Articles classés dans 'Coopération Internationale' ↓

Alternatives célèbre son millième stagiaire!

Auteur: Caroline Tagny

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Afin de marquer la participation de mille stagiaires en solidarité internationale au sein de son organisation, Alternatives organise une série d’événements du 12 au 15 mai 2009. L’objectif est de souligner cet engagement et l’importance des liens tissés lors de ces échanges. Depuis 15 ans, Alternatives élabore des stages en collaboration avec ses partenaires étrangers, afin de développer des relations plus égalitaires entre le Sud et le Nord.

Pour la Semaine du Millième, une soirée de projection de films sur la coopération internationale se tiendra à Québec le 12 mai et à Montréal le 13 mai. Une conférence intitulée « L’engagement des jeunes en coopération internationale » sera présentée le 12 mai (Montréal), tandis qu’une grande fête ouverte à tous et toutes se déroulera au Théâtre Plaza le vendredi 15 mai. Cet événement permettra aux anciens stagiaires de se réunir à nouveau dans un cadre festif.

Au plaisir de vous compter parmis nous pour cette célébration!

Pour information :
Maude Lespérance
Adjointe aux programmes de stages
(514) 982-6606, poste 2244

The ADB in Bangladesh: A Look Back or A Leap Backward?

Auteur: Parker Mah

The ADB in Bangladesh: A Look Back or A Leap Backward?

A Critical Appraisal of the ADB’s Achieving Results Together: 25 years with the Bangladesh Resident Mission

VOICE

Dhaka, Bangladesh – April 2008
After the World Bank and the Japanese Government, the Asian Development Bank (ADB) is the third largest donor in the Asia-Pacific Region, lending an average of US $5 – $6 billion a year to its developing member countries1. As one of these counties, Bangladesh has always ranked as one of the top borrowers,  receiving an average of US $ 362 million per year between 2002-20062. In terms of gross Official Development Aid, the ADB is one of the biggest donors to Bangladesh, surpassed only by the World Bank3. Where has this money gone since the institution of the Bangladesh Resident Mission (BRM), the Bangladesh branch of the ADB, in 1982? What progress has been made, what development accomplished? Those seeking answers to this question must certainly look to the ADB itself.
Last year, the ADB published a report, Achieving Results Together: 25 years with the Bangladesh Resident Mission, painting a rosy picture of its development projects in Bangladesh over the last quarter century. But can we take their rendition at face value? In this brief review, we will examine some of the realities behind the ‘results’.
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II) La coopération internationale est-elle une pratique néo-coloniale ?

Auteur: Daniel Roy Torunczyk Schein

Les luttes sociales comme moteur de développement:

 

Les luttes constituent le résultat d’un long apprentissage historique, de lecture et de relecture des anciennes déroutes, d’essais et d’erreurs. Ainsi nous luttons en croyant que «nous sommes arrivés à bon port, quand en réalité nous sommes en haute mer», comme disaient Gilles Deleuze et Félix Guattari. Dans la mer comme dans la vie, il y a des vagues qui peuvent nous approcher à la côte, mais aussi il y a des courants qui peuvent nous avaler complètement. Comme la mer, les luttes dans l’histoire ne sont pas constantes, il y a des périodes de contre-courants, mais il y a aussi des périodes pendant lesquelles les courants de l’histoire nous sont favorables pour avancer dans la transformation sociale, économique, politique et culturelle en faveur des composantes sub-alternes dans la mondialisation capitaliste.


La période connue dans les années ’60 comme la décolonisation a été une époque fondamentale dans l’histoire des luttes des peuples africains en particulier, et pour l’ensemble des luttes de libérations des pays considérés autrefois comme le Tiers-Monde. L’espoir d’une révolution socialiste en Afrique, en Amérique Latine, en Asie, s’éparpilla dans le monde comme de la poudre : la Révolution Cubaine (1959) avait triomphée en Amérique Latine. Quelques années plus tard, la glorieuse résistance vietnamienne avait battu la superpuissance militaire nord-américaine. Le Che Guevara, symbole de la résistance anti-impérialiste à l’époque, exhortait les peuples opprimés du monde entier à créer: «Un, deux, trois, plusieurs Vietnam».

