Articles classés dans 'Billets d’humeurs' ↓
Auteur: Simon Gosselin
21 mai 2012 — Amérique du Sud, Amériques, Billets d'humeurs, Culture, Eau, Équateur
Retard par dessus retard, dès le début le rythme latin s’est imposé sur notre voyage. Après un court délai à Montréal-Trudeau, un autre (plus important celui-là) nous fit manquer le vol vers l’Équateur. C’est donc avec un bonheur mitigé que nous avons dû passer l’après-midi du 17 mai à l’aéroport de Bogota; un avant-goût de l’Amérique du sud.
L’arrivé à Quito se fit sans grandes effusions non plus. Le cortège que nous espérions n’était pas de la partie. En lieu et place, une petite québécoise et un fier équatorien nous attendaient pour nous emmener dans leur bus magique. Notre première nuit au centre de la Terre fut sans histoire, mais avec un délicieux repas dans le ventre, il ne nous en fallait pas plus.
La descente au paradis ne faisait que commencer. Des 2 865m d’altitude de Quito, nous avons dévalés les andes jusqu’aux 625 m d’altitude de Santo-Domingo de los Tsa’chilas à travers un paysage d’un vert profond et une brume a couper au couteau. Troisième ville en importance de l’Équateur, mais surtour haut lieu du commerce dans le pays, Santo-Domingo étonne. Véritable carrefour entre la sierra et la costa la ville regorge de fruits et de légumes en toutes sorte. Dans les marchés, le parfum de la guanabana, de la papaya et de la maracuya se mêle au grillades et aux échappements des voitures. Un beau chaos urbain et industriel d’une ville latine en pleine expansion.
La chaleur et l’humidité sont ici coutume et tradition. Elle régisse le rythme des jours et les averses quotidienne sont salutaires aux quelques 350 000 habitants de Santo-Domingo.
Les mois à venir s’annoncent riches en rencontre, en découvertes et en pluie…
-Laurent



Auteur: Yacouba Sogoba
1 août 2011 — Amérique du Nord, Billets d'humeurs, Canada, Culture

Ce jour 21 juin 2011, premier jour d’été, j’atterris aéroport Pierre Eliott TRUDEAUÀ l’’accueil, un beau soleil, Mélanie
Et sur la route pour la ville
De nombreuses belles voitures
Les voitures symboles de réussite personnelle :
Grosses voitures américaines, belles japonaises, élégantes européennes.
Sur les plaques d’’immatriculation la mention,
« Québec, je me souviens ».
À moi de demander alors
… Mais, Mélanie, que s’est –il passé de si important ici pour qu’on s’en souvienne toujours ?
… C’est la devise du Québec rappelant ses origines.
Ah, Montréal
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Auteur: Josiane Blanc
28 juillet 2011 — Billets d'humeurs, Yanez Cossio 2011
À Santo-Domingo, lorsque tombe la nuit, bon nombre de rues se ressemblent. Mon unique point de repère lorsque j’entre à mon domicile en taxi le soir est une vielle maison qui semble avoir été dévorée par les flammes et dont la carcasse est demeurée, jusqu’à ce jour, au coin de ma rue. Bien souvent, je la distingue difficilement dans la pénombre faute de lampadaires pour éclairer mon chemin mais j’ai toujours le temps de crier in extremis au chauffeur de tourner à droite alors que finalement je voulais qu’il tourne à gauche.
Il ne m’est guère plus facile d’indiquer le chemin vers la maison de mes camarades mais je fais quand même de mon mieux : « à côté du pont, derrière le trou ». Si vous ne vous en étiez pas encore doutez, les rues ont des noms ici mais à l’exception des artères principales personne ne les connaît. De l’homme qui conduit l’autobus au chauffeur de taxi qui parcourent jours et nuits les rues de la ville, nul ne serait en mesure de vous dire où sont situées les rues Padre Maya, Beloleo, Bruselas et j’en passe.
À Santo-Domingo, il est tout à notre avantage de s’orienter avec les chiens errants et de les utiliser comme point de repère plutôt que de chercher en vain les bonnes indications routières. En effet, il y a davantage de chiens au beau-fixe dans chacune des rues de la ville que de pancartes indiquant leurs noms aux intersections.
