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	<title>Stagiaires d'Alternatives &#187; Billets d&#8217;humeurs</title>
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	<description>Le blog des stagiaires d'Alternatives</description>
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		<title>À toi, Montréal</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Aug 2011 14:23:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>SogobaYa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Amérique du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Billets d'humeurs]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce jour 21 juin 2011, premier jour d’été,  j’atterris  aéroport  Pierre Eliott  TRUDEAUÀ l’’accueil, un beau soleil, Mélanie Et  sur la route pour la ville De nombreuses belles  voitures Les voitures symboles de réussite personnelle : Grosses  voitures américaines, belles japonaises, élégantes européennes. Sur les plaques d’’immatriculation la mention, « Québec, je me souviens ». À moi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left">
<p style="text-align: left"><a href="http://www.stages.alternatives.ca/wp-content/2011/08/sgoba2.jpg"><img class="size-medium wp-image-2176 alignnone" src="http://www.stages.alternatives.ca/wp-content/2011/08/sgoba2-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p>Ce jour 21 juin 2011, premier jour d’été,  j’atterris  aéroport  Pierre Eliott  TRUDEAUÀ l’’accueil, un beau soleil, Mélanie<br />
Et  sur la route pour la ville<br />
De nombreuses belles  voitures</p>
<p>Les voitures symboles de réussite personnelle :<br />
Grosses  voitures américaines, belles japonaises, élégantes européennes.<br />
Sur les plaques d’’immatriculation la mention,<br />
« <em>Québec, je me souviens</em> ».<br />
À moi de demander alors<br />
… Mais, Mélanie, que s’est –il passé de si important ici pour qu’on s’en souvienne toujours ?<br />
… C’est la devise du Québec rappelant ses origines.<br />
Ah,  Montréal</p>
<p><span id="more-2175"></span></p>
<p>Depuis mon Mali lointain dans le sahel d’’Afrique<br />
Après  la Méditerranée et l’’Atlantique<br />
Te voilà enfin.<br />
Ville  très propre et belle, pas de poussière, air  pur<br />
Partout des parcs, piscines, terrains de sport<br />
Les belles avenues et rues verdoyantes<br />
S’étendant  directions  Nord-Sud ou Est-Ouest.</p>
<p>Montréal,<br />
C’est l’’été la ville parée aux couleurs  des festivals  est dans la ferveur.<br />
À l’’affiche la fête  du Québec, la fête du Canada.<br />
Et durant l’’été le festival international du jazz, le festival international des nuits d’’Afrique, le festival international du blues.</p>
<p>Oui, un festival des nuits d’’Afrique à Montréal !</p>
<p>Espace des musiques, des danses,  de la culture africaines.<br />
Pendant deux semaines Montréal vibre aux rythmes de l’’Afrique et de sa diaspora<br />
Cet été, 25<sup>ème</sup> anniversaire du festival, une trentaine d’’artistes.<br />
Sont particulièrement attendusMeiwey et le Zogang de Côte d’Ivoire créateur du Zoblazo,</p>
<p>Véritable bête de scène qui fait danser le continent depuis les années 1990<br />
Les Soukous Stars du  Congo avec Lokassa,  monument de la guitare<br />
Dont les rythmes éveillent de bons souvenirs  aux générations des années 1985.<br />
Le groupe Kassav’, inventeur du zouk et du coller serrer, mélange de salsa et de blues<br />
Spécialement attendue, Oumou Sangaré la Diva du Mali.<br />
Lorsqu’elle apparût, l’’assistance ne put se retenir de hurler.<br />
Grande et  belle, superbement habillée<br />
Foulard à la tête, camisole,  jupe longue retombant jusqu’aux pieds,<br />
C’est la culture malienne qui se matérialise.<br />
Et que dire de cette voix envoutante et enivrante<br />
Cette voix du sahel qui vous déchire la peau, traverse la chair et les os,<br />
Et pénètre  jusqu’à  la moelle !</p>
<p>Les maliens, comprenant tout, étaient  en délire.<br />
Alors  libre vent à l’’incontournable cousinage à  plaisanterie.<br />
<em>Ah oui, toi un  COULIBALY ? Fais attention si non je te catapulte sur le podium tout de suite!</em><br />
S’écria un, pointant du doigt un voisin qui riposta aussitôt<br />
…<em> Toi TOURE, espèce d’ivrogne, quand pourras tu changer ?</em><br />
Un peu plus loin d’autres fausses altercations<br />
<em>… Mais que vient faire un sénoufo perdu ici, qui encore pour cultiver dans les champs au pays ?</em><br />
<em>… Depuis quand avez-vous vu un Gàna américain ? </em><br />
Ou encore entre les you you et cris de joie, <em>Ba Ladji den i sangare (Sangaré, fille de Ba Ladji)</em><br />
<em>… ETC.</em></p>
<p>Au nombre des chansons dont elle gratifia les montréalais<br />
Wayeïna , chanson du nord Mali, qu’elle chante partout en hommage au regretté Ali Farka Touré<br />
Diarabi, hymne à l’amour, tirée de son premier  album<br />
Welewele ,  en honneur aux femmes à qui elle demande de dire non au mariage forcé et au mariage précoce<br />
Seya, belle et élégante jeune fille,  qui se plait et se déambule partout,  symbolisant la joie de vivre.</p>
<p>Ah Montréal …</p>
<p>Comment mieux accueillir une communauté étrangère,<br />
Et lui témoigner respect et reconnaissance ?<br />
Lui dédier un temps consacré à sa culture afin qu’<em>elle s’en souvienne.</em><br />
Montréal…, je m’en souviendrais !<br />
Vive Montréal pour que vive le festival des nuits d‘’Afrique.</p>
<p style="text-align: left">
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		<title>Deuxième bulldogs à gauche</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Jul 2011 22:57:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JosianeB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d'humeurs]]></category>
		<category><![CDATA[Yanez Cossio 2011]]></category>
		<category><![CDATA[circulation]]></category>
		<category><![CDATA[direction]]></category>
		<category><![CDATA[rues]]></category>
		<category><![CDATA[transport]]></category>

