<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Stagiaires d'Alternatives &#187; Politique</title>
	<atom:link href="http://www.stages.alternatives.ca/archives/category/7/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.stages.alternatives.ca</link>
	<description>Le blog des stagiaires d'Alternatives</description>
	<lastBuildDate>Wed, 03 Aug 2011 23:43:41 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.0.5</generator>
		<item>
		<title>Vidéo Distorsion, soirée distordue de médias alternatifs</title>
		<link>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1569</link>
		<comments>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1569#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 09 Nov 2010 06:17:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>KaterineM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Événements]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.stages.alternatives.ca/?p=1569</guid>
		<description><![CDATA[DES FILMS D&#8217;ICI ET D&#8217;AILLEURS SUR LA LUTTE SOCIALE ET LA RÉSISTANCE CE MOIS-CI SPÉCIAL PALESTINE Pour contrer le torticolis médiatique ambiant VIDÉO DISTORSION vous propose un traitement-choc de quelques torsions, contorsions et distorsions audio-visuelles curatrices.VIDÉO DISTORSION est une soirée de projections vidéo engagées et de débats éclectiques né d&#8217;une initiative de jeunes cinéastes engagés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-medium wp-image-1570" title="Vidéo Distorsion" src="http://www.stages.alternatives.ca/wp-content/2010/11/VD4grandformat-300x231.jpg" alt="Vidéo Distorsion" width="300" height="231" /></p>
<p>DES FILMS D&#8217;ICI ET D&#8217;AILLEURS SUR LA LUTTE SOCIALE ET LA RÉSISTANCE</p>
<p>CE MOIS-CI <strong>SPÉCIAL PALESTINE</strong></p>
<p>Pour contrer le torticolis médiatique ambiant VIDÉO DISTORSION vous propose un traitement-choc de quelques torsions, contorsions et distorsions audio-visuelles curatrices.VIDÉO DISTORSION est une soirée de projections vidéo engagées et de débats éclectiques né d&#8217;une initiative de jeunes cinéastes engagés désireux de créer des alternatives éducatives dans un monde propagandiste.</p>
<p>Vidéastes de la relève et d&#8217;autres plus expérimentéEs se rassemblent depuis avril dernier pour nous concocter un mélange explosif à saveur de l&#8217;actualité. Le 17 novembre prochain se tiendra la quatrième séance de projection où un spécial sur le Forum mondial de l&#8217;éducation qui se tenait du 28 au 31 octobre dernier en Palestine sera présenté;</p>
<p>Le Forum social de l&#8217;éducation est une première initiative visant à créer un levier de résistance pour contrer les politiques du gouvernement israélien dans le contexte du conflit israélo-palestinien. L&#8217;éducation serait le premier pas pour  briser le fil de la haine. Ainsi converge les réseaux militants des domaines de l’Education, de la défense des droits des Palestiniens et des mouvement sociaux altermondialistes.</p>
<p>Alternatives était au rendez-vous avec, en son équipe, les cinéastes Santiago Bertolino et Steve Patry de la coop Funambules Médias qui nous présenterons leurs créations chocs.</p>
<p>D&#8217;autres films décapants seront présentés dont un montage vidéo d&#8217;une manifestation tenu par le Collectif pour un Québec sans pauvreté qui se tenait le 22 septembre dernier à Québec où ce sont rassemblé plus de 250 personnes autour du parlement pour dénoncer le faux plan de lutte à la pauvreté du gouvernement Charest, en continuité avec la campagne RETOUR À L&#8217;EXPÉDITEUR.</p>
<p>C&#8217;est avec hâte qu&#8217;on vous convie à cette quatrième édition de Vidéo Distorsion;</p>
<p>QUAND: mercredi 17 novembre · 20:00 &#8211; 23:30</p>
<p>OÙ: Bar l&#8217;Alizé, 900 rue Ontario Est, métro Berri-Uqam</p>
<p>Au plaisir d&#8217;entendre vos réactions!</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1569/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Grève générale illimitée : Uyuni paralysée</title>
		<link>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1523</link>
		<comments>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1523#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 13 Aug 2010 18:53:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-ClaudeR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Bartolina - 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Bolivie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.stages.alternatives.ca/?p=1523</guid>
		<description><![CDATA[En cet après-midi venteux du 11 août 2010, dans l&#8217;arène bondée du Colisée municipal, les uyunienses ont d&#8217;une même voix choisi d&#8217;appuyer la grève générale illimitée qui sévit dans la ville de Potosi depuis déjà 14 jours. Environ 2000 habitants formant une foule hétéroclite ont été sans appel face aux interrogations du maire qui sondait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="mceTemp mceIEcenter">
<dt class="wp-caption-dt" style="text-align: justify;">En cet après-midi venteux du 11 août 2010, dans l&#8217;arène bondée du Colisée municipal, les <em>uyunienses </em>ont d&#8217;une même voix choisi d&#8217;appuyer la grève générale illimitée qui sévit dans la ville de Potosi depuis déjà 14 jours. Environ 2000 habitants formant une foule hétéroclite ont été sans appel face aux interrogations du maire qui sondait ses citoyens : «Nous aussi nous voulons faire la grève». Il a bien essayé de renchérir, le pauvre, mais c&#8217;est un régime de feuilles de coca et d&#8217;eau qui l&#8217;attend pour les prochains jours. Donc, en plus de la grève générale, démocratie oblige, le maire, le comité civique et les <em>juntas vecinales </em>doivent se soumettre à une grève de la faim dont on ne voit pas la fin&#8230;</dt>
</div>
<div id="attachment_1528" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-1528 " title="Photo de Coralie Dumoulin" src="http://www.stages.alternatives.ca/wp-content/2010/08/Coliseomunicipal-300x183.jpg" alt="photo de Coralie Dumoulin" width="300" height="183" /><p class="wp-caption-text">Assemblée du Colisée municipal</p></div>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-1523"></span>«Nous demandons à toutes les délégations qu&#8217;elles se soumettent à cette grève, à la fédération des professeurs, aux commerçants, aux journalistes&#8230; Dès maintenant, nous entrons tous en grève. Nous allons organiser des blocages de routes, nous formerons un comité de grève», s&#8217;exclame le président des <em>juntas vecinales (</em>regroupement de quartiers<em>)</em> sous les hurlements approbateurs de la foule. Et puis, à la sortie du Colisée municipal, les restaurants, les commerces et les marchés de la ville ferment uns à uns boutique. Pas de lumière dans les rues, faute d&#8217;électricité. Une commerçante téméraire a gardé son commerce ouvert. Ce sera jusqu&#8217;à demain matin dix heures nous avertit-elle avec un geste de dépit, après ils viendront m&#8217;avertir de fermer. </p>
<p style="text-align: justify;">Depuis quelques jours déjà, il est presque impossible de trouver des légumes ou du gaz au marché local. Les blocages de route autour de la capitale départementale, Potosi,  qui perdurent depuis le 29 juillet, rendent les approvisionnements et les déplacements difficiles à Uyuni. Lorsque nous sommes revenus d&#8217;une visite à la plante de lithium le 10 août dernier, des paysans du village voisin attendaient notre jeep avec une brique et un fanal. Quand notre chauffeur a enfoncé son pied sur l&#8217;accélérateur, défiant le barrage, nous nous sommes écrasés dans nos sièges. Pas plus d&#8217;une quinzaine de <em>campesinos</em>, hommes et femmes de tous âges qui gardaient ce tronçon de route, ont lancé roches et bâtons en direction de notre voiture, qui heureusement s&#8217;en est tirée indemne.   </p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est pourquoi actuellement, les agences de tourisme d&#8217;Uyuni gonflent les prix afin de permettre aux touristes de sortir de la ville et ce, en pleine nuit afin d&#8217;éviter les barrages. Bientôt, on ne verra plus de tuques multicolores, de gilets en alpaca et d&#8217;appareils photos, les touristes auront tous decidé de plier bagage. Leurs ambassades respectives font déjà pression sur les autorités de la ville.</p>
<div id="attachment_1529" class="wp-caption aligncenter" style="width: 189px"><img class="size-medium wp-image-1529 " title="Photo de Coralie Dumoulin" src="http://www.stages.alternatives.ca/wp-content/2010/08/Coliseofemme-199x300.jpg" alt="Une des seules femmes à avoir pris la parole " width="179" height="270" /><p class="wp-caption-text">Une des seules femmes à avoir pris la parole </p></div>
