, les poumons attaqués par la sillicose, en faisaient l’extraction pour quelques bolivianos. Aujourd’hui, on affirme la volonté d’industrialiser et commercialiser le lithium ici, dans le département de Potosi. L’on a créé, pour se faire, une entreprise d’État financé entièrement par le capital national : l’Empresa Boliviana de Recursos Evaporiticos (EBRE). Selon le présidentiel, il sera interdit à celle-ci de vendre un produit non raffiné ou sous-contracter la transformation tertiaire. La loi spécifie aussi que la matière ne devra pas être vendue en dessous du prix du marché pour satisfaire la gourmandise de quelques clients exigents. L’on veut maximiser les bénéfices de l’entreprise que l’on mettra à la disposition  du développement économique et social de la region d’abord, et de la nation ensuite, selon une distribution spécifique des profits. Cette entreprise aura également comme mandat d’explorer le sous-sol bolivien, d’exploiter toute autres ressources disponibles et finalement, d’en favoriser la transformation. Exemple de décentralisation, l’industrialisation et la gestion des activités concernant le lithium devront être accomplient sur les lieux de l’exploitation. De même, des représentants des sept régions du sud ouest de Potosi participeront à l’administration de l’entreprise d’État. D’autres articles soulignent la responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise. Celle-ci devra, par exemple, parrainer des initiatives locales et des entreprises sociales et communautaires.    </p>
<p>Il y a cependant un bémol historique à ce projet d’avant-garde. Les penseurs latino-américains, selon William Strokes, sont les plus grands rédacteurs de constitutions au monde. Une grande tradition juridique permet d’occulter par des promesses instituées les dictatures comme les fantasmes de progrès les plus audacieux. « Et les rédacteurs latino-américains sont fondés pour argumenter que si les conditions contiennent des promesses fantasques à la multitude qui ne peuvent être tenues faute de fonds, elles peuvent cependant être justifiées comme l’expression d’idéaux envers lesquels le pays est consacré » (Corten p.15). Au cours de ces dernières années, les réformes légales se sont multipliées en Bolivie. Il y a évidemment la nouvelle constitution plurinational. Dans quelques mois, l’on attend la loi sur l’autonomie régionale et la réforme « Avelino Sinani y Elizardo Pérez » de l’éducation. Dans le cas du lithium, cette volonté de transformation légale a déjà prise une forme concrète. Un projet pilote d’exploitation est actuellement en place avec ses structures de béton, ses piscines de décantation et ses quelques 100 travailleurs, tous ou la plupart boliviens. Plusieurs millions de dollars sont déjà investis.     </p>
<p>La légende raconte que le Salar de Uyuni, ou se trouve la plus grande réserve mondiale de Lithium, coula du sein d’une déesse au coeur brisé. Comme une malédiction, c‘est dans la misère et la tristesse que toute la richesse de la région a été exploité. Aujourd’hui, de la peine de cette déesse jaillit les plus folles espérances de développement. Dans les Cumbres syndicales, ou la réthorique et l’éloquence peuvent avoir raison d’une assemblée hostile, on débat de chiffres et de détails légaux. Actuellement, les différentes régions fédérées à l’intérieur de la FRUTCAS ne parviennent à s’entendre sur les modalités de la décentralisation et du partage des bénéfices. Autant de divisions qui affectent la capacité d´action et d´influence de la fédération face à d´autres organisations élitistes comme le comité civique de Potosi. Des femmes comme Donia Francisca et Carmen Garcia, actuelle sénateur du département, luttent pour l’unité syndicale. Lorqu’elles se lèvent pour prendre la parole, un silence respectueux s’installe sur l’assemblée. On écoute ces forces de la nature : femme, mère, militante et auto-didacte. Elles ont grandi à l’ombre d’un lourd contentieux historique et contre lui, ont lutté implaccablement. Par la pratique militante et l’engagement, elles ont pu transcender la discrimination induite par leur teint, leur langue maternelle Quechua et la rigidité des rôles sexuels. Autant de singularités qu’elles peuvent maintenant porter avec orgueil. Leur histoires se confond aujourd’hui avec le récit de l’éveil des opprimés en Bolivie.</p>
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		<title>50% de femmes au gouvernement</title>
