Articles classés dans 'Politique' ↓

MAS verde!

Auteur: Anne-Marie Provost

Quand on sait que la Bolivie est victime de la fonte rapide d’un de ses glaciers géants, on comprend pourquoi ses représentants ont fortement critiqué les résultats du sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique.

À qui la faute ? Les hypothèses sont ouvertes, mais les conclusions semblent faciles à tirer. La Bolivie, selon OXFAM, émet aussi peu que 0,35% des gaz à effet de serre dans le monde, la plupart venant, bien sûr, des pays industrialisés…  Ce glacier était un lieu de rassemblement privilégié pour les amateurs de ski, mais représente également 15% de l’eau potable de la capitale de La Paz ainsi qu’un potentiel hydro-électrique important.

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Réflexions: Un aspect oublié ? L’Etat dans le développement

Auteur: Émilie Jabouin

Mon stage est presque fini. Je réfléchi à ce que j’ai appris, ce que j’ai lu, observé, retenu et pensé. Dans mes deux articles précédents, j’ai abouti à deux conclusions qui portaient sur le Cameroun et le développement. La première était que selon les gens, il y a avait une certaine mentalité qui freinait l’ouverture d’esprit qu’il faut pour une avancée générale en termes sociaux. La deuxième conclusion portait sur le fait que le développement international fonctionne en prenant l’exemple de la micro-finance. Avec du recul, je penserais non seulement que mes affirmations cachent encore beaucoup de complexités mais aussi que j’aurais oublié une précision majeure : quand est-il de l’Etat ? Je n’ai presque pas parlé du rôle de l’Etat qui est en effet générateur de mentalité. S’il est dit que la mentalité au Cameroun freine le développement c’est presque entièrement la situation politique et la précarité qui fait que les gens pensent d’une certaine manière ! Une fois que l’approche politique change, beaucoup d’aspects néfastes de la société changeraient aussi. Tous les efforts ne devraient pas, selon moi, être laissés à la société civile.

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J´ai vu Evo

Auteur: Stéphanie Perron

6h30. Le réveil. Nous nous rendons a la FRUTCAS dans un matin glacial. Dans quelques heures, le soleil qui se pointe derrière les montagnes réchauffera Uyuni, et fera fondre la glace qui s´est formée sur les trottoirs dès la tombée du jour.

7h30. Deux autobus attendent. Après trente minutes, les autobus remplis de boliviens et de 9 canadiens, nous quittons la ville. Nous roulons sur une route droite et cahoteuse pendant deux heures. Un mince trait de poussière dans un décor ocre, beige, vert et bleu, où pointent à l´horizon des dizaines de sommets enneigés.

9h50. San Cristóbal. Déjà plusieurs bus s´alignent sur la rue principale de la communauté minière. Trois drapeaux flottent au vent pour accueillir le président. Celui de la Bolivie, celui de San Cristóbal et étonnament, celui du Japon. Rapidement, la surprise s´atténue. J´apprends que la mine de San Cristobál est possédée par des entrepreneurs japonais. Lorsqu`on a découvert le potentiel minier du site, un problème de taille s´est posé. Le village de San Cristóbal y était établi. La solution ? Réétablir quelques kilomètres plus loins les centaines d`âmes du village en leur offrant de reconstruire les maisons et les installations communautaires. Il suffit de pénétrer dans la magnifique Église de style colonial qui retrace les étapes de sa reconstruction et de son transport vers le nouveau site du village. Aujourd´hui, la Sumitomo Corporation exploite sur ce site des gisements de plomb, de zync et d´argent dans l`une des mines à ciel ouvert les plus importantes de Bolivie.

10h45. Un soleil de plomb plonge sur la foule s´est rassemblée autour d´une scène où un groupe de musique joue quelques pièces andines. Les tambours s´élèvent au loin. Une fanfare joue des airs militaires. Il y a de l´électricité dans l´air. Des Wiphalas (drapeaux quadrillés des peuples autochtones des Andes), des drapeaux de la Bolivie et certains d´autres organisations s´élèvent. Des pétales blanches volent. Les gens se pressent. Evo Morales monte sur la scène, acclamé par la population locale et les autres qui ont roulés pendant plusieurs heures pour le voir. Les discours se succèdent : le représentant de la ville, le représentant japonais, et le président. Je remarque tous ces gens autours de moi. À droite, un groupe de travailleurs coiffés de casques bleus, derrière, une organisation autochtone, à gauche, quelques jeunes familles. Plusieurs braquent leur cellulaire pour prendre une photo, ou enregistrer quelques bribes de son discours qui traite de l´importance de l´énergie renouvelable dans les exploitations minières. Et je me questionne devant ce président symbolique qui a été porté au pouvoir par la force et les luttes sociales des plus défavorisés. Aux côtés de ces propriétaires japonais, son discours a-t-il encore toute sa force ?

Evo Morales (casque bleu) aux côtés de l´ambassadeur japonais et de propriétaires de la mine de San Cristóbal.

Evo Morales (casque bleu) aux côtés de l´ambassadeur japonais et de propriétaires de la mine de San Cristóbal.

Plusieurs Wiphalas se sont élevées pour saluer Evo Morales lors de son arrivée sur la scène.

Plusieurs Wiphalas se sont élevées pour saluer Evo Morales lors de son arrivée sur la scène.

Y Canada… como es?