<p style="text-align: justify;">Et le pourquoi initial de cette grève? La frontière floue entre Potosi (Coroma) et Oruro (Quillacas) que se disputent les deux départements puisqu&#8217;il y aurait à cet endroit même une importante réserve de ciment. À cela s&#8217;ajoute cinq autres revendications puisque chaque ville et village du département de Potosi semble vouloir sa part de gâteau dans cette grève générale illimitée. À Uyuni, c&#8217;est aussi contre l&#8217;interruption de la contruction de la route Uyuni-Huancarani que les citoyens s&#8217;insurgent. Dans la ville, le mouvement d&#8217;insatisfaction a été récupéré par l&#8217;opposition politique, l&#8217;<em>Alianza Social</em>, qui semble vouloir tirer profit de cette grève pour marquer des points.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans tous les cas, la situation ne semble pas près de s&#8217;améliorer. Les 28 organisations affiliées au Comité Civique de Potosi (Comcipo) et six provinces attendent la visite du président, qui ne semble pas prêt à vouloir négocier. Selon les journaux de la région, le Forum Social Mondial au Paraguay serait beaucoup plus chaud et attrayant pour les autorités gouvernementales&#8230;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1523/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le fascisme en Équateur, deuxième partie</title>
		<link>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1518</link>
		<comments>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1518#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 13 Aug 2010 17:11:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis-DavidLR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d'humeurs]]></category>
		<category><![CDATA[Militarisme]]></category>
		<category><![CDATA[Organisations]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Yasuni - 2010]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.stages.alternatives.ca/?p=1518</guid>
		<description><![CDATA[Pour l’entrevue avec la Brigade Antifasciste de Quito, il a fallu beaucoup de patience et de temps. Il faut comprendre que les membres  reçoivent des menaces de morts. Donc, avant l&#8217;entrevue, Annie et moi avons eu droit à une pré-entrevue, qui ressemblait plus à un interrogatoire&#8230; Ils et elles avaient besoin de savoir à qu&#8217;ils [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour l’entrevue avec la Brigade Antifasciste de Quito, il a fallu beaucoup de patience  et de temps. Il faut comprendre que les membres  reçoivent des menaces de  morts. Donc, avant l&#8217;entrevue, Annie et moi avons eu droit à une  pré-entrevue, qui ressemblait plus à un interrogatoire&#8230; Ils et elles  avaient besoin de savoir à qu&#8217;ils et elles avaient à faire, nous devions  donc les rassurer.<span id="more-1518"></span></p>
<p>Tout  d&#8217;abord, l&#8217;organisation n&#8217;existe que depuis deux ans et s&#8217;est inspirée  des autres brigades antifascistes qui existent dans le monde. D&#8217;ailleurs,  comme beaucoup d&#8217;autres brigades, elle se réclame aussi une  organisation anticapitaliste et pour la lutte des classes. Malgré la  courte existence de l&#8217;organisation, elle est très active, les membres  ont organisé un bon nombres d&#8217;actions: des concerts, des séances de  graffiti et même des matchs de soccer. Il s&#8217;agit d&#8217;action de  sensibilisation, pour dénoncer le fascisme et conscientiser les gens  face à son existence en Équateur.  Évidemment, ils et elles font des  actions plus &laquo;&nbsp;classique&nbsp;&raquo; comme des manifestations, des tractes et des  camps de formations.</p>
<p>Pour ce qui est de l&#8217;extrême-droite en Équateur, ce sont des groupe de jeunes, bien organisé, qui  reçoivent l&#8217;appui de la police qui est souvent sympathique à leurs idées. De plus, certains  membres sont des militaires ou d&#8217;anciens militaires. Malgré  l&#8217;utilisation de la croix nazie, les groupes d&#8217;extrême droite sont plus  fascistes que néo-nazis. L&#8217;idéologie raciste propre aux groupes  d&#8217;extrême-droites d&#8217;Occident est moins présente. Néanmoins, ces  groupes sont souvent contre la présence de cubain-e-s et de  péruvien-e-s en Équateur. Il faut savoir qu&#8217;entre le Pérou et  l&#8217;Équateur, il y a eu le plus long conflit frontalier de l&#8217;histoire de  l&#8217;humanité, de 1830 à 1998. Il y a eu quatre guerres entre les deux pays  et l&#8217;Équateur a perdu une province. Ce qui explique la rancœur des  groupes de droite envers le voisin du sud&#8230; Souvent, ces groupes n&#8217;ont  rien contre la présence de colombiens dans le pays, car des  organisations de droites des deux pays sont très proches. D&#8217;ailleurs,  dans le nord de l&#8217;Équateur, proche de la frontière colombienne, des  groupes paramilitaires colombiens ont des camps d&#8217;entrainement où des  groupes de droites équatoriens s&#8217;entrainent aussi. L&#8217;un des groupes  d&#8217;extrême droite les plus actifs est l&#8217;ANR (<em>Acción Nacional  Revolucionaria</em>) qui se revendique de l&#8217;idéologie nationale-sociale,  c&#8217;est-à-dire du nazisme.</p>
<p>D&#8217;ailleurs, Álvaro Paredes, un membre de  la brigade antifasciste de Quito a été attaqué par 6 à 8 membres de  l&#8217;ANR sur le terrain de l&#8217;Université Centrale de Quito. Il aurait voulu  se défendre, il a prit le couteau d&#8217;un des attaquants, l&#8217;a retourné  contre celui-ci et l&#8217;a tué. Il est en prison depuis les évènements, c&#8217;est-à-dire  depuis 28 mai. Le 11 août dernier, se tenait une vigile pour  faire pression sur le gouvernement qui ne voit qu&#8217;une guerre de gang et refuse de politiser l&#8217;évènement. D&#8217;ailleurs, plusieurs vigiles se  tenaient en même temps dans le monde pour dénoncer l&#8217;attitude du  gouvernement équatorien. Il s&#8217;agit, pour le moment, d&#8217;un des dossiers  les plus importants de la Brigade Antifasciste de Quito, l&#8217;organisation  désire que Álvaro Paredes ne soit pas accusé de meurtre, mais qu&#8217;on  reconnaisse qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un cas de légitime défense.</p>
<p>Depuis  l&#8217;emprisonnement de leur compagnon, la brigade reçoit beaucoup d&#8217;appuis  de diverses organisations, et même de certains partis politiques de  gauche qui désirent que le gouvernement se positionne clairement sur ce  sujet. Ce qui permet aujourd&#8217;hui à un renforcement des forces de gauches  et de la lutte antifasciste en Équateur. Comme quoi, malgré les menaces  et les dangers, l&#8217;organisation tient le coup et se renforce.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1518/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le fascisme en Équateur, première partie</title>
		<link>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1454</link>
		<comments>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1454#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Jul 2010 20:22:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis-DavidLR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d'humeurs]]></category>
		<category><![CDATA[Militarisme]]></category>
		<category><![CDATA[Organisations]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Yasuni - 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Équateur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.stages.alternatives.ca/?p=1454</guid>
		<description><![CDATA[Il y a un truc qui m&#8217;a frappé à Quito, en fait plusieurs, mais bon, un que j&#8217;aimerais m&#8217;attarder&#8230; À Quito, j&#8217;ai vu un nombre considérable de symboles nazis et néo-nazi: Croix celtique, SN (Skin Nazi), 88 (Code pour &#171;&#160;Heil Hitler&#171;&#160;, &#171;&#160;H&#160;&#187; étant la huitième lettre de l&#8217;alphabet) et la classique svastika nazie. Au départ, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1457" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-1457" title="Skinheads à Quito" src="http://www.stages.alternatives.ca/wp-content/2010/07/skins1-300x199.jpg" alt="&quot;Skins&quot; pour &quot;Skinheads&quot; avec une croix celtique, symbole néo-nazi" width="300" height="199" /><p class="wp-caption-text">&quot;Skins&quot; pour &quot;Skinheads&quot; avec une croix celtique, symbole néo-nazi</p></div>
<p>Il y a un truc qui m&#8217;a frappé à Quito, en fait plusieurs, mais bon, un que j&#8217;aimerais m&#8217;attarder&#8230; À Quito, j&#8217;ai vu un nombre considérable de symboles nazis et néo-nazi: <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Croix_celtique#Ann.C3.A9es_1960-1970" target="_blank">Croix celtique</a>, <em>SN</em> (Skin Nazi), <em>88</em> (Code pour &laquo;&nbsp;<em>Heil Hitler</em>&laquo;&nbsp;, &laquo;&nbsp;H&nbsp;&raquo; étant la huitième lettre de l&#8217;alphabet) et la classique <em>svastika nazie</em>. Au départ, je dois avouer que j&#8217;étais confus, voir des symboles liés à l&#8217;idéologie de la supériorité blanche dans un pays où les gens ont la peau foncée me laissait perplexe.<span id="more-1454"></span> Puis, je me suis souvenu qu&#8217;en Thaïlande il était commun de voir des gens porter la croix nazie. Pour les thaïlandais-es, les nazis n&#8217;étaient que des méchants garçons. À plus de 10 000km des lieux du crime, le génocide juif et l&#8217;horreur nazie sont des choses bien abstraites. De plus, pour eux et elles, ce n&#8217;est qu&#8217;un symbole bouddhique inversé.</p>
