Nous l’avons suivi dans une petite maison faite de planches de bois espacées, d’un plancher de terre et d’un toit en tôle. Il y avait deux jeunes filles avec leurs maris et cinq enfants. Nous nous apprêtions à commencer une entrevue avec ces deux jeunes femmes. Elles tenaient chacune un poupon dans leurs bras.
On demanda à une des sœurs :
- « Quelle est ton opinion sur la grossesse de ta soeur de 15 ans » ?
- « Je trouve ça normal. »Répondit-elle.
Normal ? Qu’est-ce que cela veut bien dire ? Que c’est normal d’avoir un enfant à cet âge ? Que c’est commun ? Qu’elle ne voit rien qui pourrait poser problème au fait d’avoir un enfant à cet âge ? Que cela est souhaitable ?
Johanna est tombée enceinte à quinze ans. Aujourd’hui elle a seize ans et son fils a cinq mois. Elle a huit sœurs, dont plusieurs ont eux des enfants à un très jeune âge. En discutant plus longuement nous apprenions que la mère de Johanna était partie de Santo-Domingo depuis un an et son père ayant des problèmes de consommation d’alcool, était complètement absent. Les sœurs s’offrent donc entre elles, le support dont elles sont capables. Pour Johanna, son enfant est « un cadeau de Dieu » certes, mais dans quelles conditions de vie son petit grandira-t-il? Dans quelles conditions de vie grandira-t-elle, elle aussi, cette jeune fille de 16 ans ?
DES FILMS D’ICI ET D’AILLEURS SUR LA LUTTE SOCIALE ET LA RÉSISTANCE
CE MOIS-CI SPÉCIAL PALESTINE
Pour contrer le torticolis médiatique ambiant VIDÉO DISTORSION vous propose un traitement-choc de quelques torsions, contorsions et distorsions audio-visuelles curatrices.VIDÉO DISTORSION est une soirée de projections vidéo engagées et de débats éclectiques né d’une initiative de jeunes cinéastes engagés désireux de créer des alternatives éducatives dans un monde propagandiste.
Vidéastes de la relève et d’autres plus expérimentéEs se rassemblent depuis avril dernier pour nous concocter un mélange explosif à saveur de l’actualité. Le 17 novembre prochain se tiendra la quatrième séance de projection où un spécial sur le Forum mondial de l’éducation qui se tenait du 28 au 31 octobre dernier en Palestine sera présenté;
Le Forum social de l’éducation est une première initiative visant à créer un levier de résistance pour contrer les politiques du gouvernement israélien dans le contexte du conflit israélo-palestinien. L’éducation serait le premier pas pour briser le fil de la haine. Ainsi converge les réseaux militants des domaines de l’Education, de la défense des droits des Palestiniens et des mouvement sociaux altermondialistes.
Alternatives était au rendez-vous avec, en son équipe, les cinéastes Santiago Bertolino et Steve Patry de la coop Funambules Médias qui nous présenterons leurs créations chocs.
D’autres films décapants seront présentés dont un montage vidéo d’une manifestation tenu par le Collectif pour un Québec sans pauvreté qui se tenait le 22 septembre dernier à Québec où ce sont rassemblé plus de 250 personnes autour du parlement pour dénoncer le faux plan de lutte à la pauvreté du gouvernement Charest, en continuité avec la campagne RETOUR À L’EXPÉDITEUR.
C’est avec hâte qu’on vous convie à cette quatrième édition de Vidéo Distorsion;
QUAND: mercredi 17 novembre · 20:00 – 23:30
OÙ: Bar l’Alizé, 900 rue Ontario Est, métro Berri-Uqam
Plusieurs tergiversent sur le vocabulaire a utiliser pour nommer le changement en cours en Bolivie. S’agit-t’il d’une révolution? Il y a là matière à débat de théoriciens et de références. Une révolution se limite t’elle à une transformation profonde des fondements politiques et économiques. Á un renouvellement de ses élites? Doit-elle être violente ou impulsé par le bas, c’est-à-dire le peuple? Les avis divergent et les mots se font hésitants à définir ce qui se Lire la suite →
Combien de pays peuvent se vanter de compter dans les rangs de l’état autant de femmes? 50% de femmes au gouvernement! C’est le défi qu’a pu relevé le président de ce pays, parmi les plus progressistes de notre ère. Peu connu et et mal évaluée, cette région du monde abrite actuellement l’une des révolutions sociales les plus étonnantes de cette décennie. Ce pays s’est doté d’une constitution que même les plus grands humanistes du Canada trouveraient démesurée.
Avec l’instauration d’un processus démocratique novateur et l’élaboration de politiques environnementales très contraignantes, Evo Morales dirige la Bolivie vers un idéal que même le Canada pourrait envier.
Vendredi passé, le 14 août, nous étions tranquillement en train de manger en compagnie de notre famille d’accueil en regardant les nouvelles à la télévision.
