Articles classés dans 'Coopération Internationale' ↓

Kaïdama 2012 -Agriculture urbaine à Bamako

Auteur: Sophie Bonnet

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À l’été 2012, le groupe Kaïdama s’envolera vers Bamako, capitale malienne, pour mener à terme un projet triennal d’agriculture urbaine.

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Cissé Mariam Kaïdama Sidibé est la Première ministre du Mali, première femme à occuper ce poste au pays. Elle a occupé plusieurs postes ministériels depuis le début des années 90, notamment au Ministère de la Coopération internationale et au Ministère de l’Agriculture et de l’Environnement. Un nom tout indiqué pour le groupe.


Kaïdama ce sont:

Alexandre Brunet
Marie-Élaine
Gabrielle Lamontagne-H.
Martin Lopez
Roxanne Piché
Marie-Anne Viau

Et leur accompagnatrice Sophie Bonnet

Pourquoi l’agriculture urbaine à Bamako?

Auteur: Dominique Abana

Pourquoi l’agriculture urbaine à Bamako? Cette phrase a résonné dans ma tête comme une cymbale retentissante  tout le long de la formation pré-départ. Comprenez mon interrogation, je m’interrogeais sur la pertinence d’un projet de ce genre pour le continent noir parce que je ne voyais pas ce que nous occidentaux, pouvions aller apprendre aux africains dont l’agriculture constitue une base essentielle de leur économie. C’est vrai que notre projet a une spécificité, il ne s’agit pas de l’agriculture dans son ensemble, mais de l’agriculture urbaine, c’est-à-dire l’agriculture qui est pratiquée dans les villes ou dans les zones en périphérie des villes. Même avec cette spécificité, je n’en voyais pas la pertinence. Il faut dire qu’ayant quitté l’Afrique assez jeune, j’en avais gardé une image assez romanesque; pour moi elle était une étendue de terre verte avec des personnes résilientes, qui savent faire face aux difficultés dans la joie et qui possède toutes ce lien spécial avec la nature, qui leur permet de comprendre les plantes, la terre et ses besoins. Lire la suite →

Pour qu’une indépendance de droit devienne une indépendance de fait

Auteur: Dominique Abana

Cet article m’a été insufflé dans les nombreuses rencontres que j’ai faites avec des personnes qui ne seraient pas nécessairement considérées comme des intellectuels selon les normes occidentales, parce qu’ils n’ont pas de longues études universitaires, mais qui pourtant ont une capacité de réflexion dotée d’une rare profondeur et frappée d’un amour du genre humain qui laisse tout simplement coi quand on considère toutes les souffrances auxquelles sont confrontées quotidiennement ces hommes.

Il était une fois, l’Afrique, territoire qui n’a jamais cessé de susciter les convoitises . Terre qui vu la naissance de grands hommes et de grandes femmes comme Affonso 1 (1506-1540), roi du Kongo qui écrivit au roi du Portugal pour dénoncer la traite des esclaves, ou encore Nzingha (1582-1663), reine amazone de Matamba qui constitua une armée de femmes pour lutter contre l’esclavage et Mutato le grand (1440-1480) qui s’évertua à unifier l’Afrique en un seul empire pour résister à ce même trafic.  Malheureusement leurs efforts furent vains et ils ne purent mettre un terme à cette abomination qui fait de l’homme un animal. Première blessure de l’Afrique. Ainsi de millions de jeunes femmes et hommes ont été arrachés à leur contrée et transporter sur une terre étrangère  pour servir de bêtes de somme. Lire la suite →

Du culte de la voiture

Auteur: Étienne Langlois

Sous un nuage infini et permanent, la ville subsiste, persiste, mais ne signe pas.

Pas encore.

Ce plafond à moitié naturel retient les émanations constantes que produisent les voitures, les autobus, les taxis, tiens un quatre-roues, et une multitude de motos, de tailles et de forces différentes, mais arborant presque toujours sur le siège un dessin de femme dénudée offrant ses attributs aux postérieurs des hommes. Évocateur.

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Une leçon de cinéma

Auteur: Félix Lamarche

Elle avait tout. Tout pour que ça fonctionne. Le charisme, le rythme, le souffle, le rire, la joie et la peine (en douces montagnes russe ), le visage qui parle de lui-même avec ses traits qui s’étirent et les recoins de ses plis au travers desquels se lit l’expérience, et ses yeux qui disaient toute la vérité et rien que la vérité, sans besoin de le jurer…

Dans son souffle rapide, elle manœuvrait l’auditoire. Elle nous racontait son histoire.