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		<description><![CDATA[À Santo-Domingo, lorsque tombe la nuit,  bon nombre de rues se ressemblent.  Mon unique point de repère lorsque j’entre à mon domicile en taxi le soir est une vielle maison  qui semble avoir été dévorée par les flammes et dont la carcasse est demeurée, jusqu’à ce jour, au coin de ma rue. Bien souvent, je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>À Santo-Domingo, lorsque tombe la nuit,  bon nombre de rues se ressemblent.  Mon unique point de repère lorsque j’entre à mon domicile en taxi le soir est une vielle maison  qui semble avoir été dévorée par les flammes et dont la carcasse est demeurée, jusqu’à ce jour, au coin de ma rue. Bien souvent, je la distingue difficilement dans la pénombre faute de lampadaires pour éclairer mon chemin mais j’ai toujours le temps de crier in extremis au chauffeur de tourner à droite alors que finalement je voulais qu’il tourne à gauche.</p>
<p>Il ne m’est guère plus facile d’indiquer le chemin vers la maison de mes camarades mais  je fais quand même de mon mieux : « à côté du pont, derrière le trou ». Si vous ne vous en étiez pas encore doutez, les rues ont des noms ici mais à l’exception des artères principales personne ne les connaît. De l’homme qui conduit l’autobus au chauffeur de taxi qui parcourent jours et nuits les rues de la ville,  nul ne serait en mesure de vous dire où sont situées les rues <em>Padre Maya</em>, <em>Beloleo</em>, <em>Bruselas</em> et j’en passe.</p>
<p>À Santo-Domingo, il est tout à notre avantage de s’orienter avec les chiens errants et de les utiliser comme point de repère plutôt que de chercher en vain les bonnes indications routières. En effet,  il y a davantage de chiens au beau-fixe dans chacune des rues de la ville que de pancartes indiquant leurs noms aux intersections.</p>
<p>Il y a deux jours de cela nous avons mis 1h15 afin de trouver le seul bureau de poste de la cité. Nous avons d’abord tenté de nous fier à une carte qui nous a été remise par l’institut de tourisme à notre arrivée pour finalement réalisé qu’à l’endroit où était indiqué « Correo nacional » sur le schéma il y avait en effet beaucoup de choses, mais certainement pas de bureau de poste. Nous nous sommes ensuite tourné vers la population qui à notre grand regret ne doit ni recevoir ni envoyer des colis de façon régulière. Celui qui disait savoir, ne savait pas; Celui qui ne savait pas prétendait savoir et nous, pendant ce temps, nous faisions l’aller-retour  de droite à gauche depuis une demi-heure sur une rue en suivant les indications contradictoires des passants. Tout cela pour finalement apprendre que le fameux bureau de poste a déménagé mais que personne n’a jugé bon de réactualiser les cartes de la ville ou dans informer la population.</p>
<p>C’est dans un bureau discrètement dissimulé  au côté d’une chaîne de télévision et avec une feuille 8 ½ x 11 blanche accolée dans la vitrine comme toute enseigne, que nous avons finalement trouvé Charlie* à peine un quart d’heure avant la fermeture des portes. Bonne nouvelle. La mauvaise? Les microphones que l’on  était allé chercher en provenance de Montréal  et que l’on attend depuis trois semaines ne sont toujours pas arrivés. J’aime bien me dire que tout cela fait partie du charme de cette ville au même titre que les coqs qui, à 5 heures du matin, ne cessent jamais de chanter ou encore les conducteurs qui nous insultent lorsque l’on traverse la rue alors que le feu de circulation donne priorité aux piétons.</p>
<p>* Charlie est le personnage principal de la bande dessinée « Où est Charlie » dans laquelle les lecteurs doivent s’amuser à retrouver Charlie dans parmi les milliers de personnages présents sur l’image.</p>
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		<title>L&#8217;Empire</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Jul 2011 21:09:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>IsisB</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ici, il m’est impossible d’étancher ma soif. J’ai l’impression de marcher dans un désert où les sources d’approvisionnement sont homogènes et insatisfaisantes. Un emblème mondial, une compagnie qui laisse sa marque. Partout on affiche : Disfruta Coca Cola. Leur drapeau rouge et blanc de conquistador me laisse en bouche un goût amer, partout où je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ici, il m’est impossible d’étancher ma soif.  J’ai  l’impression de marcher dans un désert où les sources d’approvisionnement sont homogènes et insatisfaisantes.<br />
 Un emblème mondial, une compagnie qui laisse sa marque. Partout on affiche : Disfruta Coca Cola.<br />
Leur drapeau rouge et blanc de conquistador me laisse en bouche un goût amer, partout où je vais. Dans cette ville, démunie de système de filtration des eaux, Coca Cola semble être l’alternative.<br />
Pourtant, on se rappelle que c’est cette même compagnie, qui en Inde, assèche des puits, qui épuise des cours d’eau partout en Amérique du Sud et qui opère un quasi-monopole de la canne à sucre partout dans le monde pour satisfaire sa production&#8230;<br />
Une production qui demande toujours plus pour nourrir le géant Coca Cola et qui laisse des milliers de ventres vides.<br />
Pourtant, c’est aussi cette même multinationale qui a assassinée en Colombie, le pays voisin de l’Équateur, des travailleurs qui voulaient et veulent encore se syndicaliser.<br />
Pour les pro-syndicats, c’est la guerre de David contre Goliath. C’est des allures de croisade que prend l’expansion de Coca Cola.<br />
Et on se rend, on baisse les armes, on ferme les yeux devant cet envahisseur.<br />
Et que son règne soit fait, sur la terre comme au ciel.<br />
Son monopole provoque un désastre alimentaire, où l’on dirait que les pays du sud en sont les principales victimes. ..<br />
L’étendard de Coca Cola veille. Dessèche les puits et assoiffe les principes d’équité sociale.<br />
Et…<br />
Nous sommes tous complices de sa perfide ascension, qui réside sous d’autres identités comme Minute Maid, Nestlé ou Fanta.</p>
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		<title>Imaginez en images</title>
		<link>http://www.stages.alternatives.ca/archives/2152</link>
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		<pubDate>Tue, 26 Jul 2011 05:36:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>FelixL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d'humeurs]]></category>
		<category><![CDATA[Communication]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Yanez Cossio 2011]]></category>
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		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[féminisme]]></category>