Il y a deux jours de cela nous avons mis 1h15 afin de trouver le seul bureau de poste de la cité. Nous avons d’abord tenté de nous fier à une carte qui nous a été remise par l’institut de tourisme à notre arrivée pour finalement réalisé qu’à l’endroit où était indiqué « Correo nacional » sur le schéma il y avait en effet beaucoup de choses, mais certainement pas de bureau de poste. Nous nous sommes ensuite tourné vers la population qui à notre grand regret ne doit ni recevoir ni envoyer des colis de façon régulière. Celui qui disait savoir, ne savait pas; Celui qui ne savait pas prétendait savoir et nous, pendant ce temps, nous faisions l’aller-retour de droite à gauche depuis une demi-heure sur une rue en suivant les indications contradictoires des passants. Tout cela pour finalement apprendre que le fameux bureau de poste a déménagé mais que personne n’a jugé bon de réactualiser les cartes de la ville ou dans informer la population.
C’est dans un bureau discrètement dissimulé au côté d’une chaîne de télévision et avec une feuille 8 ½ x 11 blanche accolée dans la vitrine comme toute enseigne, que nous avons finalement trouvé Charlie* à peine un quart d’heure avant la fermeture des portes. Bonne nouvelle. La mauvaise? Les microphones que l’on était allé chercher en provenance de Montréal et que l’on attend depuis trois semaines ne sont toujours pas arrivés. J’aime bien me dire que tout cela fait partie du charme de cette ville au même titre que les coqs qui, à 5 heures du matin, ne cessent jamais de chanter ou encore les conducteurs qui nous insultent lorsque l’on traverse la rue alors que le feu de circulation donne priorité aux piétons.
* Charlie est le personnage principal de la bande dessinée « Où est Charlie » dans laquelle les lecteurs doivent s’amuser à retrouver Charlie dans parmi les milliers de personnages présents sur l’image.
Auteur: Isis Brisebois
26 juillet 2011 — Billets d'humeurs
Ici, il m’est impossible d’étancher ma soif. J’ai l’impression de marcher dans un désert où les sources d’approvisionnement sont homogènes et insatisfaisantes.
Un emblème mondial, une compagnie qui laisse sa marque. Partout on affiche : Disfruta Coca Cola.
Leur drapeau rouge et blanc de conquistador me laisse en bouche un goût amer, partout où je vais. Dans cette ville, démunie de système de filtration des eaux, Coca Cola semble être l’alternative.
Pourtant, on se rappelle que c’est cette même compagnie, qui en Inde, assèche des puits, qui épuise des cours d’eau partout en Amérique du Sud et qui opère un quasi-monopole de la canne à sucre partout dans le monde pour satisfaire sa production…
Une production qui demande toujours plus pour nourrir le géant Coca Cola et qui laisse des milliers de ventres vides.
Pourtant, c’est aussi cette même multinationale qui a assassinée en Colombie, le pays voisin de l’Équateur, des travailleurs qui voulaient et veulent encore se syndicaliser.
Pour les pro-syndicats, c’est la guerre de David contre Goliath. C’est des allures de croisade que prend l’expansion de Coca Cola.
Et on se rend, on baisse les armes, on ferme les yeux devant cet envahisseur.
Et que son règne soit fait, sur la terre comme au ciel.
Son monopole provoque un désastre alimentaire, où l’on dirait que les pays du sud en sont les principales victimes. ..
L’étendard de Coca Cola veille. Dessèche les puits et assoiffe les principes d’équité sociale.
Et…
Nous sommes tous complices de sa perfide ascension, qui réside sous d’autres identités comme Minute Maid, Nestlé ou Fanta.
Auteur: Félix Lamarche
26 juillet 2011 — Billets d'humeurs, Communication, Équateur, Féminisme, Yanez Cossio 2011
Question de langage, elles n’ont pu se comprendre vraiment, et la conversation s’est arrêtée là sans pouvoir aller plus loin. C’est qu’elles ne s’entendaient pas sur un mot, un seul. Pas à cause de la langue, mais à cause du langage, à cause de la définition de ce mot.
Féminisme.
Je vois comment il faut être prudent avec les mots. Les mots disent parfois plus que ce que l’on croit. Avec le temps, depuis leur naissance, ils se complexifient. Parfois, ils signifient peut-être trop, quand un mot en vaut mille pour l’expliquer, pour le comprendre. Imaginez une image…

Anouk et Pauline en tournage
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Auteur: Amda holness
21 juillet 2011 — Billets d'humeurs, Culture, Sénégal
It’s so interesting that the reason we came here was for FOOD security and FOOD sovereignty. We are also pushing the education of Rights to FOOD. All of the topics based on FOOD, yet it seems to me they know more about food here than we do individually. Food isn’t only a way to live, but it’s a way of life.
