Articles classés dans 'coopération internationale' ↓

Le grand impact, des petites décisions

Auteur: Marie-Claude Rouillard

Les stagiaires du groupe Bolivie organisent ce mercredi- 17 février à 19h- une conférence à l’UQÀM sur les coupures du gouvernement canadien dans les secteurs de la coopération internationale et de la culture. Omar Aktouf, Michel Lambert Gaétan Breton et Nicole Hubert se prononceront sur ces apparentes petites décisions de nos dirigeants politiques qui ont un impact majeur sur la diversité des points de vue dans l’espace public. Lire la suite →

La neige va fondre !

Auteur: Marie-Mychèle Pratte

Montréal a été désignée comme étant la ville la plus chanceuse selon un sondage Biyem-Assi !

Eh oui ! C’est cette fin de semaine qu’aura lieu la Soirée Caliente du groupe Biyem-Assi. Afin de continuer à ramasser des fonds pour notre stage de coopération humanitaire, ainsi que pour sortir vos pieds de vos bottes, nous organisons une soirée à saveur latino. Sur place, il y aura dj, danseurs invités et invités remarquables (vous!).

La soirée se déroule au 3675 rue St-Dominique (Près du métro Sherbrooke et un peu loin du métro Place-Des-Arts). Elle débute vers les 20h30 et se terminera en beauté vers les petites heures du matin. Consommations alcoolisées sur place pas cher pas cher ! L’entrée est de 10$ si les billets sont achetés en pré-vente ou de 12$ à la porte.

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Toubabou !!!

Auteur: Isabelle Gagnon

Kidz

Kidz

TOU-BA-BOU!!!

Ici, au Mali, nous sommes blancs. On s’en rend toujours compte et c’est impossible à oublier. Les gens nous regardent plus intensément et surtout, il y a toujours les enfants, même les plus petits qui viennent tout juste d’apprendre à parler qui nous le rappelle en criant TOU-BA-BOU ! TOU-BA-BOU ! TOU-BA-BOU !!!

Les enfants sont drôles et sans retenu ici. Sérieusement, dès qu’on marche, peu importe l’endroit où l’on se trouve, le TOU-BA-BOU ! n’est jamais très loin. Je peux tellement mal m’imaginer des enfants crier NOIR ! ou CHINOIS ! au Québec. Chez nous, on nous apprend à ne pas trop regarder l’autre. A ne pas regarder l’étranger. Surtout, on apprend à ne pas crier à quelqu’un qu’il est étranger en le voyant.

Au Mali, on le crie haut et fort. Nous sommes des toubabs, des blancs. C’est un fait alors pourquoi le cacher hein ?

Loin d’être énervant ou même source de privilège (avec les enfants du moins), cette situation me semble étrangement normale. C’est tellement drôle de faire de la voiture, d’être la seule blanche assise au milieu de 7 Africains et de voir que les enfants qui longent la route m’ont aperçue et me saluent à coup de gros gros bye bye.

Et sinon, que dire des enfants de notre rue. Nos voisins sont sans doute les plus charmants petits enfants que je n’aie jamais vus. Peu importe l’heure (en autant qu’il fasse clair), les enfants se lancent sur nous pour nous saluer. J’avouerais que parfois, ça peut être agressant. D’ailleurs, d’autres voisins plus lointains (5 minutes de marche) nous agressent et nous demandent de l’argent. C’est moche. Nos si gentils voisins eux, ne sont pas comme ça. Ils veulent nous taper dans la main, et même parfois, ils veulent qu’on les prenne dans nos bras (c’est un peu nous qui avons commencé ça).

Hier soir, il y avait une grosse fête pour nos petits voisins. Un gros système de son et tous les enfants qui dansent et sont contents. C’est cool.

Enfants

Enfants

La sensibilisation, Facile!!?

Auteur: Philippe Lavallée

Lorsque l’on pense au continent le plus pauvre du monde, un des premier stéréotype qui peut nous venir en tête est le manque de sensibilisation face aux problèmes qui l’entoure. Au Mali, les rues sont sales et les déchets extrêmement nombreux, les gens sont pauvres et peu éduqués, les voitures polluent et les légumes ne sont pas accessible à tous. Tous ces problèmes, et tellement d’autre tout aussi important, semblent insurmontables s’ils ne prennent pas conscience rapidement des problèmes qui les entourent. Quelle ne fut pas ma surprise de voir à Bamako, ainsi que dans la plupart des villes croisées lors de notre voyage à Kolondjeba, la multitude de programmes de sensibilisation auxquelles sont exposés les Maliens : Utilisation des sacs en plastique, des préservatifs, regroupement pour l’alphabétisation, pour le droit des femmes, contre l’excision, etc. La liste est extrêmement longue. Il suffit de croiser un nouveau village pour voir les nombreuses affiches indiquant les différentes campagnes de sensibilisation ayant lieu. Pour plus d’informations sur le sujet, vous pouvez consulter l’article de Marie-Pier parut il y a un peu moins de 2 semaines.