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		<description><![CDATA[Question de langage, elles n’ont pu se comprendre vraiment, et la conversation s’est arrêtée là sans pouvoir aller plus loin. C’est qu’elles ne s’entendaient pas sur un mot, un seul. Pas à cause de la langue, mais à cause du langage, à cause de la définition de ce mot.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="mceTemp"><a href="http://www.stages.alternatives.ca/wp-content/2011/07/Sin-título-181.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2157" title="Sin título-18" src="http://www.stages.alternatives.ca/wp-content/2011/07/Sin-título-181-300x198.jpg" alt="" width="300" height="198" /></a></div>
<p>Question de langage, elles n’ont pu se comprendre vraiment, et la conversation s’est arrêtée là sans pouvoir aller plus loin. C’est qu’elles ne s’entendaient pas sur un mot, un seul. Pas à cause de la langue, mais à cause du langage, à cause de la définition de ce mot.</p>
<p>Féminisme.</p>
<p>Je vois comment il faut être prudent avec les mots. Les mots disent parfois plus que ce que l’on croit. Avec le temps, depuis leur naissance, ils se complexifient. Parfois, ils signifient peut-être trop, quand un mot en vaut mille pour l’expliquer, pour le comprendre. Imaginez une image…</p>
<div id="attachment_2173" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://www.stages.alternatives.ca/wp-content/2011/07/Guerrières-du-documentaire.jpg"><img class="size-medium wp-image-2173" title="Guerrières du documentaire" src="http://www.stages.alternatives.ca/wp-content/2011/07/Guerrières-du-documentaire-300x198.jpg" alt="" width="300" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Anouk et Pauline en tournage</p></div>
<p><span id="more-2152"></span></p>
<p>Ce jour-là, j’étais avec mes amies Anouk et Pauline, deux filles qui ont plus que leur mot à dire sur la question. Elles ont donc posé la question : Te considères-tu féministe? C’est que la dame que l’on interviewait ce jour-là fait partie d’un regroupement de femmes activistes impliquées dans la lutte pour les droits des femmes ici en Équateur, La RED de mujeres*. Fatal. Féministe? Elle? Non. Elle et sa collègue juste à côté ne feraient jamais partie de ce mouvement radical de femmes qui veulent dominer les hommes et prendre le pouvoir. Elles ne sont pas des extrémistes, seulement des femmes qui se battent pour leurs droits et qui désirent un rapport égal entre hommes et femmes. Surprise chez mes deux collègues. Comment ces deux femmes en face de nous, impliquées comme elles sont dans cette lutte, peuvent-elles à ce point mésinterpréter ce mot. En fait, celles-ci se battent exactement pour ce que nous autres considérons comme le féminisme. Simplement, elles n&#8217;utilisent pas le même mot. Mes collègues et elles n’ont donc pu s’entendre, ni élaborer sur ce point et la discussion, ainsi que l’entrevue, se sont ensuite terminées. Je dis bien qu’<em>elles</em> n’ont pas pu s’entendre et non pas <em>nous</em> n’avons pu nous entendre parce que je ne suis pas justement encore en mesure de défendre une position sur ce mot. Plus en observateur sur ce point, j’ai tenté de comprendre. Tout ça pour un mot.</p>
<p>J’ai vu la difficulté du problème : est-ce que faire de la définition du terme féminisme un enjeu pour la lutte est toujours essentiel, ou à un moment faut-il laisser les débats de définitions théoriques derrière pour pouvoir se concentrer sur le concret d’une situation et s’allier dans un combat qui est finalement le même? Dans son ambigüité possible, ce mot est-il devenu un obstacle à l’unité, ou encore un terme simplement dépassé de par sa nature exclusive, c’est-à-dire exclusivement féminin alors que le problème touche aussi bien hommes que femmes? Notez bien que je ne parle ici que du mot en tant que mot et non de sa possible définition. Bref, tout ça sur un seul mot.</p>
<p>J’expérimente ce genre de situations fréquemment dans ma vie, et plus particulièrement récemment avec mes deux amies susmentionnées. Radicalisme, indépendantisme, relativisme, féminisme… Qu’est-ce que ces mots veulent réellement dire. C’est vraiment intéressant, mais c’est aussi vraiment devenu difficile de s’exprimer sur un sujet sans se brûler… et sans devoir s’expliquer. Question de langage.</p>
<p>Et s’il est si difficile de s’exprimer avec des mots, imaginez en images. À 24 images seconde. Mais il est vrai que les images ont ceci de particulier dans leur nature plus abstraite qu’elles sont davantage ouvertes à interprétation. Il faut les prendre pour ce qu’elles sont : une expérience subjective, beaucoup plus que le sont les mots. Par contre, elles font face au même défi, celui de l’interprétation; ce que des experts de la communication appellent le décodage.</p>
<p>***</p>
<p>Un peu de communication.</p>
<p>Communiquer est un combat en soi, difficile à gagner, toujours à recommencer. On est plus souvent mal compris qu’autre chose. Grand drame de notre vie. Nous ne pouvons plus seulement nous borner à survivre, nous devons en plus communiquer et nous comprendre entre nous. Si nous y pensons un instant, langages, médias, comportements, objets matériels, tout contient un message et signifie quelque chose, et c’est à nous de le décoder proprement pour pouvoir évoluer dans notre monde de communication. Pensez maintenant à cette question et jugez de son ampleur : Qu’est-ce que communiquer?</p>
<p>Pourquoi cette question maintenant? Laissez-moi d’abord vous donner une petite tranche de vie.</p>
<p>Dernièrement, je me suis rendu compte de l’importance de la dimension communication en cinéma. Pas fort après plus ou moins 7 ans d’études dans le domaine. Je me rappelle même la drôle de déception sur l’appellation de mon programme au cégep : cinéma et communication. C’est non sans une certaine gêne que j’avoue que le terme était pour moi comme une roche dans le soulier; quelque chose que j’aurais bien aimé enlever. Pire, à l’université, je me suis surpris à éprouver au début de mes études en cinéma le même sentiment étrange par rapport au fait de devoir appartenir à la fac de communication. Je pensais en quelque sorte ne rien avoir à faire avec eux, ceux des «comms». Mais dernièrement, je me suis rendu compte que la communication était partout, dans tous les aspects de ma vie, dans tout ce que j’entreprenais, dans toutes mes relations, dans tout mon travail, dans toute ma conscience et ma pensée. Que finalement, la communication est au centre même de notre existence et est un pilier fondamental dans toute entreprise humaine. Finalement, j’étais fier d’étudier une branche des communications.</p>