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		<pubDate>Sat, 30 Jan 2010 21:34:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>NahouoloC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amériques]]></category>
		<category><![CDATA[Bartolina - 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>

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		<description><![CDATA[Combien de pays peuvent se vanter de compter dans les rangs de l&#8217;état autant de femmes? 50% de femmes au gouvernement! C&#8217;est le défi qu&#8217;a pu relevé le président de ce pays, parmi les plus progressistes de notre ère. Peu connu et et mal évaluée, cette région du monde abrite actuellement l&#8217;une des révolutions sociales [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Combien de pays peuvent se vanter de compter dans les rangs de l&#8217;état autant de femmes? 50% de femmes au gouvernement! C&#8217;est le défi qu&#8217;a pu relevé le président de ce pays, parmi les plus progressistes de notre ère. Peu connu et et mal évaluée, cette région du monde abrite actuellement l&#8217;une des révolutions sociales les plus étonnantes de cette décennie. Ce pays s&#8217;est doté d&#8217;une constitution que même les plus grands humanistes du Canada trouveraient démesurée.</p>
<p>Avec l&#8217;instauration d&#8217;un processus démocratique novateur et l&#8217;élaboration de politiques environnementales très contraignantes, Evo Morales dirige la Bolivie vers un idéal que même le Canada pourrait envier.</p>
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		<title>Ensemble, pour le meilleur et pour le pire&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Aug 2009 17:21:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MyleneB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Billets d'humeurs]]></category>
		<category><![CDATA[Bolivie]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[Estenssoro - 2009]]></category>

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		<description><![CDATA[Vendredi passé, le 14 août, nous étions tranquillement en train de manger en compagnie de notre famille d&#8217;accueil en regardant les nouvelles à la télévision. Tout à coup, on voit une foule très en colère. C&#8217;est à ce moment qu&#8217;on nous explique qu&#8217;il y a eu plusieurs vols de maisons et d&#8217;autos depuis ces dernières [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vendredi passé, le 14 août, nous étions tranquillement en train de manger en compagnie de notre famille d&#8217;accueil en regardant les nouvelles à la télévision.</p>
<p>Tout à coup, on voit une foule très en colère. C&#8217;est à ce moment qu&#8217;on nous explique qu&#8217;il y a eu plusieurs vols de maisons et d&#8217;autos depuis ces dernières semaines et qu&#8217;on aurait retrouvé les responsables, quelques Péruviens (ceux-ci sont reconnus en Bolivie comme étant de grands voleurs, que ce soit d&#8217;avoir pris leur accès à la mer ou bien même de vouloir s&#8217;approprier d&#8217;une danse traditionnelle bolivienne, la diablada). Les <em>Uyunenses </em>crient forts et sont vraiment nombreux. Nous regardions la scène à la télévision un peu éberluées par les événements. Le soir, on voit la suite des événements. Les gens, toujours aussi nombreux que le matin, ont fait leur propre justice. Les Péruviens ont la figure en sang et se sont fait lancer des roches. On dirait que c&#8217;est ça qui se passe quand la police ne fait pas le travail au goût du peuples&#8230;</p>
<p>Le lendemain en après-midi, on dirait que tout Uyuni est sur la rue principale. Il s&#8217;agit de la générale du festival de la Vierge d&#8217;Urcupiña. Les 13 danses pratiquées à Uyuni défile pendant de longues heures. La plupart des danseurs sont des jeunes enfants et des étudiants. Sur le trottoir, les parents et amis des danseurs les observent fièrement, malgré le fait que ce ne soit qu&#8217;une générale, sans les costumes. </p>
<p>La vie communautaire a ses bons et ses mauvais côtés. Un pour tous, et tous pour un, que ce soit pour lapider un voler en faisant fì du système de justice, ou bien pour applaudir les talents locaux.</p>
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		<title>Sewing the labels of discontent</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Jul 2009 03:55:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PeterF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bangladesh]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>