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Passage à vif & éducation au Niger

Auteur: Xavier Leroux

PASSAGES À VIF

L’histoire se prolonge comme les ombres qui s’allongent, alors qu’il fait bon de rentrer chez soi, toute l’ardeur du jour qui retombe, avec les rayons de la boule qui plombe, la boule de plomb qui fait vaciller les hommes, les âmes. La route ne mène pas nécessairement nulle part pour que l’on fasse des rencontres marquantes, ma route me mène à marcher beaucoup, sans que jamais je ne me sente las de sentir les même parfums chaque jour et encore. On pourrait rêver de décrire l’exotisme du voyageur, mais je n’ai pas d’aventures ‘exotisantes’, je n’ai pas d’histoires rocambolesques à décrire, je n’ai que des textures à modeler, des senteurs à faire imaginer, des visions la nuit que je garde pour moi, des questionnements dont je ne peux m’extirper. Seul face aux jours, je partage mes paroles avec les autres, je ne suis pas allé voir les girafes, ça ne m’intéresse pas beaucoup, je ne suis pas allé me promener loin dans la brousse, je ne sens pas que c’est ce que j’ai à faire ici, je n’ai pas pris de temps beaucoup pour moi, car d’une certaine façon, comme je l’ai entendu dire à maintes reprises, ici en Afrique l’individu n’existe pas, il n’a sa place que dans un ensemble que l’on désigne comme la société en général.Photobucket Ici je suis quelqu’un d’autre, dans la foule, avec son rôle qui se cherche, mais un rôle qui dans le quotidien finit toujours par trouver un sens, répétitif, nouveau ou encore difficile à saisir. La solitude se vit entourée, le travail se passe dans un dérangement constant, de coupures, de salutations, de politesses sur la douceur de la nuit, la chaleur des jours, du temps clément ou pas, des aléas de la santé, de la chance ou des malheurs. La plupart du temps, les malheurs ne sont pas évoqués, on parle plutôt de ce qui va bien, avec toujours ce grand sourire débordant, ce sourire qui évoque le prêt à rentrer en contact avec d’autres, le sourire qui ressemble à un je suis ici, tu es là, nous sommes ensemble. L’expression nouvelle pour moi mais elle veut tout dire : « Nous sommes ensemble ».

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C’est vrai, c’est ce rire qui permet de vivre avec les autres, car sans l’allégresse, il n’est pas vraiment possible de vivre avec une telle promiscuité, les dents dans le vent, c’est le passeport pour des contacts humains plus humains que le reflet de l’homme dans l’eau, plus réels que la lumière déchirante, plus compréhensibles que toute l’incompréhension des jours à venir et de l’insécurité d’un avenir à la dérive.

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La coopération internationale est-elle une pratique néo-coloniale ?

Auteur: Daniel Roy Torunczyk Schein

« Vous faites de nous des monstres, votre humanisme nous prétend universels et vos pratiques racistes nous particularisent.»
Jean Paul Sartre

 

L’accumulation sans fin du capital :
En 1492, grâce à la conquête de l’Amérique, l’Espagne devient la puissance européenne et les populations périphériques, non occidentales, non blanches et non chrétiennes entrent dans l’histoire moderne comme des peuples inférieurs et subordonnés dans la structure du pouvoir mondiale. À partir de la fin du XV ème siècle, le saccage de ressources d’or, d’argent, l’instauration du travail esclavagiste des indigènes en Amérique par l’Espagne, puis l’avènement du marché mondiale de la traite négrière transatlantique (1) en Afrique par le Portugal pour travailler dans les plantations de coton, de sucre, de cacao, et dans l’extraction d’or et d’argent, permettrent la naissance d’un «système monde Européen/euro-nord américain moderne/colonial capitaliste/patriarcal» (Grosfoguel 2002).

Ce premier cycle de l’hégémonie ibérico-génoise se déploie du XV ème siècle jusqu’à la fin du XVII ème siècle. Mais l’accumulation du capital primitif ne fut pas seulement un processus d’exploitation économique, elle fut aussi culturelle et sociale, où le discours de supériorité raciale occidentale joua un rôle fondamental pour légitimer moralement la mission colonisatrice et établir une hiérarchie entre des peuples supérieurs et d’autres inférieurs. Cet aspect racial constitua une dimension fondamentale dans la naissance du système capitaliste, laquelle reste encore présente dans les enjeux géopolitiques actuels (la guerre contre le terrorisme, l’immigration, la division du travail mondial, le développement, etc.). Lire la suite →