<div id="attachment_1458" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-1458" title="Affiches vandalisées" src="http://www.stages.alternatives.ca/wp-content/2010/07/affiches-vandalisees1-300x199.jpg" alt="Affiches pour un concert antifasciste et anticapitaliste vandalisée" width="300" height="199" /><p class="wp-caption-text">Affiches pour un concert antifasciste et anticapitaliste vandalisée</p></div>
<p>M&#8217;enfin, pour revenir à Quito&#8230; Au fur et à mesure qu&#8217;on va dans le nord de la ville, la peau des habitants s&#8217;éclaircie. Quito est divisée en deux: le nord et le sud. À l&#8217;image de notre planète, le nord est riche et pâle, le sud est pauvre et foncé. À ce moment, j&#8217;ai compris que la présence de symboles néo-nazis n&#8217;était pas anecdotique. J&#8217;ai donc commencé à m&#8217;informer au près des gens de l&#8217;ACJ, l&#8217;organisation où je fais mon stage, sur la présence de ces symboles&#8230;</p>
<div id="attachment_1459" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-1459" title="Croix gammée et SN" src="http://www.stages.alternatives.ca/wp-content/2010/07/sn-300x199.jpg" alt="&quot;SN&quot; pour &quot;Skinhead Nazi&quot;, malgré la mauvaise qualité du graffeur, il connait bien ses symboles... " width="300" height="199" /><p class="wp-caption-text">&quot;SN&quot; pour &quot;Skinhead Nazi&quot;, malgré la mauvaise qualité du graffeur, il connait bien ses symboles... </p></div>
<p>Alors, on m&#8217;apprend, qu&#8217;en effet, il y a des <em>skinheads nazis</em> et un bon nombres de groupes fascistes/extrême-droites à Quito et en Équateur. Puis, le pays depuis 1900 a connue environ 55 dirigeants, dont certains sont liés à une dictature militaire. D&#8217;ailleurs, la dernière remonte à 1972 et dura jusqu&#8217;en 1979. Il y a donc encore des partisant-e-s de la bonne vieille époque où tout marchait droit et sinon, bang! bang!, le problème et sa famille étaient réglés&#8230;</p>
<p style="text-align: center;">
<p>Pour en savoir plus sur le fascisme en Équateur, j&#8217;ai pris contacte avec la <em> Brigada Antifascista Quito</em> (Brigade antifasciste de Quito pour les hispanophobes), un groupe luttant activement contre le fascisme. On m&#8217;a rapidement répondu et envoyé des sites Internet de groupuscules d&#8217;extrême-droite équatoriens et expliqué la situation du pays. J&#8217;ai voulu en savoir plus, j&#8217;ai donc demandé une entrevue avec les gens de la brigade. Si tout va bien, demain, Katerine, Annie et moi allons rencontrer les gens pour une entrevue que je résumerais dans mon prochain billet.</p>
<p>Site Internet de la <a href="http://brigada-antifascista-quito.blogspot.com/" target="_blank">Brigada Antifascista Quito</a></p>
<p>Sites de groupes d&#8217;extrême-droite équatoriens:</p>
<p><a href="http://juventudrevolucionaria.wordpress.com/" target="_self">A.N.R.</a></p>
<p><a href="http://elotroecuador.wordpress.com/" target="_blank">El Otro Ecuador </a></p>
<p><a href="http://nacionalsocialismoecuador.wordpress.com/" target="_blank">Nacional Socialismo en Ecuador</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1454/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Être mère avant d&#8217;être femme</title>
		<link>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1444</link>
		<comments>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1444#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Jul 2010 19:18:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>KaterineM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d'humeurs]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Yasuni - 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Équateur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.stages.alternatives.ca/?p=1444</guid>
		<description><![CDATA[Santo-Domingo, midi. Humidité. Action. Véritable ville économique en expansion, cet endroit est un repère commercial pour les Équatoriens qui désirent faire des affaires. Je suis venue en ces lieux avec deux autres membres d’Alternatives et une jeune fille de la filiale Quito Sud pour découvrir les programmes de l’ACJ (Asociasion Cristiana de Jóvenes) de Santo-Domingo [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Santo-Domingo, midi. Humidité. Action. Véritable ville économique en expansion, cet endroit est un repère commercial pour les Équatoriens qui désirent faire des affaires. Je suis venue en ces lieux avec deux autres membres d’Alternatives et une jeune fille de la filiale Quito Sud  pour découvrir les programmes de l’ACJ (Asociasion Cristiana de Jóvenes) de Santo-Domingo développés pour promouvoir les droits des femmes. Nous marchons dans les petites rues sablonneuses et asséchées, la chaleur fait changement des frissons de Quito. Sur notre chemin les hommes s’arrêtent pour nous regarder. Du fond de leur établi, ils délaissent leurs outils pour le machisme, un travail rigoureux de tous les instants. Sans nous siffler, ils se contentent d’une pause aux bras croisés et au regard fixe. Les femmes d’ici ignorent,  elles en ont l’habitude.</p>
<p><span id="more-1444"></span></p>
<p>Arrivée à l’ACJ, nous rencontrons la coordonnatrice de l’association, Marianela Sanchez. Animatrice d’une émission de radio et d’un téléjournal, leader d’un regroupement en plein développement qui désire venir en aide aux femmes victimes de violence conjugale. Cette jeune femme dans la trentaine coordonne également l’INFA (l’institut national de la famille) en partenariat avec le ministère de la famille, en plus d’être mère d’un enfant. Marianela est la preuve vivante que le féminisme est un cri de tous les instants qui parcourt beaucoup plus que l’Occident. Nous sentons dès notre arrivée que notre passage est d’une trop courte durée pour lui permettre de nous transmettre toute sa passion.</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-1447" title="Rue de Santo-Domingo" src="http://www.stages.alternatives.ca/wp-content/2010/07/DSC06270-300x168.jpg" alt="Rue de Santo-Domingo" width="300" height="168" /></p>
<p>Pour dîner, nous sommes ensuite guidéEs vers un petit restaurant typique de la place par deux autres membres de la filiale, Miler et Lorena. Lorena nous informe de son projet de fin de Baccalauréat ; elle désire faire passer une loi pour interdire les parents de laisser la charge de leurs enfants à des membres de leur famille (ex. grands-parents). L’objectif de ce travail est de promouvoir les droits de la jeunesse par l’intermédiaire de la responsabilité parentale. En fait, le fil conducteur des filiales de l’ACJ sont les droits de la jeunesse et de l’enfance. Partout au pays, on fonde espoir en une société meilleure à travers nos enfants, ces êtres qui représentent la pureté, l’innocence, le changement et l’avenir de la société équatorienne. Les intervenantes et les femmes que nous avons rencontrées dans le cadre de notre fin de semaine se dévouent corps et âmes au milieu communautaire pour permettre au plus grand nombre de familles d’avoir accès aux ressources nécessaires pour assurer l’épanouissement de leurs enfants. Leurs vies étant dédiées à l’égalité des chances, la problématique de l’abandon infantile fait donc partie intégrante de la lutte pour les droits de la jeunesse aux yeux de Lorena. Enfin, j’ai voulu savoir si cette loi serait appliquée à toutes les femmes… c’est-à-dire même aux adolescentes&#8230; considérant que nous ne pouvons imposer de similarité entre tous\toutes les individuEs vu la pluralité de nos vécus et nos besoins. Elle m’a répondu que c’est aux parents de prendre leurs responsabilités et d’assumer les conséquences de leurs gestes, peu importe l’âge. Ce moment passé en sa compagnie m’a donné froid dans le dos. Considérant qu’en sol Équatorien l’avortement est illégal, que l’éducation sexuelle est déficiente et que l’accès aux moyens contraceptifs est souvent difficile pour les mineurs et les jeunes filles, cette loi serait fatidique pour les femmes.  Elle  viendrait anéantir le peu d’alternative que ces dernières ont pour assurer le contrôle sur leurs vies à défaut de ne l’avoir sur leurs corps.</p>
<p>De plus, on tente de parler de responsabilité parentale à travers cette loi alors que 30% des adolescentes doivent assumer leur parentalité sans l’appui du père. Nous savons qu’en raison des inégalités entre les sexes une véritable division est vécue en termes de responsabilité parentale. Ainsi, tant et aussi longtemps que l’enfance se conjuguera au féminin,  la frontière entre droits de la jeunesse et droits des femmes demeurera très mince, et se mélangera parfois jusqu’à bafouer des droits. Aspect qui ne semble pas être pris en compte dans l’élaboration  de cette loi.</p>