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		<description><![CDATA[Taking a stroll through the endless clothes racks of a Canadian mall is generally not a terribly enlightening experience. For some, it’s a chance to pass a carefree day with their friends, for others its an opportunity to to update their wardrobe with the hottest brands and styles, and yet for for others its merely [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Taking a stroll through the endless clothes racks of a Canadian mall is generally not a terribly enlightening experience. For some, it’s a chance to pass a carefree day with their friends, for others its an opportunity to to update their wardrobe with the hottest brands and styles, and yet for for others its merely a necessary evil- a trip to buy new clothes for their children or for work. Whatever it is that draws us to go clothes shopping, it is a fairly repetitive ritual based on labels. We scan the racks to find something appealing, first we check the brand label, then we check the size label, then the price label, and finally we might even check the washing instructions label.</p>
<p>These labels tell us a lot about how the article of clothing will affect our lives. The brand tells us what other people will think of us, the size tells us how it will hang from our body, and the washing instructions tell us if our day to day routine will now require regular visits to the dry cleaner. But of all the labels that we might find on their clothes, we are unlikely to find one that tells us how the garment has affected the lives of others. Country of origin labeling may indicate the point of production for any particular pair of pants or t shirt, but it says precious little about the true origins of a garment. This truth is hidden behind the vague understanding that labour rights are far from universal in much of the world, but that country of origin alone is not enough to decipher the conditions under which our clothes are made. Ultimately, the truth is tucked away as if behind the curtain of a change room down some dark corridor where no one dares to venture.</p>
<p><span id="more-774"></span></p>
<p>Bangladesh is a country without such curtains to hide behind. It is among the world’s leading garment exporters, with many of their manufactured goods eventually arriving on Canadian and American shores. By taking just quick look through the clothing bins of Dhaka’s New Market, you will find many of the brands that Canadians wear day to day. Even expensive labels like H&amp;M or Tommy Hilfiger can be bought at a pittance of their North American shelf price.</p>
<p>The free market fantasy that the benefits of unfettered economic globalization will inevitably trickle down to vulnerable groups has failed spectacularly. In its current inception, globalization in many respects represents a race to the bottom for the world’s poorest and most exploited. Intense global competition in the manufacturing sector pits workforce against workforce, pressing suppliers to reduce costs and putting constant downward pressure on wages and working conditions. This reality is ever present in Bangladesh.</p>
<p>A recent study conducted by the office of the Chief Inspector of Factories found a massive deficit between the law and actual practice in many cases. The study found that one in seven factories do not pay their employees regularly and that one in three factories can’t be considered a good employer when measured against the nation’s basic labour laws.</p>
<p>As I write this, Ashulia (an outskirt of Dhaka) has seen three days of clashes between police and garment workers which have left at least two dead and hundreds injured. The unrest began when knitting operator, Al-Amin was killed while demonstrating against the summary dismissal of three of colleagues. Tensions intensified over the weekend as tens of thousands of workers took to the streets in protest. Yesterday, as tires, cars, and factories were set ablaze, security was increased in other areas of the country for fear that these tensions could lead to further unrest in the garment industry as a whole.</p>
<p>The clear anger and frustration that these tensions have brought to light seem stem from the larger structural economic problems that leave millions in Dhaka alone to toil in poverty and servitude, without access to basic labour rights and protections. Generations of Canadians before ours were forced to endure similar bloody struggles to win the right to bargain collectively, in order to bring about the workplace standards which we now take for granted. The right to collective bargaining is fundamental to combating worker exploitation and increasing standards of living, however, the current global economic order impedes the realization of this right, rather than furthering it.</p>