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Le legs de la coopération

Auteur: Daphné Lemelin

Neuf Québécoises (le féminin a décidé de l’emporter sur le masculin) de la classe moyenne débarquent à Uyuni, petite ville carrée, où poussière et chiens se battent sans relâche dans les rues. Neuf Québécoises non seulement y débarquent, mais s’élancent de tout coeur dans une coquette maison de la Calle Colon.

Remplies de bonnes intentions, de désir d’un monde meilleur sinon alternatif, remplies de rêves, d’idéalisations et sûrement d’utopies, elles prennent d’assaut la communauté uyinense. Quel impact auront-elles? Auront-elles un impact? Lire la suite →

Uyuni : ton premier regard

Auteur: Daphné Lemelin

Buenas tardes todos…
 
Me voilà enfin établie dans mon désert, dans mon petit village aux airs de Far-West délabré. C’est petit, c’est carré, c’est beige, brun et poussiéreux.. C’est aussi froid à en faire de la buée à l’intérieur et brûlant à en avoir les joues rouge vif d’avoir trop accueilli le soleil. En d’autres mots, c’est grandiose. C’est différent. C’est rassurant.
 
C’est aussi une confrontation avec l’image qu’on renvoie en tant qu’Occidentaux, en tant que ceux qui peuvent se permettre de voyager. Ces  »putos gringos » qui se promènent sans arrêt à Uyuni, y restent une nuit en transit vers le Salar (désert de sel), festoient, font du bruit puis quittent. L’étiquette nous est attribuée directement, avec raison, j’imagine. Ce fut quand même un plaisir de voir le visage surpris d’un homme à qui nous disons la raison de notre voyage : La radio lipez..A si? D’une dame dans l’autobus de Potosi a Uyuni (7 heures) qui s’étonne de nous voir si heureuses à la vue d’Uyuni, petit village perdu dans le désert…
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Alternatives célèbre son millième stagiaire!

Auteur: Caroline Tagny

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Afin de marquer la participation de mille stagiaires en solidarité internationale au sein de son organisation, Alternatives organise une série d’événements du 12 au 15 mai 2009. L’objectif est de souligner cet engagement et l’importance des liens tissés lors de ces échanges. Depuis 15 ans, Alternatives élabore des stages en collaboration avec ses partenaires étrangers, afin de développer des relations plus égalitaires entre le Sud et le Nord.

Pour la Semaine du Millième, une soirée de projection de films sur la coopération internationale se tiendra à Québec le 12 mai et à Montréal le 13 mai. Une conférence intitulée « L’engagement des jeunes en coopération internationale » sera présentée le 12 mai (Montréal), tandis qu’une grande fête ouverte à tous et toutes se déroulera au Théâtre Plaza le vendredi 15 mai. Cet événement permettra aux anciens stagiaires de se réunir à nouveau dans un cadre festif.

Au plaisir de vous compter parmis nous pour cette célébration!

Pour information :
Maude Lespérance
Adjointe aux programmes de stages
(514) 982-6606, poste 2244

The ADB in Bangladesh: A Look Back or A Leap Backward?

Auteur: Parker Mah

The ADB in Bangladesh: A Look Back or A Leap Backward?

A Critical Appraisal of the ADB’s Achieving Results Together: 25 years with the Bangladesh Resident Mission

VOICE

Dhaka, Bangladesh – April 2008
After the World Bank and the Japanese Government, the Asian Development Bank (ADB) is the third largest donor in the Asia-Pacific Region, lending an average of US $5 – $6 billion a year to its developing member countries1. As one of these counties, Bangladesh has always ranked as one of the top borrowers,  receiving an average of US $ 362 million per year between 2002-20062. In terms of gross Official Development Aid, the ADB is one of the biggest donors to Bangladesh, surpassed only by the World Bank3. Where has this money gone since the institution of the Bangladesh Resident Mission (BRM), the Bangladesh branch of the ADB, in 1982? What progress has been made, what development accomplished? Those seeking answers to this question must certainly look to the ADB itself.
Last year, the ADB published a report, Achieving Results Together: 25 years with the Bangladesh Resident Mission, painting a rosy picture of its development projects in Bangladesh over the last quarter century. But can we take their rendition at face value? In this brief review, we will examine some of the realities behind the ‘results’.
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II) La coopération internationale est-elle une pratique néo-coloniale ?