<p>En fait, le féminisme équatorien se brouille parfois dans les méandres  d’un mouvement pro-vie qui contraint paradoxalement les femmes dans leurs choix et libertés individuelles. Beaucoup de lois seraient nécessaires à instaurer pour assurer un respect des droits de la jeunesse et un meilleur avenir pour les citoyens de demain avant celle proposée sur l’interdiction de l’adoption.  Nous n’avons qu’à penser à la promotion de l’égalité entre les sexes et l’élimination du machisme dans le but, entre autres, de favoriser l&#8217;implication du père et enrayer la dette que l&#8217;on impose aux femmes qui se traduit par un dévouement total envers l&#8217;univers familial. Une lutte difficile, mais déjà en marche un peu partout au pays.</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-1445" title="El machismo es violencia" src="http://www.stages.alternatives.ca/wp-content/2010/07/DSC04750-300x225.jpg" alt="El machismo es violencia" width="300" height="225" /></p>
<p>Par ailleurs, sachant que 25% des femmes enceintes au pays ont moins de 18 ans et que les jeunes filles ont 20% de chance d’être enceintes au cours de leur adolescence, on se rend compte que la jeunesse s’éteint là ou l’erreur se produit. En effet, comment peut-on promouvoir les droits de la jeunesse et obliger des enfants à subir la parentalité? Dès l’enfance on travaille avec les jeunes pour leur assurer un avenir à la hauteur de leurs droits et leurs aspirations,  avenir que nous sommes prêts à leur  amputer quelques années plus tard…</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-1446" title="Deux petites filles" src="http://www.stages.alternatives.ca/wp-content/2010/07/DSC06044-300x168.jpg" alt="Deux petites filles" width="300" height="168" /></p>
<p>Quand je regarde les femmes-mères d&#8217;ici,  je ne peux m’empêcher de penser à l’emprisonnement qu’elles assument la main sur le coeur, sans se plaindre. Elles valent beaucoup plus qu’une erreur ou qu’une fatalité imposée, mais  comme partout où l’on parle de pauvreté, les femmes sont les principales poutres portant le fardeau d’une société qui apprend et se construit. J’ose croire que le féminisme fera son chemin en Équateur et partout ailleurs en Amérique du Sud. Des luttes se produisent, les femmes se retroussent les manches, elles continuent leurs batailles avec tous les enfants du pays à bout de bras. Elles représentent la force de vivre, elles aiment et espèrent, elles sont mères avant d’être femmes.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1444/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;&#8230;Du sein d’une femme a coulé un désert de sel&#8230;&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1426</link>
		<comments>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1426#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 23 Jul 2010 18:51:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc-AndreBl</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Bartolina - 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Bolivie]]></category>
		<category><![CDATA[Colonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.stages.alternatives.ca/?p=1426</guid>
		<description><![CDATA[  Plusieurs tergiversent sur le vocabulaire a utiliser pour nommer le changement en cours en Bolivie. S’agit-t’il d’une révolution? Il y a là matière à débat de théoriciens et de références. Une révolution se limite t’elle à une transformation profonde des fondements politiques et économiques. Á un renouvellement de  ses élites? Doit-elle être violente ou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-1427" title="P1010119" src="http://www.stages.alternatives.ca/wp-content/2010/07/P1010119-168x300.jpg" alt="P1010119" width="168" height="300" /></p>
<p> </p>
<p>Plusieurs tergiversent sur le vocabulaire a utiliser pour nommer le changement en cours en Bolivie. S’agit-t’il d’une révolution? Il y a là matière à débat de théoriciens et de références. Une révolution se limite t’elle à une transformation profonde des fondements politiques et économiques. Á un renouvellement de  ses élites? Doit-elle être violente ou impulsé par le bas, c’est-à-dire le peuple? Les avis divergent et les mots se font hésitants à définir ce qui se <span id="more-1426"></span>produit ici. Pour le signifier, on parle simplement de changement (cambios). Au Venezuela, on l´appel familièrement processus. Par ces mots, on pointe une réalité diffuse dont on laisse le privilège de l’analyse à d’autres. On signfie simplement sa foi envers ce changement possible que l’on nomme aussi développement, dignité. Dans les officines politiques, on ne parle pas à l’aide des catégories héritées du marxisme. On ne propose pas de grandes eschatologies propres à remplacer le capitalisme. Parfois on fustige l’impérialisme et on accuse les vieilles oligarchies parasitaires. On interpèle aussi quelques icones et slogans révolutionnaires. « Hasta la Révolucion Siempre » clament quelques affiches ou la figure du président cotoie celle du Che. En fait, le changement dont il est question rappel une variation sur un air connu. Ce vent de politiques sociales financées par la nationalisation partielle ou complète de ressources naturelles ainsi que par des investissements dans des secteurs stratégiques porte un charmant sobriquet produit par l’imagination sans borne des spécialistes de la banque mondiale : dévelopement par substitution des importations. Les moins technocrates diront avec mépris populisme. Terme vide par lequel les commentateurs du nord nomme avec condescendance les régimes qui, sensiblent à la misère populaire et l’inégalité des coditions, donnent un contenu politique au vivre ensemble. Ils préfèrent ces élites « éclairées » qui ne sont d’aucune façon liées à la satisfaction des demandes populaires.  </p>
<p>Parfois, le changement se matérialise devant nos yeux à travers des scènes ordinaires ou  semblent se agir une véritable révolution. Les coeurs sensibles sont alors promptes à en finir avec les débats théoriciens. Il me revient en tête les passages de contemplation enthousiaste décrit par George Orwell dans son hommage à la Catalogne. Alors soldat des brigades internationales engagés dans la milice trotkiste du P.O.U.M. lors de la guerre civile d’Espagne, il observe avec stupeur la matrice d’une nouvelle société. Un enthousiasme étonnant de la part du romancier qui, quelques années plus tard, dépeindra la fresque totalitaire qu’est 1984. À cet époque, le fascisme est encore loin d´emporter la victoire. Du moins, on ignore sa progression et les puissantes alliances qui permettront sa victoire. Là-bas, en Catalogne, les églises ne sont plus que des ruines fumantes ou des baraques d’armement. Les militaires sans rang et vêtu en haillons, avec leur bonet et leur foulard rouge, n´obéissent à aucune hiérarchie. Tous rêvent d’avoir la chance d’en finir avec quelques franquistes à l’aide de leur canon vieux de la guerre franco-prusse. Partout on s’appelle camarade et frère. On réitère par la forme l’égalité. On se traite en paire. Une multtitude de détails, parfois anodins, dépeignent la scène d’une expérience collective unique. La fièreté éveillée de l’ordinaire, du modeste débarassé de la tyrannie. Cette tyrannie sans visage de la privation, de l’humiliation, de la soufrance organisée et de l’effacement publique des simples travailleurs et campesinos. Le romancier ne discerne plus dans ce qu’il voit l’illusion de la réalité. Pourtant, il a toujours eu ce doute persistant concernant l’éventualité d’un autre hommes, ce héros des grandes espérances. Un doute qu’écarte la générosité des modestes au temps des grands sacrifices.</p>
<p>Dans un logis éclairé par la lumière naturelle d’une grande vitrine donnant sur les cours des maisons voisines, la famille de Donia Francisca besogne son entretient collectif. Dans une famille de neufs personnes, il y a beaucoup à faire. Les plus jeunes s’occupent de Brigitte, la nouvelle venue. Donia, vêtu d’un manteau et d’un bonnet usé pour se protéger du froid qui pénètre par tous les pores des maisons, tricotte un vêtement pour  la petite dernière. Le sang qui coule dans les veines de la famille est Quechua. Pour une femme, il s’agit d’une héritage taditionnel particulièrement lourd a porter. Élevé à l’époque des dictatures, cette femme s’est battu sa vie durant contre la discrimination et la fatalité collective.</p>
<p>Parfois, Francisca donne quelques indications d’une voie affectueuse aux enfants. Il y a ici une obéissance sans contrainte, quelque chose comme de l’amour. Tout en tricottant, elle pose un oeil discret sur un document placé devant elle sur la table. Nous venons de faire irruption dans le quotidien de milliers de familles boliviennes pourtant, ce document impose une singularité. Militante de longue date pour la FSUMCAS, l’association de femme de la FRUTCAS, Francisca est aujourd’hui une député nouvellement élu du MAS. Une semaine par mois, elle se rend à La Paz pour assister à des rencontres politiques. Le reste du temps, elle continu ses activités militantes pour la fédération et assiste à des réunions régionales. Elle nous accueille avec affection et maté. Nous qui sommes venues avec quelques demandes en poche. Nous sommes sur le point de partir à La Paz et nous voulons avoir accès à quelques commissions politiques. Elle écoute impassible nos demandes puis, sans tarder, fait quelques appels télphoniques par lesquelles elle nous ouvre les portes du Parlement. Plus tard, la discussion se porte sur le document qu’elle regarde d’un air distrait. Il s’agit d’un decret supême du président concernant l’exploitation régionale du Lithium. Ce decret occupe aujourd’hui l’ensemble des discussions des assemblées régionales. On travail sur un projet de loi par lequel la volonté décrété du président deviendra permanente. Au sein des organisations départementales, on cherche à trouver le consensus et aussi, apporter des précisions ou changements au projets. Pour la FRUTCAS, il s’agit d’un défis de taille.  </p>