<p>In this struggle we, as Canadians, must ask ourselves who we stand with. Is it the biggest and most profitable multinationals like Walmart- a company that continues to squeeze suppliers despite ever increasing profits through the current global economic crisis- or do we stand with the workers who want nothing more than the same fair wages and working conditions that we won through the toil of generations past? We can no longer afford to justify our apathy and complacency by closing the curtain once more. In the end, wilful ignorance will simply stitch us another label: blind exploiter of the world’s most vulnerable.</p>
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		<title>Le droit des peuples autochtones: du Canada à la Bolivie</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Jun 2009 20:36:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MyleneB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amériques]]></category>
		<category><![CDATA[Billets d'humeurs]]></category>
		<category><![CDATA[Bolivie]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[Estenssoro - 2009]]></category>

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		<description><![CDATA[Après avoir étudié pendant une session les nombreuses lacunes du Canada en matière de droit relatif aux peuples autochtones, je me prépare mentalement à passer l&#8217;été dans un pays où ceux-ci prennent une dimension beaucoup plus importante. En regard du droit international, le Canada n&#8217;a pas signé aucun des deux instruments les plus importants dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/_jYU-kM7DSk&#038;color1=0xb1b1b1&#038;color2=0xcfcfcf&#038;feature=player_embedded&#038;fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/_jYU-kM7DSk&#038;color1=0xb1b1b1&#038;color2=0xcfcfcf&#038;feature=player_embedded&#038;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object></p>
<p>Après avoir étudié pendant une session les nombreuses lacunes du Canada en matière de droit relatif aux peuples autochtones, je me prépare mentalement à passer l&#8217;été dans un pays où ceux-ci prennent une dimension beaucoup plus importante.</p>
<p><span id="more-556"></span></p>
<p>En regard du droit international, le Canada n&#8217;a pas signé aucun des deux instruments les plus importants dans ce domaine, soit la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et la Convention 169 de l&#8217;Organisation Internationale du Travail concernant les peuples indigènes et tribaux dans les pays indépendants.</p>
<p>C&#8217;est donc avec beaucoup de curiosité que je me prépare à aller en Bolivie, qui a non seulement signé ces deux instruments, mais qui a également donné le statut de loi nationale à la Déclaration. De plus, le rapporteur spécial de l&#8217;ONU sur les peuples autochtones a été invité par le pays afin d&#8217;apporter ses recommandations pour améliorer la situation, comme l&#8217;explique le vidéo ci-dessous. Il reste donc à voir à quel point la Bolivie réussit à appliquer ces lois dans les communautés autochtones. C&#8217;est ce que je compte bien découvrir cet été!</p>
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		<title>Thomas Sankara : Discours sur la dette (1987)</title>
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		<pubDate>Wed, 06 May 2009 06:09:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>oim</dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Billets d'humeurs]]></category>
		<category><![CDATA[Colonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[Keita - 2009]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Célèbre discours de Thomas Sankara sur la dette donné à l&#8217;OUA (Organisation de l&#8217;Unité Africaine) en juillet 1987&#8230; 3 mois plus tard, Thomas Sankara était assassiné. Texte du discours Voir aussi : Campagne Internationale Justice pour Thomas Sankara Thomas Sankara (wikipedia) Série d&#8217;articles sur le site du Monde Diplomatique]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Célèbre discours de Thomas Sankara sur la dette donné à l&#8217;OUA (Organisation de l&#8217;Unité Africaine) en juillet 1987&#8230; 3 mois plus tard, Thomas Sankara était assassiné.</p>
