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La panne

Auteur: Gabrielle Lamontagne-Hallé

Yaoundé, 20 juin

Il ne nous aura pas fallu longtemps pour comprendre l’aspect aléatoire des services d’électricité et d’eau courante en Afrique centrale. Ici, ouvrir le robinet est une loterie quotidienne. Surtout dans le quartier Mendong, où Marie-Élaine et moi vivons. Les coupures d’eau surviennent plusieurs fois par semaine et peuvent se prolonger de quelques heures…à quelques semaines.

Les familles sont toutes équipées de fûts, qu’elles s’empressent de remplir dès que le retour de l’eau se fait entendre dans les tuyaux (souvent la nuit). Elles collectionnent les bouteilles, et les entassent sous l’évier de la cuisine, remplies de ce fluide rarissime. Heureusement, elles ont aussi la pluie, qui remplit à chaque averse une série de bacs alignés sur le côté de la maison.

Hier, non seulement les robinets étaient à sec, mais l’électricité nous a aussi abandonné à l’heure du souper. Alors que Marie-Élaine et moi dégustions avec un bonheur incommensurable notre premier plat de pâtes depuis notre arrivée, nous avons été plongés dans le noir. Le téléviseur, bruit de fond de tous les soirs dans notre maison, n’était plus. Le silence.

Nos frères et soeurs, de nature assez muette, sont demeurés quelques minutes en silence, comme s’ils se demandaient ce qu’ils allaient bien pouvoir faire. Sans DS, ni Playstation, ni Facebook, ni séries télévisées. Puis un de nos frères est venu s’asseoir à nos côtés avec une généreuse portion de spaghetti. On a parlé de ses études, de notre projet, des saisons canadiennes, des sports d’hiver.

Maman s’était endormie entre temps sur son canapé, et les filles, toujours assez silencieuses, écoutaient notre conversion du divan, duquel elles n’avaient toujours pas bougé. Jusqu’à ce qu’une d’elle se mouille et propose de jouer à « troud’cul ». Elle avait manifestement eu un coup de coeur pour ce jeu que leur avaient montré les deux stagiaires québécoises de l’été passé.

L’heure qui a suivie, à la lampe de poche, s’est avérée être une féroce course à la présidence dans le cadre de ce jeu de cartes folklorique. S’empilaient au centre de la table les Dames de coeur, les 8 d’arachide (trèfle), les As de macabo noir (pique) et les Valets de biscuit (carreau), parsemés d’éclats de rire et de grimaces.

Même si ce soir, le bruit de fonds des séries télé mal doublées et des vidéoclips de Justin Bieber reprendront, la panne a été vectrice de rapprochements et d’échanges.

Rappelez-vous janvier 1998…

The ADB in Bangladesh: A Look Back or A Leap Backward?

Auteur: Parker Mah

The ADB in Bangladesh: A Look Back or A Leap Backward?

A Critical Appraisal of the ADB’s Achieving Results Together: 25 years with the Bangladesh Resident Mission

VOICE

Dhaka, Bangladesh – April 2008
After the World Bank and the Japanese Government, the Asian Development Bank (ADB) is the third largest donor in the Asia-Pacific Region, lending an average of US $5 – $6 billion a year to its developing member countries1. As one of these counties, Bangladesh has always ranked as one of the top borrowers,  receiving an average of US $ 362 million per year between 2002-20062. In terms of gross Official Development Aid, the ADB is one of the biggest donors to Bangladesh, surpassed only by the World Bank3. Where has this money gone since the institution of the Bangladesh Resident Mission (BRM), the Bangladesh branch of the ADB, in 1982? What progress has been made, what development accomplished? Those seeking answers to this question must certainly look to the ADB itself.
Last year, the ADB published a report, Achieving Results Together: 25 years with the Bangladesh Resident Mission, painting a rosy picture of its development projects in Bangladesh over the last quarter century. But can we take their rendition at face value? In this brief review, we will examine some of the realities behind the ‘results’.
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