<p>***</p>
<p>Les années passées à étudier comment transmettre un message et en décoder un ont ressurgies entre autres ce jour-là où deux groupes avec les mêmes objectifs, mais utilisant des termes différents, n’arrivaient pas à outrepasser un mot pour se comprendre et continuer à communiquer. Ça nous arrive à tous et tous les jours et souvent en plus. Pensez à tous les malentendus dans votre vie, ou tous les problèmes reliés à des malentendus où deux parties n’arrivent pas à s’entendre. Ça varie selon plusieurs échelles, mais ça peut facilement mener à des conflits civils, des conneries politiques, des guerres de points de vue ou de religion, parce qu’on n’est pas capable d’interpréter le monde et de décoder les choses de la même façon. Et tout le monde trouve ça con quand on regarde ça de l’extérieur. En fin de compte, on se chamaille sur des pécadilles.</p>
<p>Bon, ne dramatisons pas, mais disons qu’il est intéressant de le noter. Dans le cas que je vous mentionne, c’est loin d’être dramatique. C’est juste un exemple de difficulté de communication à très petite échelle. Les deux parties ont dans un sens raison, car elles ont des réalités et points de vue différents. Là est tout le problème : qui a raison? Peut-être que je relativise trop et qu’il faut effectivement s’entendre sur une définition des termes qui soit précise et universelle, mais en considérant tout ce que je viens de dire, je trouve que de relativiser ici a l’avantage d’ouvrir la réflexion sur le sujet et de ne pas être pris dans une position figée. J’y repense et pour ce simple exemple, je n&#8217;ai même pas besoin de me forcer pour imaginer les défis et les questionnements reliés à la communication.</p>
<p>***</p>
<p>Autre questionnement: qu’en est-il du cinéma? Ce médium de communication pourrait-il servir à redonner une nouvelle perspective sur le monde qui nous entoure? De par son expérience subjective, il surpasse à mon avis le langage verbal ou écrit sur le terrain de la compréhension abstraite du sens. Parce qu’il peut faire appel à la fois aux émotions et à l’intellect, sur des concepts aussi froids et vastes que «violence», «liberté», «amour» ou «haine», lorsque ceux-ci sont présentés en mot, il permet justement une compréhension beaucoup plus concrète qu’abstraite. Ironique, non? Prenez par exemple le mot «violence». Lisez-le. Maintenant, imaginez-vous le en images, organisées en récits, avec des personnes vivant les événements. Voyez la différence possible au niveau de la compréhension? Finalement, ce que je dis, c’est qu’un mot dans sa forme est concret alors qu’une image est abstraite, et qu’en substance, une image est une expérience concrète, et un mot un concept abstrait. Enfin, loin de moi l’idée de lancer une guerre entre mots et images, même si l’on dit parfois que cette dernière en vaut mille de ce dernier. L’un et l’autre ont leur place dans la grande «famille» de la communication. C’est juste que je suis comme ça, je me pose des questions. Pourquoi fait-on un film et n’écrit-on pas un livre? J’imagine que c’est parce qu’il y a différentes manières de communiquer et que dans certains cas, l’une est plus efficace que l’autre. Dans le miens, le cinéma se trouve à être un moyen beaucoup plus pratique que le langage verbal. Bien des fois dans ma vie, je communique vraiment mal. Je suis poche pour expliquer bien des affaires et pour parler de bien des affaires. J’ai besoin de sous-entendus plus subtils et le cinéma m’offre sans doute cette possibilité. Question de moyen de communication.</p>
<p>***</p>
<p>Et donc jusqu’où doit-on accorder de l’importance à un mot? Je n’ai toujours pas la réponse et sans doute quelqu’un m’éclairera-t-il là-dessus. Mais ceci m’amène à découvrir une nouvelle facette de notre projet ici. Cinéma documentaire et féminisme. Comment l’un et l’autre peuvent-ils fonctionner ensemble pour mieux communiquer les idées? Je vous laisse vous l’imaginer comme vous le voulez. Pour ma part, j’ai l’impression que c’est exactement ce que je suis en train de découvrir ici en ce moment.</p>
<p>* <a href="http://redmujeres.org/">http://redmujeres.org/</a></p>
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		<title>One Dish</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Jul 2011 17:46:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Amda</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>

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		<description><![CDATA[It&#8217;s so interesting that the reason we came here was for FOOD security and FOOD sovereignty. We are also pushing the education of Rights to FOOD. All of the topics based on FOOD, yet it seems to me they know more about food here than we do individually. Food isn&#8217;t only a way to live, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>It&#8217;s so interesting that the reason we came here was for FOOD security and FOOD sovereignty. We are also pushing the education of Rights to FOOD. All of the topics based on FOOD, yet it seems to me they know more about food here than we do individually. Food isn&#8217;t only a way to live, but it&#8217;s a way of life.</p>
<p><span id="more-2142"></span></p>
<p>Food seems to be all the things in life you need to know in order to live right. Respect, sharing, unity, appreciation, trust, communication and manners. ALL in ONE DISH!!!! Put yourself in the body of a young man or woman. Now remember the lessons you&#8217;ve learned. Now remember your routine of eating. Now erase the routine of eating and follow along with what I will describe as our meal together. You are obliged to keep your eyes in the vacinity of your own direction of eating, meaning that&#8217;s where you can take food from. You can not take food from other areas of the dish where the meat, fish or chicken would be with the extra vegetables and what not. The only way you can get in the middle is when we as the older individuals provide it for you. If you try to reach outside of your area of the dish, your hand will get slapped and/or you will get that &#8216;Do not do that&#8217; look. All of these things, including other norms that I didn&#8217;t hear of just yet, meaning &#8216;We are all together. You should focus on what tasks are in front of you while we, as a community, will providefor you. Respect the rules and trust in your community and elders.