<p><embed id="VideoPlayback" src="http://video.google.com/googleplayer.swf?docid=5455228578800445334&#038;hl=fr&#038;fs=true" style="width:400px;height:326px" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always" type="application/x-shockwave-flash"> </embed></p>
<p><a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Discours_de_Thomas_Sankara_à_la_vingt-cinquième_Conférence_au_sommet_des_pays_membres_de_l%27OUA" title="texte du discours">Texte du discours</a></p>
<p>Voir aussi :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.grila.org/sankara_francais.htm" title="Campagne Internationale Justice pour Thomas Sankara">Campagne Internationale Justice pour Thomas Sankara</a></li>
<li><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Sankara" title="Thomas Sankara (wikipedia)">Thomas Sankara</a> (wikipedia)</li>
<li>Série d&#8217;articles sur le site du <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2007-10-15-Thomas-Sankara-l-homme-integre" title="Le Monde Diplomatique - Articles sur Thomas Sankara">Monde Diplomatique</a></li>
</ul>
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		<title>Diffusion de la délégation jusqu&#8217;à la Cidade Maravilhosa!!!! :)</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Oct 2008 01:29:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>FannyG</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Amériques]]></category>
		<category><![CDATA[Billets d'humeurs]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[Forum Social des Amériques-2008]]></category>
		<category><![CDATA[Guatemala]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme le Forum est un espace aussi où les rencontres se multiplient chaque jour, notre délégation composé d&#8217;anciens stagiaires du Brésil avons eu la change d&#8217;échanger avec des journalistes brésiliens de l&#8217;Agence Pulsar sur nos impressions sur le forum, le Brésil, les radios communautaires  et certainement quelques impressions culinaires sur les délicieux pupusas de l&#8217;USAC.  L&#8217;Agence d&#8217;Informations Pulsar est une initiative [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.stages.alternatives.ca/blog/wp-content/2008/10/2943684976_d17764bcc7_b.jpg" title="2943684976_d17764bcc7_b.jpg"></a>Comme le Forum est un espace aussi où les rencontres se multiplient chaque jour, notre délégation composé d&#8217;anciens stagiaires du Brésil avons eu la change d&#8217;échanger avec des journalistes brésiliens de l&#8217;Agence Pulsar sur nos impressions sur le forum, le Brésil, les radios communautaires  et certainement quelques impressions culinaires sur les délicieux pupusas de l&#8217;USAC.</p>
<p> L&#8217;Agence d&#8217;Informations Pulsar est une initiative de l&#8217;Association Mondiale des Radios Communautaires d&#8217;Amérique Latine et des Caraïbes (AMARC-ALC) et Andreas (Allemagne, coordonnateur de la Pulsar Brasil) Sheila et Victor était mandaté de réaliser une couverture radiophonique du FSA était tout comme nous étaient membres du Centre des Médias Indépendants du Forum. <span id="more-531"></span>Ils ont publiés l&#8217;ensemble de leurs reportages enrichient de musiques, d&#8217;entrevues de l&#8217;événement que vous pouvez consulter en espagnol et portugais sur le site suivant: <a href="http://www.agenciapulsar.org/coberturas_det2.php?id=45">http://www.agenciapulsar.org/coberturas_det2.php?id=45</a> (contenu en espagnol et portugais)</p>
<p>Le 5e programme en direct pour la Radio de Rio de Janeiro met en vedette, hey oui, Violaine Brisebois-Lavoie et Fanny-Pierre Galarneau de la délégation d&#8217;Alternatives pour partager nos impressions sur le Forum. Au sein du 3e bloc qui nous a été alloué, on a pu parler brièvement de notre mission, du mandat d&#8217;alternatives et de l&#8217;existence du site des stagiaires. Il vous est possible d&#8217;entendre notre portugais et parfois notre portugnolsur le lien suivant (on rentre en onde après 24 min : )<span class="sepc"></p>
<ul class="txtnolinkpor"><a href="http://www.agenciapulsar.org/audios_cob/Reportagem%2003.mp3" class="txtlinkpor"><font size="2" color="#44916d">REPORTAGEM 03 &#8211; Ecerramento do III Fórum Social das Américas na Guatemala. Uma grande manifestação por uma outra América possível marcou o encerramento do terceiro FSA. Confira nesta reportagem os pontos principais discutidos nesse grande encontro.</font></a><br />
7 min 07 seg. &#8211; 3.26 Mb</ul>
<p></span></p>
<p>Quelques photos de nos companeros y companera!</p>