Auteur: Daphné Lemelin

En direct à 92.3, Radio Lipez, diffusée dans plusieurs départements boliviens, Alicia pose la question fatidique : Como es Canada? Hm..

À froid, sans préparation, on trouve facilement les clichés : l’hiver, la grandeur, les Québécois. Voilà. Sans plus. Demandez à un Bolivien ce qu’est la Bolivie, il vous répondra avec de l’orgueil dans la voix, de la fierté dans les yeux. Peu importe sa réponse. La Bolivie c’est un peuple qui se réveille. Lire la suite →

Thomas Sankara : Discours sur la dette (1987)

Auteur: Virginie S.

Célèbre discours de Thomas Sankara sur la dette donné à l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine) en juillet 1987… 3 mois plus tard, Thomas Sankara était assassiné.

Texte du discours

Voir aussi :

Nouvelle perspective de l’Autre

Auteur: Max Walker

La presse occidentale construit une image péjorative du monde Arabe. De ces représentations, un stéréotype a émergé. Les préjudices contre l’islam sont imputables à la dialectique de l’altérité. Ce filtre a permis d’articuler le rapport à l’Autre. Les constructions sociales de l’Islam aliènent l’occident des praxis musulmanes. Parmi les associations inconscientes, l’une des plus fréquentes, s’avère être l’agencement sine qui non avec le terrorisme. S’assoupir dans la condescendance de l’ignorance éveille l’idée d’un dangereux nationalisme négatif. Cependant, les distinctions avec l’Autre, minutieusement vivifiées, s’estompent lorsque nous comparons des pommes avec des pommes.

Grâce à une rencontre riche en information, j’ai constaté des ressemblances flagrantes entre le catholicisme, le néo-libéralisme et l’Islam. Nous verrons que le néo-libéralisme émane d’une mutation du Catholicisme. Donc deux termes quasiment interchangeable. C’est un type au nom de Mohad qui m’a fait découvrir le voile dont porte l’occident. Mohad, R’batii (qui vie à Rabat, Maroc) est un ami sincère et un musulman pratiquant. C’est lui qui m’a éclairé sur les principes directeurs de l’Islam, du coup me confrontant à mon ignorance. Il est surprenant de constater comment les règles prescrites et transmises d’une part par le Christ et d’autre part par Mohamed convergent à quelques exceptions près.

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Le forum social, c’est aussi des manifestations : les accords commerciaux sont dénoncés.

Auteur: Thomas Chiasson-Le Bel

Par Thomas Chiasson-LeBel

En plus d’être un espace d’échange entre les mouvements sociaux, le Forum social des Amériques (FSA) a également été une occasion pour certains mouvements sociaux de donner du poids à leurs actions en invitant des organisations d’autres pays touchés par les mêmes problématiques à y participer. Dans le programme du Forum, cinq manifestations étaient annoncées pendant les 6 jours du forum. L’une d’elles a attiré beaucoup d’attention puisqu’elle concernait les négociations commerciales avec l’Union européenne, négociation qui concerne tous les pays d’Amérique centrale.  Retour sur les motifs d’une action.

manif anti ada devant hôtel bonne

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Après 2 jours : Les particularités qui marqueront le FSA 2008-Guatemala

Auteur: Thomas Chiasson-Le Bel

Après les deux premiers jours du Forum social des Amériques, dont le premier a été consacré à l’inscription et à la cérémonie d’ouverture, on peut déjà percevoir la teinte particulière qui marquera ce forum. En se déroulant au Guatemala, la dynamique de ce pays colore autant le site que la programmation. C’est le premier évènement de ce type à se tenir en Amérique centrale.
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The ADB in Bangladesh: A Look Back or A Leap Backward?

Auteur: Parker Mah

The ADB in Bangladesh: A Look Back or A Leap Backward?

A Critical Appraisal of the ADB’s Achieving Results Together: 25 years with the Bangladesh Resident Mission

VOICE

Dhaka, Bangladesh – April 2008
After the World Bank and the Japanese Government, the Asian Development Bank (ADB) is the third largest donor in the Asia-Pacific Region, lending an average of US $5 – $6 billion a year to its developing member countries1. As one of these counties, Bangladesh has always ranked as one of the top borrowers,  receiving an average of US $ 362 million per year between 2002-20062. In terms of gross Official Development Aid, the ADB is one of the biggest donors to Bangladesh, surpassed only by the World Bank3. Where has this money gone since the institution of the Bangladesh Resident Mission (BRM), the Bangladesh branch of the ADB, in 1982? What progress has been made, what development accomplished? Those seeking answers to this question must certainly look to the ADB itself.
Last year, the ADB published a report, Achieving Results Together: 25 years with the Bangladesh Resident Mission, painting a rosy picture of its development projects in Bangladesh over the last quarter century. But can we take their rendition at face value? In this brief review, we will examine some of the realities behind the ‘results’.
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Marche Anti-Xénophobie à Johannesburg, samedi 24 mai

Auteur: Marie-Ève Voghel-Robert

Le bilan est maintenant rendu à plus d’une quarantaine de morts, plus de 25 000 personnes ont été déplacées, dont plusieurs millier ont déjà fuit dans leur pays, malgré le contexte ambiant qu’elles avaient préalablement quitté, et plus de 400 personnes ont été arrêtées. L’armée a aussi été appelée pour porter renfort à la police… Armée qui n’avait pas été déployée dans les townships depuis la fin de l’Apartheid, c’est dire le message que cela envoie, c’est aussi dire la gravité de la situation.

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