Tout à coup, on voit une foule très en colère. C’est à ce moment qu’on nous explique qu’il y a eu plusieurs vols de maisons et d’autos depuis ces dernières semaines et qu’on aurait retrouvé les responsables, quelques Péruviens (ceux-ci sont reconnus en Bolivie comme étant de grands voleurs, que ce soit d’avoir pris leur accès à la mer ou bien même de vouloir s’approprier d’une danse traditionnelle bolivienne, la diablada). Les Uyunenses crient forts et sont vraiment nombreux. Nous regardions la scène à la télévision un peu éberluées par les événements. Le soir, on voit la suite des événements. Les gens, toujours aussi nombreux que le matin, ont fait leur propre justice. Les Péruviens ont la figure en sang et se sont fait lancer des roches. On dirait que c’est ça qui se passe quand la police ne fait pas le travail au goût du peuples…
Le lendemain en après-midi, on dirait que tout Uyuni est sur la rue principale. Il s’agit de la générale du festival de la Vierge d’Urcupiña. Les 13 danses pratiquées à Uyuni défile pendant de longues heures. La plupart des danseurs sont des jeunes enfants et des étudiants. Sur le trottoir, les parents et amis des danseurs les observent fièrement, malgré le fait que ce ne soit qu’une générale, sans les costumes.
La vie communautaire a ses bons et ses mauvais côtés. Un pour tous, et tous pour un, que ce soit pour lapider un voler en faisant fì du système de justice, ou bien pour applaudir les talents locaux.
Taking a stroll through the endless clothes racks of a Canadian mall is generally not a terribly enlightening experience. For some, it’s a chance to pass a carefree day with their friends, for others its an opportunity to to update their wardrobe with the hottest brands and styles, and yet for for others its merely a necessary evil- a trip to buy new clothes for their children or for work. Whatever it is that draws us to go clothes shopping, it is a fairly repetitive ritual based on labels. We scan the racks to find something appealing, first we check the brand label, then we check the size label, then the price label, and finally we might even check the washing instructions label.
These labels tell us a lot about how the article of clothing will affect our lives. The brand tells us what other people will think of us, the size tells us how it will hang from our body, and the washing instructions tell us if our day to day routine will now require regular visits to the dry cleaner. But of all the labels that we might find on their clothes, we are unlikely to find one that tells us how the garment has affected the lives of others. Country of origin labeling may indicate the point of production for any particular pair of pants or t shirt, but it says precious little about the true origins of a garment. This truth is hidden behind the vague understanding that labour rights are far from universal in much of the world, but that country of origin alone is not enough to decipher the conditions under which our clothes are made. Ultimately, the truth is tucked away as if behind the curtain of a change room down some dark corridor where no one dares to venture.
Après avoir étudié pendant une session les nombreuses lacunes du Canada en matière de droit relatif aux peuples autochtones, je me prépare mentalement à passer l’été dans un pays où ceux-ci prennent une dimension beaucoup plus importante.
Célèbre discours de Thomas Sankara sur la dette donné à l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine) en juillet 1987… 3 mois plus tard, Thomas Sankara était assassiné.
Comme le Forum est un espace aussi où les rencontres se multiplient chaque jour, notre délégation composé d’anciens stagiaires du Brésil avons eu la change d’échanger avec des journalistes brésiliens de l’Agence Pulsar sur nos impressions sur le forum, le Brésil, les radios communautaires et certainement quelques impressions culinaires sur les délicieux pupusas de l’USAC.
L’Agence d’Informations Pulsar est une initiative de l’Association Mondiale des Radios Communautaires d’Amérique Latine et des Caraïbes (AMARC-ALC) et Andreas (Allemagne, coordonnateur de la Pulsar Brasil) Sheila et Victor était mandaté de réaliser une couverture radiophonique du FSA était tout comme nous étaient membres du Centre des Médias Indépendants du Forum. Lire la suite →
Les agriculteurs ne mangent pas à leur faim dans le « grenier à riz de l’Afrique de l’Ouest ». C’est la conclusion paradoxale de la rencontre avec les habitants du quartier N10 de Niono, qui ont partagé leur histoire et leurs revendications.
« La production ne suffit pas ; nous cultivons le riz et le mil mais l’Etat nous retire notre surface cultivable. Ceux qui en ont les moyens achètent des céréales pour avoir de quoi vivre, les autres meurent de faim », nous dit Mohammed. N’ayant pas l’accompagnement adéquat et manquant de fonds pour acheter l’engrais dont les prix montent constamment, les paysans ne sont pas en mesure d’exploiter les territoires au potentiel prévu par l’Office. Dans ces conditions, payer la redevance –de 67 000 francs CFA par hectare chaque année- est difficile, voire presque impossible pour certains.
Alternatives est une organisation non gouvernementale de solidarité et de développement international fondée en 1994.
Par ses initiatives, Alternatives veut favoriser la démocratie participative, la justice sociale, des relations égalitaires entre le Nord et le Sud et la protection de l’environnement. Active au Québec et sur quatre continents, Alternatives soutient les initiatives des mouvements sociaux en faveur du respect des droits des personnes et des communautés touchées par la pauvreté,la discrimination, l’exploitation et la violence.
Les réseaux créés au fil des ans auprès de partenaires communautaires permettent un véritable partage entre les pays du Sud et du Nord et entre les pays du Sud entre-eux.