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Auteur: Étienne Langlois
20 juillet 2011 — Billets d'humeurs, Équateur, Yanez Cossio 2011
Le temps file. Les évènements s’empilent. Le blogue suivant fut rédigé en partie il y a trois semaines, et terminé hier soir.
Samedi matin, Puerto Limòn, arrondissement Centro Poblado, petite communauté de deux mille sept cent âmes, à vingt minutes de Santo Domingo. Les yeux encore alourdis de la nuit dernière, nous revenons lentement à nos corps, entassés à l’intérieur du taxi qui roule deux fois trop vite pour la petitesse de la route et la précarité des courbes. Une vingtaine de jeunes nous attendent dans une petite classe pour leur premier atelier de communication. Beaucoup moins de temps avec eux, nous ferons, espérons-le, de courtes histoires en trois plans de caméra sur leur réalité, leur village, leur vie.
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Auteur: Asma Babar
11 juillet 2011 — Billets d'humeurs
Since my first walk through Dakar (y’know the most exhilarating one where most of the group, I included, spent their time taking pictures of the pebbles on the road and related superfluous stuff). I’ve noticed the outrageous amount of exercise around me: women, men and children of all ages smilin’ and sweatin’ (and NOT because of the heat).
People are running barefoot on the streets while others are wearing name-brand running shoes. A man walking along a main road will simply drop to the ground to do 20 push ups and keep walking. The national sport is la lutte senegalaise and I recently watched a pay per view fight while drinking some super strong tea with my neighbours. The match is between Papa Sow and Ness (two of the most monstrous wrestlers I’ve ever seen):
There’s a variety of other activities too: some youth choose to jump rope on the beach (be jealous) while a group of children amuse themselves running with rolling tires on the dirt…
Strong young women are shooting hoops in a full-sized b-ball court outside of the youth center I’m typing in while a group of young ones scoring goals in a makeshift sandy football field across the street. I can hear a group of Senegalese teenagers dressed in white tae kwan do uniforms screaming ‘yaaah’ at the top of their lungs while swinging punches and spin kicks in their martial arts classes. And the beach… omg… anyway… I can’t stop thinking’ and talkin’ about how fit these folk really are.
So how does exercise fit into the daily Senegalese routine? A majority of people exercise in the morning (6-9 a.m.) or the evening (5-8 p.m.) … before and after work or school because of the extreme heat at the peak of the day – it is a desert climate after all. I’m trying to run nowadays along the highway with a couple of running buddies that I’ve made in preparation for the Oasis Marathon in September. Yet, most of the people I informally interviewed don’t have many concrete training goals apart from staying ‘en forme’ and feelin’ good with their friends.
Auteur: Anouk M.Renaud
7 juillet 2011 — Billets d'humeurs, Emotions, Équateur, Yanez Cossio 2011
Ouin, ouin, ouin, un nom ça voyage, ça voyage…
http://www.youtube.com/watch?v=4rbUo6n26c8
Auteur: Dominique Abana
2 juillet 2011 — Agriculture, Billets d'humeurs, Coopération Internationale, Wagadou 2011
Pourquoi l’agriculture urbaine à Bamako? Cette phrase a résonné dans ma tête comme une cymbale retentissante tout le long de la formation pré-départ. Comprenez mon interrogation, je m’interrogeais sur la pertinence d’un projet de ce genre pour le continent noir parce que je ne voyais pas ce que nous occidentaux, pouvions aller apprendre aux africains dont l’agriculture constitue une base essentielle de leur économie. C’est vrai que notre projet a une spécificité, il ne s’agit pas de l’agriculture dans son ensemble, mais de l’agriculture urbaine, c’est-à-dire l’agriculture qui est pratiquée dans les villes ou dans les zones en périphérie des villes. Même avec cette spécificité, je n’en voyais pas la pertinence. Il faut dire qu’ayant quitté l’Afrique assez jeune, j’en avais gardé une image assez romanesque; pour moi elle était une étendue de terre verte avec des personnes résilientes, qui savent faire face aux difficultés dans la joie et qui possède toutes ce lien spécial avec la nature, qui leur permet de comprendre les plantes, la terre et ses besoins. Lire la suite →