Ensemble, pour le meilleur et pour le pire…

Auteur: Mylène Bellerose

Vendredi passé, le 14 août, nous étions tranquillement en train de manger en compagnie de notre famille d’accueil en regardant les nouvelles à la télévision.

Tout à coup, on voit une foule très en colère. C’est à ce moment qu’on nous explique qu’il y a eu plusieurs vols de maisons et d’autos depuis ces dernières semaines et qu’on aurait retrouvé les responsables, quelques Péruviens (ceux-ci sont reconnus en Bolivie comme étant de grands voleurs, que ce soit d’avoir pris leur accès à la mer ou bien même de vouloir s’approprier d’une danse traditionnelle bolivienne, la diablada). Les Uyunenses crient forts et sont vraiment nombreux. Nous regardions la scène à la télévision un peu éberluées par les événements. Le soir, on voit la suite des événements. Les gens, toujours aussi nombreux que le matin, ont fait leur propre justice. Les Péruviens ont la figure en sang et se sont fait lancer des roches. On dirait que c’est ça qui se passe quand la police ne fait pas le travail au goût du peuples…

Le lendemain en après-midi, on dirait que tout Uyuni est sur la rue principale. Il s’agit de la générale du festival de la Vierge d’Urcupiña. Les 13 danses pratiquées à Uyuni défile pendant de longues heures. La plupart des danseurs sont des jeunes enfants et des étudiants. Sur le trottoir, les parents et amis des danseurs les observent fièrement, malgré le fait que ce ne soit qu’une générale, sans les costumes. 

La vie communautaire a ses bons et ses mauvais côtés. Un pour tous, et tous pour un, que ce soit pour lapider un voler en faisant fì du système de justice, ou bien pour applaudir les talents locaux.

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