<p>L’histoire du département de Potosi elle celle d’un  piage minier éhonté dont l’histoire de la mine de Cierro Rico n’est que l’exemple le plus spectaculaire. Véritable trésor d’argent, on dit ici que tous ce qui fut extrait de cette montagne pu permettre la construction d’un pont d’argent entre l’Amérique et l’Espagne. « Au 15<sup>ième</sup> et 16ièeme siècle, la &#8230; colline de Potosi fut le centre de la vie coloniale américaine » (Galeano, Edouardo p.49). Aujourd’hui, on continu inlassablement de grater les parroies fatiguées de la colline et de sa mémoire. La ville porte en son centre colonial les traces de la gloire passé. On raconte qu’ici, les artistes les plus en vogue d’Europe venaient faire leur première américaine. Homme maintenant âgé de 80 ans, le père d’Apolinaria, notre professseure d’espagnol, a parcouru 40 années durant les caves de la mine. Une force de la nature survivante parmi les ombres axphyshiés. Plus de 8 millions d’indiens sont mort pour extraire quelques onces d’argent qui servirent d’apparat à la vie mondaine. Dans les assemblées, on répète cette histoire amère de la Bolivie, qui constitue une accusation vivante au système colonial. « L’argent que l’on a extrait de nos mains a servi a développer La Paz, Santa Cruz et encore d’avantage, l’Espagne et l’Angleterre. »</p>
<p>Par le nouveau projet de loi, on affirme le monopole national sur le lithium, ressource jugé stratégique. Au cours de la révolution de 1952, l’on a de même nationalisé l’extraction de l’Étain. De ce chapitre aussi l’on conserve une mémoire salé. Ce métaux, alors appauvri par plusieurs siècles d’exploitation, nécessitait passablement de transformation pour en épurer la matière. La Bolivie fournissait toujours les bras de l’extraction au système économique mondial alors que la matière brute était transformée dans les fours étrangers. C´est de ces étapes successive que l´on produisait la richesse. Par conséquent, les cours du minérai n’étaient pas déterminés à Potosi ou La Paz, mais en Angleterre dans les grands centres industriels. Grâce au contrôle des réseaux commerciaux, « une demi-douzaine d’homme (à la peau blanche fixaient) le prix (de l’étain »(Galeano, Edouardo p.206) pendant que les mineurs boliviens, les poumons attaqués par la sillicose, en faisaient l’extraction pour quelques bolivianos. Aujourd’hui, on affirme la volonté d’industrialiser et commercialiser le lithium ici, dans le département de Potosi. L’on a créé, pour se faire, une entreprise d’État financé entièrement par le capital national : l’Empresa Boliviana de Recursos Evaporiticos (EBRE). Selon le présidentiel, il sera interdit à celle-ci de vendre un produit non raffiné ou sous-contracter la transformation tertiaire. La loi spécifie aussi que la matière ne devra pas être vendue en dessous du prix du marché pour satisfaire la gourmandise de quelques clients exigents. L’on veut maximiser les bénéfices de l’entreprise que l’on mettra à la disposition  du développement économique et social de la region d’abord, et de la nation ensuite, selon une distribution spécifique des profits. Cette entreprise aura également comme mandat d’explorer le sous-sol bolivien, d’exploiter toute autres ressources disponibles et finalement, d’en favoriser la transformation. Exemple de décentralisation, l’industrialisation et la gestion des activités concernant le lithium devront être accomplient sur les lieux de l’exploitation. De même, des représentants des sept régions du sud ouest de Potosi participeront à l’administration de l’entreprise d’État. D’autres articles soulignent la responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise. Celle-ci devra, par exemple, parrainer des initiatives locales et des entreprises sociales et communautaires.    </p>
<p>Il y a cependant un bémol historique à ce projet d’avant-garde. Les penseurs latino-américains, selon William Strokes, sont les plus grands rédacteurs de constitutions au monde. Une grande tradition juridique permet d’occulter par des promesses instituées les dictatures comme les fantasmes de progrès les plus audacieux. « Et les rédacteurs latino-américains sont fondés pour argumenter que si les conditions contiennent des promesses fantasques à la multitude qui ne peuvent être tenues faute de fonds, elles peuvent cependant être justifiées comme l’expression d’idéaux envers lesquels le pays est consacré » (Corten p.15). Au cours de ces dernières années, les réformes légales se sont multipliées en Bolivie. Il y a évidemment la nouvelle constitution plurinational. Dans quelques mois, l’on attend la loi sur l’autonomie régionale et la réforme « Avelino Sinani y Elizardo Pérez » de l’éducation. Dans le cas du lithium, cette volonté de transformation légale a déjà prise une forme concrète. Un projet pilote d’exploitation est actuellement en place avec ses structures de béton, ses piscines de décantation et ses quelques 100 travailleurs, tous ou la plupart boliviens. Plusieurs millions de dollars sont déjà investis.     </p>
<p>La légende raconte que le Salar de Uyuni, ou se trouve la plus grande réserve mondiale de Lithium, coula du sein d’une déesse au coeur brisé. Comme une malédiction, c‘est dans la misère et la tristesse que toute la richesse de la région a été exploité. Aujourd’hui, de la peine de cette déesse jaillit les plus folles espérances de développement. Dans les Cumbres syndicales, ou la réthorique et l’éloquence peuvent avoir raison d’une assemblée hostile, on débat de chiffres et de détails légaux. Actuellement, les différentes régions fédérées à l’intérieur de la FRUTCAS ne parviennent à s’entendre sur les modalités de la décentralisation et du partage des bénéfices. Autant de divisions qui affectent la capacité d´action et d´influence de la fédération face à d´autres organisations élitistes comme le comité civique de Potosi. Des femmes comme Donia Francisca et Carmen Garcia, actuelle sénateur du département, luttent pour l’unité syndicale. Lorqu’elles se lèvent pour prendre la parole, un silence respectueux s’installe sur l’assemblée. On écoute ces forces de la nature : femme, mère, militante et auto-didacte. Elles ont grandi à l’ombre d’un lourd contentieux historique et contre lui, ont lutté implaccablement. Par la pratique militante et l’engagement, elles ont pu transcender la discrimination induite par leur teint, leur langue maternelle Quechua et la rigidité des rôles sexuels. Autant de singularités qu’elles peuvent maintenant porter avec orgueil. Leur histoires se confond aujourd’hui avec le récit de l’éveil des opprimés en Bolivie.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1426/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Rêve bitumineux : de Santa-Cruz à Uyuni une rivière noire creuse son nid</title>
		<link>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1361</link>
		<comments>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1361#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 30 Jun 2010 15:23:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc-AndreBl</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Amériques]]></category>
		<category><![CDATA[Bartolina - 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Bolivie]]></category>
		<category><![CDATA[Groupes de stagiaires]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.stages.alternatives.ca/?p=1361</guid>
		<description><![CDATA[L’insomniaque fasciné observe par la fenêtre de l’autobus un pays qui défile devant ses yeux. Il croit saisir un peu des secrets de cette terre de contrastes. Il entrevoit aussi un peu de sa misère. Ses sens sont saturés par le vacarme du moteur fonctionnant à bas régime, l’odeur de diesel qui pénètre par quelques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’insomniaque fasciné observe par la fenêtre de l’autobus un pays qui défile devant ses yeux. Il croit saisir un peu des secrets de cette terre de contrastes. Il entrevoit aussi un peu de sa misère. Ses sens sont saturés par le vacarme du moteur fonctionnant à bas régime, l’odeur de diesel qui pénètre par quelques fenêtres ouvertes et les paysages fascinants. L’itinéraire de cette longue route, effectué il y a déjà plus de deux semaines, compta 4 arrêts et environ 30 heures. Une longue période pendant laquelle les voyageurs sentent dans leur corps la douleur persistante qu’inflige la surface accidentée d’une route en grande partie sans bitume.<br />