&#8217; Now let&#8217;s go forward a few years. You&#8217;ve went through some years of life in this world following those guidelines, but you&#8217;ve been doing it long enough and you would like a new role in life. I guess I can show you a new chapter to life and food. You can view the whole dish now and you want to reach for parts that you feel you can have. Go ahead! Respectfully serve yourself, but know that you must provide for the community as the community provided for you, including the community that is too young to be the provider just yet. Now you are part of the older individuals. You can take for yourself, provide for the rest AND they can still provide for you, via bringing food to you although you are allowed to take for yourself. This is a way to show &#8216;You have grown up in this world with these guidelines. You have been taught, now you can teach and share. You can now look around the world and see what you will go for to choose your own path. You can choose what in the world you will put on your &#8216;spoon&#8217; along with what your community provides for your spoon, but most importantly you can also choose what to provide the &#8216;spoon&#8217; of the community. The move in life that you have made has given you 2 privileges added on to being provided by your community, you can now provide yourself and provide others. You can give and take, yet your privelege to receive is still there. The next time you have a meal, with family and/or friends, you should appreciate what has been put into providing it for you. You should also see more of an appreciation for what&#8217;s on your &#8216;plate&#8217; and how it got there.</p>
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		<title>De la passion et de la mort</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Jul 2011 18:59:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>EtienneL</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d'humeurs]]></category>
		<category><![CDATA[Yanez Cossio 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Équateur]]></category>

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		<description><![CDATA[Le temps file. Les évènements s&#8217;empilent. Le blogue suivant fut rédigé en partie il y a trois semaines, et terminé hier soir. Samedi matin, Puerto Limòn, arrondissement Centro Poblado, petite communauté de deux mille sept cent âmes, à vingt minutes de Santo Domingo. Les yeux encore alourdis de la nuit dernière, nous revenons lentement à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le temps file. Les évènements s&#8217;empilent. Le blogue suivant fut rédigé en partie il y a trois semaines, et terminé hier soir.</p>
<p>Samedi matin, Puerto Limòn, arrondissement Centro Poblado, petite communauté de deux mille sept cent âmes, à vingt minutes de Santo Domingo. Les yeux encore alourdis de la nuit dernière, nous revenons lentement à nos corps, entassés à l’intérieur du taxi qui roule deux fois trop vite pour la petitesse de la route et la précarité des courbes. Une vingtaine de jeunes nous attendent dans une petite classe pour leur premier atelier de communication. Beaucoup moins de temps avec eux, nous ferons, espérons-le, de courtes histoires en trois plans de caméra sur leur réalité, leur village, leur vie.</p>
<p><span id="more-2133"></span></p>
<p>À notre arrivée, seulement cinq jeunes nous accueillent, en quelque sorte. Ils ont treize, quatorze, quinze ans. Ils sont timides, endormis et ne sourient pas particulièrement. Après tout c’est notre première rencontre et il est tôt. Ça viendra. Et d’autres vont arriver, en retard. Ça aussi ça vient. Mais pas cette fois. Ils ne seront que cinq tout au long de l’atelier qui s’étirera mollement sur trois heures. Comme du caramel de Banos qui ne prend pas au soleil.</p>
<p>À la pause nous sortons dehors pour admirer la rivière, en bas de la petite falaise que l’école domine. Nous sommes dans la jungle silencieuse. Du vert, des arbres inconnus de nous et une rivière sinueuse tout en bas. La vue est superbe, même avec les ordures en sa bordure. Quand on est entouré par la nature et que la collecte est déficiente, on fait ce que l’on peut. Ou ce que l’on veut…</p>
<p>Gabriella nous rejoint tranquillement. Je marche  un peu avec elle et lui partage ma petite déception de ne pas voir tous les jeunes présents. Elle me répond aussi tranquillement que la plupart sont à l’enterrement. Surprise contenue. Quel enterrement ? Le directeur de l’école, qui était aussi professeur.  Surprise moins contenue. Il est décédé avant-hier. Je redoute la réponse à ma prochaine question. Une maladie, un accident ? Non. Il a été tué à bout portant. À Santo Domingo, en plein jour, en pleine rue. Surprise il n’y a plus. Aucune expression. Il venait avec une collègue acheter du matériel scolaire pour les enfants. Un tableau, des craies, des crayons, des cahiers. Pour poursuivre comme tous les jours depuis trente ans sa mission, sa passion, l’enseignement. En sortant du magasin, il voit sa collègue prisonnière dans sa propre voiture, un homme armé assis à ses côtés, et un autre à l’extérieur collé à sa porte. Reste calme et tout va bien aller. Mais elle panique. L’homme lui assène un coup de crosse au front, un autre à la mâchoire.  Oscar se rue à sa défense, mais n’a pas le temps d’intervenir. Deux balles viennent terminer sa vie de la façon la plus sauvage, gratuite et banale. Le Journal de Montréal de Santo Domingo nous montre son corps sous une couverte rougie et son amie en pleurs, épongeant sa blessure au front. Un article court et sensationnaliste. Les gens de l’ACJ le connaissait peu, mais assez pour le savoir aimant, passionné et dévoué. Nous avions vu son engagement la semaine d’avant, à la fête pour l’éradication du travail infantile. Mort en service, mais un vrai service, du genre qui change les choses, qui ne les empire pas.</p>