<p> <a href="http://www.stages.alternatives.ca/blog/wp-content/2008/10/2943687572_3a4de27399_b.jpg" title="2943687572_3a4de27399_b.jpg"><img src="http://www.stages.alternatives.ca/blog/wp-content/2008/10/2943687572_3a4de27399_b.thumbnail.jpg" alt="2943687572_3a4de27399_b.jpg" /></a>    <a href="http://www.stages.alternatives.ca/blog/wp-content/2008/10/2943686394_edbbc31639_b.jpg" title="2943686394_edbbc31639_b.jpg"><img src="http://www.stages.alternatives.ca/blog/wp-content/2008/10/2943686394_edbbc31639_b.thumbnail.jpg" alt="2943686394_edbbc31639_b.jpg" /></a>    <a href="http://www.stages.alternatives.ca/blog/wp-content/2008/10/2943683850_9e66f14465_b.jpg" title="2943683850_9e66f14465_b.jpg"><img src="http://www.stages.alternatives.ca/blog/wp-content/2008/10/2943683850_9e66f14465_b.thumbnail.jpg" alt="2943683850_9e66f14465_b.jpg" /></a>   <a href="http://www.stages.alternatives.ca/blog/wp-content/2008/10/2943684976_d17764bcc7_b.jpg" title="2943684976_d17764bcc7_b.jpg"><img src="http://www.stages.alternatives.ca/blog/wp-content/2008/10/2943684976_d17764bcc7_b.thumbnail.jpg" alt="2943684976_d17764bcc7_b.jpg" /></a></p>
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		<item>
		<title>Témoignages: les complexités de l&#8217;Office du Niger</title>
		<link>http://www.stages.alternatives.ca/archives/424</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Jul 2008 11:20:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LenaL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Crise alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Radio Libre 2007-2008]]></category>

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		<description><![CDATA[Les agriculteurs ne mangent pas à leur faim dans le « grenier à riz de l’Afrique de l’Ouest ». C’est la conclusion paradoxale de la rencontre avec les habitants du quartier N10 de Niono, qui ont partagé leur histoire et leurs revendications. « La production ne suffit pas ; nous cultivons le riz et le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les agriculteurs ne mangent pas à leur faim dans le « grenier à riz de l’Afrique de l’Ouest ». C’est la conclusion paradoxale de la rencontre avec les habitants du quartier N10 de Niono, qui ont partagé leur histoire et leurs revendications.</p>
<p>« La production ne suffit pas ; nous cultivons le riz et le mil mais l’Etat nous retire notre surface cultivable. Ceux qui en ont les moyens achètent des céréales pour avoir de quoi vivre, les autres meurent de faim », nous dit Mohammed. N’ayant pas l’accompagnement adéquat et manquant de fonds pour acheter l’engrais dont les prix montent constamment, les paysans ne sont pas en mesure d’exploiter les territoires au potentiel prévu par l’Office. Dans ces conditions, payer la redevance –de 67 000 francs CFA par hectare chaque année- est difficile, voire presque impossible pour certains.</p>
<p><span id="more-424"></span></p>
<p>Pour Kadija, recueillir ce montant exorbitant est un défi année après année. Elle et son mari étant âgés, ils n’ont plus la force requise par le travail des champs. L’Etat leur a retiré leur champ, leurs enfants ont été emprisonnés ; « nous n’avons plus rien », soupire-t-elle.</p>
<p>L’Office du Niger, entreprise parapublique qui gère le territoire irrigué du delta nigérien, distribue des terres aux paysans qui y cultivent à leur compte la canne à la sucre et le coton en échange d’une redevance. Si ce montant est impayé ou fourni en retard, les terrains sont saisis par l’Etat, et le fruit du travail de la saison perdu. Dans des conditions économiques difficiles –taux d’intérêts élevés, engrais coûteux, redevance en hausse-, l’agriculture est de moins en moins rentable, mais reste pour la majorité des habitants de la région la seule possibilité de générer des revenus. L’alphabétisation est un défi majeur, la collectivité n’étant pas en mesure de payer des enseignants pour envoyer les enfants à l’école. « Au Mali, l’enfant du pauvre n’est pas éduqué », nous dit Mamadou, paysan. « Nous n’avons personne au Mali pour nous défendre, sauf Oumar Mariko », ajoute-t-il.</p>
<p>Les habitants du quartier montent actuellement une caisse d’épargne en partenariat avec les radios Kayira. Le président du SADI dans le quartier recense les transactions illégales au niveau de la gestion des terres. Pour lutter contre les injustices dont ils sont victimes, la solidarité est de mise et les habitants ont opté pour la seule solution possible : l’action.</p>
<p>Maïmouna Diarra, Bamako</p>
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