<img class="aligncenter size-medium wp-image-1363" title="P1000516" src="http://www.stages.alternatives.ca/wp-content/2010/06/P1000516-225x300.jpg" alt="P1000516" width="225" height="300" /></p>
<p><span id="more-1361"></span></p>
<p><strong>Terres arides pour mains courageuses </strong></p>
<p>Plusieurs heures sont nécessaires pour quitter Santa Cruz, ville de plus de 1.2 millions d’habitants sans reliefs ni autoroutes. Toujours et partout bourdonne cette circulation dense et son vacarme incessant. En périphérie de la ville, les bordures de la route principale que nous suivons depuis plus d’une heure perdent de leur animation. Les commerces sont remplacés par des murs derrière lesquels semblent s’organiser sur la terre luxuriante une vie rurale. D’imposantes demeures contrastent avec quelques habitations de fortunes à peine visible. Dans l’Orient bolivien, nous ne croisons pas ces bidonvilles surpeuplés répendues en périphérie des mégapoles latino-américaines. Gigantesques complexes urbains où viennent s’agglutiner de façon anarchique les populations rejetées par la terre pauvre, par l’injustice de sa distribution et par le labeur sans bénéfice. En Bolivie aussi, l’émigration interne ou à l’étranger est le seul moyen de régulation quand le  travail se fait rare. Attirés par la prospérité de la région, beaucoup viennent à Santa Cruz pour se jeter, fascinés, dans les flux incessants de la ville. La terre est fertile et la métropole étincelante d’un idéal de réussite.</p>
<p>Les murs que nous voyons défiler organisent une distribution politique du visible et de l’invisible. Ces petites routes qui s’enfoncent dans les terres, ces murs qui en protègent la vue et ces haciendas fièrement dressées organisent une réalité sensible : celle du travail invisible des ouvriers agricoles sur des terres dont la propriété et la prospérité leur est refusée. Pour seule manifestation perceptible de ce labeur et son misérable bénéfice, la multitude colorée qui parcourt les rues avec fruits, légumes et produits de première nécessité vendus pour quelques bolivianos. Fréquemment, l’autobus arrête à quelques postes de péage où, avec l’accord du chauffeur, des  marchands, souvent des enfants, entrent pour offrir sacs d’orange, pains chauds ou autres aux voyageurs. Chaque jour, ils parcourent les routes avec ce poids de quelques bolivianos chargé sur les épaules. C’est cet éternel recommencement sans répit qu’il faut voir, imaginer.</p>
<p>La région de Santa Cruz, la plus fertile du pays, a historiquement été épargnée par les tentatives de réforme agraire. On a distribué avec une générosité calculée la propriété des terres arides et pauvres de l’ouest aux paysans et autochtones pour en acheter l’obéissance. Pendant des années, ils constituèrent ainsi le soutien passif des dictatures militaires. Ici, dans l’Orient bolivien, « c’est par grandes superficies, latifundios, qu’elles ont été accordées ou accaparées au bénéfice d’un petit nombre de propriétaires éleveurs et d’entrepreneurs forestiers ou agro-industriels, le plus souvent amis du régime…(entre 1964 et 1993)…plus de 38000 kilomètres carrés de terres … ont été concédé à des entrepreneurs, des politiciens, à des investisseurs étrangers ou autres »(Langlois, Denis, p.45). À cela s’ajoute évidemment l’ensemble des concessions historiques attribuées lors de la colonisation espagnole. Dans le tournant des années 80, la culture agro-industrielle d’exportation fut la pièce maîtresse d’un projet de substitution économique de la production minière durement touchée par la chute des prix des métaux. Une masse de mineurs de l’altiplano, vaincus durant la dure lutte qui opposa la COB (Centrale Ouvrière Bolivienne) aux autorités lors du démantèlement de la propriété nationale des mines, furent rejetés dans la précarité. C’est par dizaine de milliers qu’ils abandonnèrent ce travail lucratif  pour émigrer vers l’Orient pour se convertir en travailleur agricole. Par cette nouvelle orientation économique la Bolivie devint, à côté du Brésil et des États-Unis, un nouveau pion dans la compétition mondiale que se livre les pays exportateurs de soja. Pour compenser l’absence de moyens technologiques, mécaniques et chimiques, nécessaires pour assurer un avantage économique comparatif et apaiser les conséquences dévastatrices du soja sur la terre, on utilise une main-d’œuvre bon marché et l’on dévore de nouvelles terres. À titre évocateur de la situation générale des travailleurs agricoles de la région, l’on rapporte que plus de 30 000 travailleurs de la canne à sucre de Santa Cruz sont actuellement soumis au travail forcé et à des conditions de servitude.</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-1364" title="P1000515" src="http://www.stages.alternatives.ca/wp-content/2010/06/P1000515-300x225.jpg" alt="P1000515" width="300" height="225" /></p>
<p><strong>Promesses de routard</strong></p>
<p>Au matin, l’autobus sillonne la route à travers les montagnes. L’on traverse quelques villages, qui à cette heure, s’éveillent lentement. Les villages de l’Altiplano, avec leurs maisons de pierres, d’argile et de pailles, disparaissent presque dans le décor aride et sec de cette terre sans végétation. Parmi les quelques maisons, des indices de vie : un chien, un feu, une femme balaie son entrée avec une feuille de palmier. Si la terre est peu fertile et la vie en altitude difficile, la propriété de la terre confère un espace de liberté et d’or0gueil à ceux qui la possèdent. Signe  de l’hostilité des éléments, à travers les quelques maisons occupées sont maintenues érigées des ruines délaissées. Des maisons sans toits, aux murs instables et à l’aspect millénaire, sont entourées de petits murets de pierres qui délimitent des espaces d’abandon. L’agriculture et l’élevage que l’on pratique ici sont essentiellement destinés au marché intérieur. Les producteurs vendent leurs produits dans les marchés des villes et villages, « foire à la misère plutôt caravansérail de l’abondance, ou le paysan obtient, après des heures de transport, le seul et unique revenu monétaire dont il dispose »(rouqié, Alain p.389). Inutile de chercher tracteurs et moyens mécanisés, ici l’on utilise la traction animale, humaine et de vieilles camionnettes rafistolées.</p>
<p>Sur les murs qui longent la route, les ruines ou les maisons volontaires, des fresques appuient Evo Morales ou les candidats départementales du M.A.S. Avec elles, est revenu le bitume. Cette route réalise un rêve de développement inachevé : celui de l’occupation géographique du territoire national. Pays enclavé à l’intérieur des terres et constitué d’une géographie accidentée par la cordillère des Andes dans l’ouest, il ne possède ni espace côtier, ni grande rivière navigable pour relier ses différents espaces. Cette route est donc une nécessité économique et stratégique maintes fois promises. Aujourd’hui, elle avance lentement dans le paysage désertique séparant Potosi et Uyuni. Cette région du sud ouest du département de Potosi est actuellement la plus pauvre de Bolivie avec plus de 90% de sa population vivant sous le seuil de la pauvreté. Parfois, l’autobus s’arrête. Signe d’un horizon habité, quelques paysans débarquent dans ce paysage lunaire et marchent dans l’immensité où aucune maison n’est visible.</p>
<p>Dans les communautés, on discute ce projet de route, on revendique un itinéraire. Un matin de juin, une camionnette de la FRUTCAS (Fédération Syndicale Paysanne avec laquelle nous travaillons) surchargée de représentants syndicaux roule 3 heures durant vers Sullchi, petit village isolé prêt de la frontière d’Argentine. Dans une petite école déserte, on discute avec animation, on s’agite. On sait que le bitume amène avec lui la prospérité ou du moins, quelques routards en quête d’une soupe ou d’un café. Assurément, il facilite le transport des produits locaux. Le rapport de cette discussion et les quelques noms recueillis sur la pétition iront à Potosi garnir un document général. Ceux qui décideront de l’itinéraire de cette route devront intégrer l’existence de ces paysans dans leurs calculs. Plus tard, viendront se joindre des assembléistes, sénateurs et députés élus, majoritairement des femmes de la région. Carmen Garcia, sénatrice du MAS, est catégorique : « Notre président Evo Morales doit écouter le peuple qui l’a élu ». Après huit heures de rencontres interrompues par un dîner collectif servi par la communauté, la camionnette de la FRUTCAS partira pour une autre consultation publique dans un autre pueblo. Elle suivra un chemin improvisé dans la nature pour éviter la route officielle dont le vent a rendu la surface trop cahoteuse pour s’y mouvoir rapidement. De village en village, l’on crée dans des lieux improvisés des assemblées publiques. Le nouvel exécutif ouvrira la séance avec les mêmes excuses de ne pas être venu plus rapidement puis, on servira à l’assemblée des feuilles de coca que chacun recevra au creux de ses mains croisées. De longues élocutions parsemées d’altercations et de discours enflammés suivront. Certains dormiront, d’autres prendront une part active à la rencontre. Ce patient travail d’organisation continue depuis maintenant plus de 25 ans. Il a déjà permis l’élection par une majorité historique écrasante du MAS,  gouvernement issu des mouvements sociaux. Aujourd’hui, on milite pour la réalisation de ses promesses, pour que l‘isolement et la précarité de la région ne soit pas une fatalité. Cette route essentielle sera aussi le chemin qu’empruntera le lithium vers les marchés internationaux. Le lithium, source inespéré de prospérité pour la région.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1361/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Sucre capital del facismo..&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1280</link>