<p>Deux jours plus tard, atelier de l’après-midi à l’ACJ. Alors que Félix s’agite à l’avant, après son deuxième café de trop, à expliquer aux jeunes le développement d’une idée documentaire, des pleurs étouffés parviennent à mes oreilles. Au fond de la classe attentive, Romel ouvre la porte et vient reprendre son siège près de moi. Il essuie ses larmes et remet ses lunettes. Mais les pleurs à l’extérieur ne cessent pas. J’étire les yeux par la fenêtre et voit à l’intérieur de la maison jointe à l’ACJ Geoffrey et son fils Oscar, en pleurs, assis dans le hamac de la cuisine, les yeux dans le vide. Geoffrey, c’est le gardien des lieux, l’homme à tout faire, et de la situation. Cinquante-deux ans, les cheveux longs et le regard dur, couteau guettant, toujours à la ceinture. Homme de peu de mots et de peu d’expressions. Ses traits ressemblent à ceux des montagnais. Ils sont maintenant tirés par une profonde tristesse. Ricardo, son neveu aimé, qu’il considérait comme son fils, est décédé lors d’un exercice de routine dans la marine à Guayaquil. Il est tombé du haut d’un mât et s’est fracturé le cou. Romel me raconte l’événement, secoué de voir cet homme solide et fier s’effriter. Il connaît bien son fils, et il connaissait aussi Ricardo. Mes amis et collègues ne voient pas ce qui est en train de se passer, absorbés par l’atelier et l’intérêt des jeunes. Pendant une discussion en petits groupes séparés, Oscar apparaît à la fenêtre et fait signe à Romel de le rejoindre dehors. Je poursuis avec mon groupe  la discussion sur le machisme, sujet qui me semble alors futile. Puis Romel revient, soulagé, et me raconte que Ricardo n’est pas mort. Il était dans un coma; les docteurs et la famille ont décidé de le débrancher et juste quelques secondes avant, la vie lui est revenue. État critique, mais vivant. Nous soufflons. Je vois Geoffrey sortir et embarquer sur sa moto, caché derrière ses lunettes noires. L’atelier se termine, notre routine continue.</p>
<p>Pendant la nuit, la vie quittera pour de bon le corps de Ricardo. Le lendemain, les lieux de nos ateliers accueilleront la grande famille et la dépouille de Ricardo. Et nous travaillerons de façon distraite dans un petit bureau humide, dans un silence  introspectif, à travers les pleurs qui s’intensifieront alors que le jour laisse place à la nuit. Chacun de nous revivra ses douleurs, confronté à cette triste réunion. Avant que la famille arrive, moi et Félix allons dans la salle, décorée et éclairée par des lumières dorées. À la vue des ornements, de la croix et du cercueil, mes propres morts me refrappent de plein fouet. Grand-maman, André, Alex, Dany, Roland, Sonia, Jessica. On pense souvent que le deuil est fait. Puis on réalise que certains ne furent qu’étouffés. Par le temps, et par le manque de temps. Parce qu’on est forts, et parce qu’il y en aura d’autres. Toujours. La vérité, ça aussi ça vient, ça passe. Mais ça ne partira jamais vraiment. Il faut découvrir, savourer, remercier, aimer. Pour soi-même et pour eux.</p>
<p>Il n&#8217;y aura pas d&#8217;autres ateliers à Puerto Limòn, faute de temps. Ce fut le seul. Et ça aussi, ça arrive. J&#8217;espère au moins que nous leur avons donné le goût d&#8217;en savoir davantage sur les médias alternatifs, sur les documentaires, sur les moyens qu&#8217;ils ont pour se faire entendre.</p>
<p>J’ai connu davantage Geoffrey. Oui il est fort, oui il est solide et a le regard dur. Puis, peu à peu, ses yeux sourient, ses traits s’adoucissent. Et sa voix et ses rires s’élèvent dans la nuit à travers ses histoires d’une vie  mouvementée, difficile et oh combien fascinante. Il connaît tout de la nature. C’est son métier, c’est sa passion. Et il la partage avec conviction. L’Équateur est son terrain de jeu. Il en est fier et ne le quittera jamais. Et avec son couteau, il te protège et te découpe les meilleurs fruits. Pour que tu les savoure, pour que tu le remercie, pour que tu aime toi aussi.</p>
<p>À mes chers disparus.</p>
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		<title>Runnin&#8217; in Dakar</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jul 2011 09:33:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AsmaB</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Since my first walk through Dakar (y&#8217;know the most exhilarating one where most of the group, I included, spent their time taking pictures of the pebbles on the road and related superfluous stuff). I&#8217;ve noticed the outrageous amount of exercise around me: women, men and children of all ages smilin&#8217; and sweatin&#8217; (and NOT because [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Since my first walk through Dakar (y&#8217;know the most exhilarating one where most of the group, I included, spent their time taking pictures of the pebbles on the road and related superfluous stuff). I&#8217;ve noticed the outrageous amount of exercise around me: women, men and children of all ages smilin&#8217; and sweatin&#8217; (and NOT because of the heat).<br />
People are running barefoot on the streets while others are wearing name-brand running shoes. A man walking along a main road will simply drop to the ground to do 20 push ups and keep walking. The national sport is la lutte senegalaise and I recently watched a pay per view fight while drinking some super strong tea with my neighbours. The match is between Papa Sow and Ness (two of the most monstrous wrestlers I&#8217;ve ever seen):</p>
<p><a href="http://www.stages.alternatives.ca/archives/2116"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
<p>There&#8217;s a variety of other activities too: some youth choose to jump rope on the beach (be jealous) while a group of children amuse themselves running with rolling tires on the dirt&#8230;<br />
Strong young women are shooting hoops in a full-sized b-ball court outside of the youth center I&#8217;m typing in while a group of young ones scoring goals in a makeshift sandy football field across the street. I can hear a group of Senegalese teenagers dressed in white tae kwan do uniforms screaming &#8216;yaaah&#8217; at the top of their lungs while swinging punches and spin kicks in their martial arts classes. And the beach&#8230; omg&#8230; anyway&#8230; I can&#8217;t stop thinking&#8217; and talkin&#8217; about how fit these folk really are.<br />
So how does exercise fit into the daily Senegalese routine? A majority of people exercise in the morning (6-9 a.m.) or the evening (5-8 p.m.) &#8230; before and after work or school because of the extreme heat at the peak of the day &#8211; it is a desert climate after all. I&#8217;m trying to run nowadays along the highway with a couple of running buddies that I&#8217;ve made in preparation for the Oasis Marathon in September. Yet, most of the people I informally interviewed don&#8217;t have many concrete training goals apart from staying &#8216;en forme&#8217; and feelin&#8217; good with their friends.</p>