Auteur: Daniel Roy Torunczyk Schein

Les luttes sociales comme moteur de développement:

 

Les luttes constituent le résultat d’un long apprentissage historique, de lecture et de relecture des anciennes déroutes, d’essais et d’erreurs. Ainsi nous luttons en croyant que «nous sommes arrivés à bon port, quand en réalité nous sommes en haute mer», comme disaient Gilles Deleuze et Félix Guattari. Dans la mer comme dans la vie, il y a des vagues qui peuvent nous approcher à la côte, mais aussi il y a des courants qui peuvent nous avaler complètement. Comme la mer, les luttes dans l’histoire ne sont pas constantes, il y a des périodes de contre-courants, mais il y a aussi des périodes pendant lesquelles les courants de l’histoire nous sont favorables pour avancer dans la transformation sociale, économique, politique et culturelle en faveur des composantes sub-alternes dans la mondialisation capitaliste.


La période connue dans les années ’60 comme la décolonisation a été une époque fondamentale dans l’histoire des luttes des peuples africains en particulier, et pour l’ensemble des luttes de libérations des pays considérés autrefois comme le Tiers-Monde. L’espoir d’une révolution socialiste en Afrique, en Amérique Latine, en Asie, s’éparpilla dans le monde comme de la poudre : la Révolution Cubaine (1959) avait triomphée en Amérique Latine. Quelques années plus tard, la glorieuse résistance vietnamienne avait battu la superpuissance militaire nord-américaine. Le Che Guevara, symbole de la résistance anti-impérialiste à l’époque, exhortait les peuples opprimés du monde entier à créer: «Un, deux, trois, plusieurs Vietnam».

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Passage à vif & éducation au Niger

Auteur: Xavier Leroux

PASSAGES À VIF

L’histoire se prolonge comme les ombres qui s’allongent, alors qu’il fait bon de rentrer chez soi, toute l’ardeur du jour qui retombe, avec les rayons de la boule qui plombe, la boule de plomb qui fait vaciller les hommes, les âmes. La route ne mène pas nécessairement nulle part pour que l’on fasse des rencontres marquantes, ma route me mène à marcher beaucoup, sans que jamais je ne me sente las de sentir les même parfums chaque jour et encore. On pourrait rêver de décrire l’exotisme du voyageur, mais je n’ai pas d’aventures ‘exotisantes’, je n’ai pas d’histoires rocambolesques à décrire, je n’ai que des textures à modeler, des senteurs à faire imaginer, des visions la nuit que je garde pour moi, des questionnements dont je ne peux m’extirper. Seul face aux jours, je partage mes paroles avec les autres, je ne suis pas allé voir les girafes, ça ne m’intéresse pas beaucoup, je ne suis pas allé me promener loin dans la brousse, je ne sens pas que c’est ce que j’ai à faire ici, je n’ai pas pris de temps beaucoup pour moi, car d’une certaine façon, comme je l’ai entendu dire à maintes reprises, ici en Afrique l’individu n’existe pas, il n’a sa place que dans un ensemble que l’on désigne comme la société en général.Photobucket Ici je suis quelqu’un d’autre, dans la foule, avec son rôle qui se cherche, mais un rôle qui dans le quotidien finit toujours par trouver un sens, répétitif, nouveau ou encore difficile à saisir. La solitude se vit entourée, le travail se passe dans un dérangement constant, de coupures, de salutations, de politesses sur la douceur de la nuit, la chaleur des jours, du temps clément ou pas, des aléas de la santé, de la chance ou des malheurs. La plupart du temps, les malheurs ne sont pas évoqués, on parle plutôt de ce qui va bien, avec toujours ce grand sourire débordant, ce sourire qui évoque le prêt à rentrer en contact avec d’autres, le sourire qui ressemble à un je suis ici, tu es là, nous sommes ensemble. L’expression nouvelle pour moi mais elle veut tout dire : « Nous sommes ensemble ».

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C’est vrai, c’est ce rire qui permet de vivre avec les autres, car sans l’allégresse, il n’est pas vraiment possible de vivre avec une telle promiscuité, les dents dans le vent, c’est le passeport pour des contacts humains plus humains que le reflet de l’homme dans l’eau, plus réels que la lumière déchirante, plus compréhensibles que toute l’incompréhension des jours à venir et de l’insécurité d’un avenir à la dérive.

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