		<comments>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1280#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 20 Jun 2010 21:14:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc-AndreBl</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[Amériques]]></category>
		<category><![CDATA[Bartolina - 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Bolivie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.stages.alternatives.ca/?p=1280</guid>
		<description><![CDATA[Au centre de Sucre, où s’affèrent vendeurs itinérants et touristes oisifs, éclate la clameur bruyante d’une foule. Dans la rue, quelques centaines de manifestants marchent dans un cortège dont la progression est rythmée par la cadence imprévisible de la détonation des  pétards. Ces éclats rappellent les coups de feu et plus troublant encore, le  surgissement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1282" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-1282" title="manif" src="http://www.stages.alternatives.ca/wp-content/2010/06/manif-300x225.jpg" alt="Sucre, Dan Cool" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">Sucre, Dan Coole</p></div>
<p>Au centre de Sucre, où s’affèrent vendeurs itinérants et touristes oisifs, éclate la clameur bruyante d’une foule. Dans la rue, quelques centaines de manifestants marchent dans un cortège dont la progression est rythmée par la cadence imprévisible de la détonation des  pétards. Ces éclats rappellent les coups de feu et plus troublant encore, le  surgissement possible de la violence.  Nous venons à peine d’arriver dans la ville de Sucre. Épuisés par l’épreuve d’un long voyage nocturne sur les routes accidentées de Bolivie, nous contemplons la beauté offerte par la blancheur narcissique des immeubles du centre colonial de cette ville lorsque surgissent les hurlements.</p>
<p><span id="more-1280"></span></p>
<p>D’abord, comprendre. Les slogans clament la liberté, l’unité et la démocratie. On affirme la tradition de liberté de Sucre, cette capitale juridique du pays où besognent une quantité d’avocats, de marchands et de professionnels de tout genre. Ici, l’opposition conservatrice, organisée autour des comités civiques, s’est montrée très active depuis le début du processus de transformation national annoncé par la victoire du MAS.  </p>
<p>Lors des négociations constitutionnelles de 2007, l’opposition a  revendiqué le transfert de la capitale nationale de La Paz à Sucre. Mélange d’orgueil et de mauvaise foi, cette demande improbable, également appuyée par les opposants de l´orient bolivien, participait d’une même volonté  d’obstruction des négociations. C’est justement ici, à Sucre, que cette nouvelle constitution contestée sera approuvée par une majorité d’élus favorables aux propositions des mouvements sociaux autochtones et syndicaux  avant d’être, dans un deuxième temps, soumise à un référendum national. L´opposition conservatrice, devant son incapacité d’infléchir le cours des négociations par les voies démocratique et institutionnelles traditionnellement contrôlées par elle, appliquera une stratégie d’obstruction systématique  par le boycotte de la constituante et la violence.</p>
<p>Du 23 au 25 novembre 2007, le comité civique de Sucre  participera à la stratégie nationale de déstabilisation orchestrée par l´opposition. Des manifestations violentes provoqueront 4 morts et une quarantaine de blessés. Il s’agira de l’ultime tentative de sabotage d’un processus démocratique de refondation constitutionnelle orientée, entre autres, vers une redistribution plus équitable de la richesse, des terres et une reconnaissance juridique et politique des peuples autochtones. La constituante approuvera finalement le texte à majorité en l’absence de l’opposition et sous haute protection dans le  lycée militaire de Sucre.</p>
<p>Héritage des années de dictature, les comités civiques furent formés pour regrouper l’élite économique et politique des différents départements et municipalités. Mélange de contre pouvoir et de comité consultatif, ils ont conservé depuis leur caractère élitiste. Par contre, leur pouvoir  initial fut fragilisé par la multiplication des paliers officiels de gouvernements, lobbys et groupes de pressions apparus après la démocratisation du régime en 1982. Aujourd’hui, ils ont retrouvé un rôle de premier plan dans l’organisation politique de l’opposition.</p>
<p>Depuis les victoires fracassantes du MAS et les succès économiques et populaires obtenus par l’augmentation des redevances sur les  hydrocarbures, l’opposition, incapable de se recomposer sur la scène politique nationale, a investi de façon défensive d’autres paliers de pouvoirs. C’est autour de l’autonomie départementale, voire municipale, que s’articule aujourd’hui les principales revendications des opposants. À défaut de contrôler le pouvoir central, l’affaiblir et le morceler pour mieux se soustraire à l’effort national de redistribution des richesses. Derrière ces appels répétés à une décentralisation politique s’expriment des fractures nationales historiques profondes. En ce sens, la Bolivie porte sur sa terre la manifestation du partage inégal des richesses entre, d’une part, les terres fertiles et riches en hydrocarbures de l’ouest, habitées majoritairement de métis et de descendants européens, et, d’autre part, l’est aride et autochtone. Ici, l’appartenance de classe et la situation économique se mêle à l’origine et la lutte des classes au racisme.        </p>
<p>« Les élites des régions proposent un principe d’indentification beaucoup plus accessible : une identification régionale synonyme de dynamisme économique et de modernité ». Santa-Cruz et Sucre, entre autres, sont devenus en soi des symboles autour desquelles se sont structuré cette opposition. « Sucre est une ville qui a historiquement protégé la liberté » m’expose un homme venu comme les autres pour appuyer Jaime Barron, maire nouvellement élu dont l’élection est actuellement contestée par la cours suprême. Cet homme controversé est le seul représentant officiel de l’opposition dans un comté où  gouverneur et sous-préfet sont partisans du MAS. Pour les opposants, Barron est devenu un symbole de lutte contre la corruption, le centralisme et le risque de dérive autoritaire du régime.</p>
<div id="attachment_1283" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-1283" title="mur" src="http://www.stages.alternatives.ca/wp-content/2010/06/mur-300x225.jpg" alt="Sucre, Dan Cool" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">Sucre, Dan Coole</p></div>
<p>Envoyé en Bolivie durant cette période, un rapporteur de l’ONU responsable des libertés fondamentales des populations autochtones se dira préoccupé par la persistance du racisme à l’endroit des populations autochtones et notamment, par les propos utilisés par des responsables publics. Le 27 mai 2008, ce racisme rampant s’exposera sans pudeur au cours d’un rassemblement délirant.  C’est au nom de ce même « Sucre libre » qu’une foule  surchauffée envahit les rues pour faire obstruction à la venue d’Evo Morales dans la ville. Ce même Jaime Barron est considéré comme un organisateur important de cette grande manifestation. Celui-ci  assumait alors la présidence de l’université publique locale et celle d’un comité interinstitutionnel responsable de coordonner l’opposition. Cette mobilisation donnera lieu à des scènes brutales d’humiliation et de violence. Comme le mentionne le rapport de Amnesty international, durant cette manifestation des indigènes et paysans sympathisants du président Morales furent conduit à la place centrale pour être dévêtis, battus et contraints de bruler chemises et drapeaux.</p>
<p>Aujourd’hui se répète devant nos yeux cette même déchirure bolivienne. Une foule de citadins, étudiants et cadres affublée ça et là de signes ostentatoires défilent. Quelques partisans du MAS, largement minoritaires, sont venus défendre les procédures de destitution. Entourés par la foule, ils doivent se replier devant les échanges âcres des étudiants et les objets qui volent en leur direction.</p>