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		<title>Feliz Cumpleaños!</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Jul 2011 22:26:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AnoukmR</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d'humeurs]]></category>
		<category><![CDATA[Emotions]]></category>
		<category><![CDATA[Yanez Cossio 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Équateur]]></category>
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		<category><![CDATA[équateur]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Ouin, ouin, ouin, un nom ça voyage, ça voyage&#8230;</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=4rbUo6n26c8">http://www.youtube.com/watch?v=4rbUo6n26c8</a></p>
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		<title>Pourquoi l&#8217;agriculture urbaine à Bamako?</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Jul 2011 11:35:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DominiqueA</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Billets d'humeurs]]></category>
		<category><![CDATA[Coopération Internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Wagadou 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique]]></category>

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		<description><![CDATA[Pourquoi l&#8217;agriculture urbaine à Bamako? Cette phrase a résonné dans ma tête comme une cymbale retentissante  tout le long de la formation pré-départ. Comprenez mon interrogation, je m&#8217;interrogeais sur la pertinence d&#8217;un projet de ce genre pour le continent noir parce que je ne voyais pas ce que nous occidentaux, pouvions aller apprendre aux africains [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi l&#8217;agriculture urbaine à Bamako? Cette phrase a résonné dans ma tête comme une cymbale retentissante  tout le long de la formation pré-départ. Comprenez mon interrogation, je m&#8217;interrogeais sur la pertinence d&#8217;un projet de ce genre pour le continent noir parce que je ne voyais pas ce que nous occidentaux, pouvions aller apprendre aux africains dont l&#8217;agriculture constitue une base essentielle de leur économie. C&#8217;est vrai que notre projet a une spécificité, il ne s&#8217;agit pas de l&#8217;agriculture dans son ensemble, mais de l&#8217;agriculture urbaine, c&#8217;est-à-dire l&#8217;agriculture qui est pratiquée dans les villes ou dans les zones en périphérie des villes. Même avec cette spécificité, je n&#8217;en voyais pas la pertinence. Il faut dire qu&#8217;ayant quitté l&#8217;Afrique assez jeune, j&#8217;en avais gardé une image assez romanesque; pour moi elle était une étendue de terre verte avec des personnes résilientes, qui savent faire face aux difficultés dans la joie et qui possède toutes ce lien spécial avec la nature, qui leur permet de comprendre les plantes, la terre et ses besoins. <span id="more-2089"></span>J&#8217;étais bien sûr au courant de l&#8217;exode rural qui sévit dans les contrées africaines, qui a vu tant de villages perdre la force de leur jeunesse pour l&#8217;illusion de réussite qu&#8217;offrait la ville avec ses entreprises et les nombreuses affaires qui peuvent s&#8217;y faire. Encore là, je me disais que même ces jeunes néo-urbains africains n&#8217;avaient pas besoin qu&#8217;on vienne leur parler de jardin collectif, de bacs de jardinage, de compost, parce qu&#8217;ils l&#8217;avaient dans le sang. Comme je me trompais.</p>
<p>C&#8217;est vrai que les personnes avec qui j&#8217;ai parlé ont toutes plus ou moins des notions en agriculture, un peu comme moi d&#8217;ailleurs, mais leur mode vie est tellement axé sur la notion de survie, qu&#8217;ils ne voient pas tout le potentiel alimentaire qui se cache en arrière du concept de l&#8217;agriculture urbaine. C&#8217;est non seulement une façon de se réapproprier  l&#8217;accès à de la nourriture saine, mais c&#8217;est aussi un pied de nez à toutes les grandes compagnies agroalimentaires qui jouent à la bourse avec des denrées essentielles pour la survie des populations.  C&#8217;est une façon pour le peuple de Bamako de reprendre possession de leur terre, de leur espace et de décider eux-même ce qu&#8217;ils veulent en faire. C&#8217;est ainsi qu&#8217;on gagne son indépendance, un espace à la fois, un jardin à la fois.</p>
<p>Pour arriver à atteindre cet objectif d&#8217;autonomie alimentaire, il faut encore passer par certaines étapes, trouver un espace, trouver de la terre, enlever les roches, enrichir la terre, semer, arroser, désherber, arroser encore, utiliser de l&#8217;insecticide (qu&#8217;on aura préalablement préparé avec du neem), arroser encore et après toutes ces étapes on peut enfin récolter. C&#8217;est vrai que quand on considère toutes ces étapes, on comprend qu&#8217;il peut être assez difficile pour une personne qui est habituée à rechercher sa subsistance quotidiennement, de s&#8217;investir dans un projet dont l&#8217;aboutissement n&#8217;arrive pas immédiatement. Mais c&#8217;est justement ça le défi, abandonner des projets qui ne font que soigner superficiellement la plaie pour adopter des projets à long terme qui à la longue referont de l&#8217;Afrique une étendue d&#8217;espaces verts avec des africains maîtres de leur destin.</p>
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		<title>Pour qu&#8217;une indépendance de droit devienne une indépendance de fait</title>
		<link>http://www.stages.alternatives.ca/archives/2026</link>
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		<pubDate>Wed, 29 Jun 2011 14:33:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>DominiqueA</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Colonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Coopération Internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Wagadou 2011]]></category>
		<category><![CDATA[afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[post-colonianisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Cet article m'a été insufflé dans les nombreuses rencontres que j'ai faites avec des personnes qui ne seraient pas nécessairement considérées comme des intellectuels selon les normes occidentales, parce qu'ils n'ont pas de longues études universitaires, mais qui pourtant ont une capacité de réflexion dotée d'une rare profondeur et frappée d'un amour du genre humain qui laisse tout simplement coi quand on considère toutes les souffrances auxquelles sont confrontées quotidiennement ces hommes.