* * *

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Dans la merde à Santo-Domingo

Auteur: Félix Lamarche

Feu de brousse à Santo-Domingo - Photo: Anouk M. Renaud

Nous nous sommes mis dans la merde en venant ici à Santo-Domingo. C’est hier, assis en groupe autour d’une table que nous nous en sommes rendu compte. L’atmosphère entre nous était calme et détendue alors que nous parlions tous de ce genre de principes de vie que nous voulions suivre : le principe de mise en danger. Le groupe y adhère à merveille. Nous sommes tous les 7 à la recherche du danger qui permet d’apprendre, et nous sommes heureux d’être en plein dedans et de se sentir en vie, ici, à Santo-Domingo.

Mais, pas besoin d’être dans une ruelle sombre et louche d’un barrio, d’embarquer à 8 personnes dans une petite voiture filant à toute vitesse sur une route trop étroite, ou de manger de la street meat pour se mettre dans le pépin. Alors, quelle est donc cette situation difficile au sujet de laquelle nous discutions l’autre jour autour de cette table? Pour moi, elle est la suivante : dans moins d’une semaine, je vais commencer à donner des ateliers sur le cinéma documentaire à deux groupes de 25 jeunes adolescent-es équatorien-nes, avec comme thème les droits des femmes en Équateur, le tout, bien sûr, en espagnol. Si l’on remet les choses en perspective : uno, je n’ai jamais animé un groupe de jeunes; dos,  je jase difficilement 2 phrases de suite en espagnol; tres, je suis comme un extra-terrestre dans le monde des droits des femmes. On gages-tu que ça va être toute une aventure? Mais voilà justement! C’est ça le but. S’il n’y a pas d’antagonisme, s’il n’y a pas de mise en danger, c’est le statut quo et on n’apprend jamais rien. C’est ce qu’on s’est dit : pourquoi rester tranquille à Montréal quand tu peux aller te mettre dans le trouble ailleurs.

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Le contraste ONG de coopération internationale et Aide multilatérale sur le terrain (le cas du gros camion)

Auteur: Étienne Dion-Marcil

Sur papier, il est clair que les montants alloués à l’aide multilatérale dépassent l’aide bilatérale accordée aux ONG de coopération internationale.  Qu’en est-il sur le terrain ?   La réponse courte pourrait se résumer ainsi :  un contraste bel et bien visible qui détonne sur le paysage urbain de Yaoundé.  En tant que stagiaire QSF,  partir avec un budget très limité est compris dès le départ.  Nous devons nous fondre dans la masse, adopter les cultures locales et tenter d’apporter un soutien à notre partenaire du mieux de notre capacité. Cependant, un malaise s’installe dès que nous utilisons les petits taxis durement négociés pour nous déplacer dans la ville.

Bien souvent, il est possible de voir des voitures de type 4X4 derniers cris d’un blanc immaculé arborant les logos de l’UNICEF,  Banque Mondiale ou du PAM (Programme alimentaire Mondial).  Ces bolides roulent à des vitesses folles faisant détourner aux passages de nombreuses paires d’yeux envieuses de ces rutilants signes ostentatoires.

Dès lors, nous sommes forcés de nous questionner sur la pertinence de l’utilisation institutionnalisée des fonds publics des pays donateurs.   Ces camions sont surement nécessaires en terrain difficile, mais quel est le but d’utiliser ces engins dans les capitales africaines ?   Ceci envoie un message difficile à saisir aux habitants de Yaoundé.  Voir les yeux envieux des chauffeurs de taxi naviguant sur les rues de la ville en dit long sur l’inégalité des moyens disposés par ces petites ONG comparés aux grandes institutions internationales de ce monde.  Au niveau monétaire, le calcul est simple.  Un stagiaire QSF peut traverser la ville pour 1.5$ CAD en stimulant par le fait même l’économie locale.  Le camion d’une institution lui traverse cette même ville en gaspillant une bonne dizaine de dollars en gaz, sans oublier le prix d’importation de ses bolides qui ne sont jamais acheté sur place.

Bref, une question se pose, vaut-il mieux faire de la coopération en s’intégrant au maximum à la population à moindre cout ou s’afficher avec de gros moyens pour créer un fossé inséparable entre les experts de la coopération et la population locale ?

Vidéos du Forum ouvert de la jeunesse

Auteur: Anouk M.Renaud

Voici deux des vidéos du Forum ouvert de la jeunesse qui s’est déroulé dans le cadre du Forum social mondial 2011 à Dakar, et dont le montage a été accompli par les stagiaires d’Alternatives, des groupes du Sénégal et de l’Équateur, dans le cadre d’une formation!

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Du café Kawha, on aime ça!

Auteur: Geneviève Perron

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Un bref retour en arrière

Auteur: Marie-Mychèle Pratte

Voici une petite vidéo résumant le stage du groupe Cameroun 2010 qui ne manque pas de me rendre nostalgique à chaque fois que je la regarde.

Quand le communautaire prend l’Inforoute