<p>Dans les rues de Sucre, oú déambulent des touristes admiratifs, les murs blanchis peinent à retenir l’âpreté des luttes. Les fresques d’appuies à Evo Morales, fréquentes dans les campagnes, sont ici absentes. Les quelques phrases peintes sur les murs sont sans compromis : « Vota No! », Mort au traitre Evo, affiches des phalangistes et anarcho-communistes, etc. Une violence sourde se manifeste aussi dans les propos d’un  jeune homme rencontré dans un restaurant en retrait du centre de Sucre. Regard cynique sur les jeunes visiteurs, il crache sa désillusion sur nos tentatives maladroites d’établir le contact. Ici, dira-t-il, notre gouvernement n’est pas socialiste. Il nous rappel aussi que les étudiants avec lesquels, la nuit précédente, nous avions fêtés, appartiennent majoritairement à cette opposition active. Devant les manifestations répétées et belliqueuses de cette élite, qui mobilise le pouvoir de l’argent, de l’influence et de la violence pour limiter toute tentative d’érosion de ses privilèges, certains ne croient plus au compromis.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1280/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La calle del pueblo (la rue du peuple)</title>
		<link>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1269</link>
		<comments>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1269#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 18 Jun 2010 15:36:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>NahouoloC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bartolina - 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Bolivie]]></category>
		<category><![CDATA[Coopération Internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestations]]></category>
		<category><![CDATA[Nahouolo]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.stages.alternatives.ca/?p=1269</guid>
		<description><![CDATA[Après 18 heures de bus, nous nous retrouvons dans un restaurant  de la ville de Sucre, le Gato Negro. On est le 09 Juin 2010. Ce jour là, plusieurs générations de boliviens occuperont les rues soit pour manifester de l´espoir, de la colère ou juste de la joie de vivre. En espérant que ces images puissent montrer clairement l´intensité [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après 18 heures de bus, nous nous retrouvons dans un restaurant  de la ville de Sucre, le Gato Negro. On est le 09 Juin 2010.<br />
Ce jour là, plusieurs générations de boliviens occuperont les rues soit pour manifester de l´espoir, de la colère ou juste de la joie de vivre.<br />
En espérant que ces images puissent montrer clairement l´intensité de cette journée inoubliable!</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/m1ppA2PwBNw&amp;hl=es_ES&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="385" src="http://www.youtube.com/v/m1ppA2PwBNw&amp;hl=es_ES&amp;fs=1&amp;rel=0" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1269/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Paramedical staff strike!</title>
		<link>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1163</link>
		<comments>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1163#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 07 May 2010 16:10:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Hughes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Biyem-Assi 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.stages.alternatives.ca/?p=1163</guid>
		<description><![CDATA[A recent visit to the Yaoundé Central Hospital (CHU) left me profoundly puzzled and disturbed. A hospital is rarely a joyful place where one can find comfort, but the feeling I had was beyond uneasy. There was a mix of emotions circulating, and those I felt most present were anger and frustration. Since I wasn&#8217;t [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong><span lang="en-US"><span style="font-weight: normal;">A recent visit to the Yaoundé Central Hospital (CHU) left me profoundly puzzled and disturbed. A hospital is rarely a joyful place where one can find comfort, but the feeling I had was beyond uneasy. There was a mix of emotions circulating, and those I felt most present were anger and frustration. Since I wasn&#8217;t in a situation where I could ask too many questions, I decided to be patient and get my answers another time. A few days later, back at the PROTEGE QV office, I began my search with the Internet. I typed &#8216;nurses*Cameroon&#8217;, and my suspicions were confirmed. </span></span></strong></p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span lang="en-US"><span style="font-weight: normal;">On Monday, April 19</span></span><sup><span lang="en-US"><span style="font-weight: normal;">th </span></span></sup><span lang="en-US"><span style="font-weight: normal;">2010, a few brave paramedical staff from the Gamot and Central hospitals in Yaoundé went on strike. At the entrance of the hospitals, with placards and information pamphlets in hand, they voiced their concerns and grievances over poor working conditions and improper work compensations. They spoke of the negligent or free treatment given to patients, the lack of work and holiday benefits and premiums, as well as the contested age of retirement, which is legally 60 but some leave at 50 or 55.</span></span></p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span lang="en-US"><span style="font-weight: normal;">The resistance of nurses to continue to work under poor conditions has roots in years of broken promises from the Ministry of Health, doctor&#8217;s negligence, control or abuse of power and the general misuse of hospital funds. Is it natural to be asked if one has a thermometer upon arrival at the hospital? This is a most basic, need I mention reusable, resource but one a patient has to buy at the Yaoundé Central hospital. Where does the money go? Where does the money go when nurses get paid 30 000 FCFA (60$) to 80 000 FCFA (162$) per month for their work? Or when there is a ratio of 2500 patients per nurse in Cameroon according to a recent national census?</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span lang="en-US"><span style="font-weight: normal;"><span id="more-1163"></span><br />
</span></span></p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p>The strike was suspended because of lack of national coordination. For one, the minister of health was not in Cameroon at the time, therefore no decisions could be made. Whether union presidents, government representatives, hospital staff, everyone was stranded on their own island, not able to exert any influence over the issue. <span lang="en-US"><span style="font-weight: normal;">The absence from those at the top of the hierarchy of decision making when nurse&#8217;s voice concerns not only perpetuates the problem they face but insults their efforts to improve their living and working conditions.</span></span><span lang="en-US"><span style="font-weight: normal;"> </span></span>
</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="en-US">I&#8217;m not finished my investigation of this situation, but I leave you with the surface scratched.</p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="en-US">I also wrote a poem for brave nurses in Cameroon and everywhere, brace yourselves, I&#8217;m no poet.</p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="en-US">a choice to unveil your eyes to hell on earth</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="en-US">using hands to listen to bodily screams</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="en-US">to act, you lessen the burden</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="en-US">thank you</p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="en-US">awake for more than the sun can handle</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="en-US">breathing slowly during a scarce silence</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="en-US">to persist, you save a life</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="en-US">thank you</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="en-US">
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="en-US">concentrating on healing with might</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="en-US">handling cutting instruments to frightened eyes</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="en-US">to harden, you demonstrate courage</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="en-US">thank you</p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="en-US">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="en-US">countless failiures to meet your demands</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="en-US">working eight months with pay owed to you</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="en-US">to resist, you strike</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="en-US">thank you</p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.stages.alternatives.ca/archives/1163/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