Il était une fois, l'Afrique, territoire qui n'a jamais cessé de susciter les convoitises . Terre qui vu la naissance de grands hommes et de grandes femmes comme Affonso 1 (1506-1540), roi du Kongo qui écrivit au roi du Portugal pour dénoncer la traite des esclaves, ou encore Nzingha (1582-1663), reine amazone de Matamba qui constitua une armée de femmes pour lutter contre l'esclavage et Mutato le grand (1440-1480) qui s'évertua à unifier l'Afrique en un seul empire pour résister à ce même trafic.  Malheureusement leurs efforts furent vains et ils ne purent mettre un terme à cette abomination qui fait de l'homme un animal. Première blessure de l'Afrique. Ainsi de millions de jeunes femmes et hommes ont été arrachés à leur contrée et transporter sur une terre étrangère  pour servir de bêtes de somme.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cet article m&#8217;a été insufflé dans les nombreuses rencontres que j&#8217;ai faites avec des personnes qui ne seraient pas nécessairement considérées comme des intellectuels selon les normes occidentales, parce qu&#8217;ils n&#8217;ont pas de longues études universitaires, mais qui pourtant ont une capacité de réflexion dotée d&#8217;une rare profondeur et frappée d&#8217;un amour du genre humain qui laisse tout simplement coi quand on considère toutes les souffrances auxquelles sont confrontées quotidiennement ces hommes.</p>
<p>Il était une fois, l&#8217;Afrique, territoire qui n&#8217;a jamais cessé de susciter les convoitises . Terre qui vu la naissance de grands hommes et de grandes femmes comme Affonso 1 (1506-1540), roi du Kongo qui écrivit au roi du Portugal pour dénoncer la traite des esclaves, ou encore Nzingha (1582-1663), reine amazone de Matamba qui constitua une armée de femmes pour lutter contre l&#8217;esclavage et Mutato le grand (1440-1480) qui s&#8217;évertua à unifier l&#8217;Afrique en un seul empire pour résister à ce même trafic.  Malheureusement leurs efforts furent vains et ils ne purent mettre un terme à cette abomination qui fait de l&#8217;homme un animal. Première blessure de l&#8217;Afrique. Ainsi de millions de jeunes femmes et hommes ont été arrachés à leur contrée et transporter sur une terre étrangère  pour servir de bêtes de somme.<span id="more-2026"></span></p>
<p>Ensuite est arrivé l&#8217;envahisseur, et là il ne voulait plus de la main d’œuvre, mais des terres et tant pis si pour cela il devait massacrer des hordes d&#8217;hommes, de femmes et d&#8217;enfants. Mais les africains ne se sont pas laissés faire, ils se sont organisé et ont résisté, comme Shaka Zulu (1818-1828), qui unifia le royaume Zulu et constitua une véritable armada de guerriers, Nehanda Mbuya (1862-1898), grand-mère du Zimbabwe qui devint un leader militaire pour repousser les anglais qui s&#8217;emparaient des terres et du bétail, Cetshwayo Kampande, dernier roi des Zulu qui infligea une défaite cuisante à l&#8217;armée britannique en janvier 1879. Mais là encore, l&#8217;envahisseur gagna, il s&#8217;empara des terres, traça des frontières à l&#8217;encre rouge, séparant des frères, des familles et marqua son territoire avec des drapeaux colorés par du sang noir. Deuxième blessure.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui tous les pays africains ont obtenu leur indépendance, supposément. On pourrait se dire qu&#8217;après toutes ses batailles pour avoir le droit de décider par eux-même de la direction à donner à leur continent, les africains sont arrivés à leur apogée. En effet ils sont enfin reconnus comme des être humains, eh oui des textes scientifiques ont prouvé qu&#8217;ils n&#8217;étaient pas juste des bêtes de somme finalement, ils sont constitués en «États» reconnus par la communauté internationale, ils siègent même à l&#8217;ONU, lieu de rassemblement où il faut être vu quand on veut avoir un droit de parole. La mascarade s&#8217;arrête là.</p>
<p>Dans la plupart des pays d&#8217;Afrique subsaharienne, les élections sont toujours menées sous l’œil des observateurs étrangers, comme si les africains n&#8217;étaient pas capables de gérer leurs affaires à l&#8217;interne. Il faut toujours que tout se passe sous l’œil paternaliste des occidentaux et si encore c&#8217;était vraiment pour s&#8217;assurer que tout se passe selon les normes, ça pourrait se comprendre, mais non il s&#8217;agit toujours de protéger les intérêts occidentaux. Et de quels intérêts parle t-on ici, des intérêts économiques bien sûr. En effet même si les pays d’Afrique subsaharienne sont indépendants, ils ne le sont pas encore assez pour gérer eux-même leurs ressources naturelles, la richesse de leur sol, ou de leurs forêts, ou encore des cours d&#8217;eaux qui traversent leurs pays, non ils ont toujours besoin de «l&#8217;aide occidentale». Troisième blessure, et de loin la plus profonde parce qu&#8217;elle se creuse lentement, mais sûrement sans faire de vague, resserrant de plus en plus les liens autour de ce peuple déjà si meurtri.</p>
<p>Un peuple crie pour son autonomie et son autodétermination, pour avoir le droit de penser librement, d&#8217;agir selon ses traditions, de faire ses erreurs et les réparer soi-même sans recevoir une avalanche de roquettes sur la tête. Un peuple crie à la liberté.</p>
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