Quand on voyage au Mali, on découvre les crevaisons en série et en toutes circonstances : en plein soleil, sous la pluie, 30 minutes avant ou après le départ, à jeun, reposé, fatigué, peu importe… Le pneu crève et il faut le faire réparer chez un des nombreux spécialistes du collage de pneu qu’on trouve partout…

Au début, je trouvais ça bizarre des magasins spécialisés en collage de pneu. Finalement, je crois que j’aimerais en faire ma profession si je venais à m’installer au Mali parce que je serais sûre d’avoir toujours de quoi m’occuper. Mais attention, même si éphémère, le travail est minutieux comme le montre ce reportage d’investigation de haut vol…
Arrêtons-nous quelques minutes chez Mamadou (un nom qui inspire confiance) pour découvrir l’art de la rustine…

Etape n° 1 : disposer des outils adaptés

Etape n° 2 : savoir faire du sur-mesure (un peu comme pour la haute couture)


Etape n° 3 : coller, serrer (rien à voir avec la danse) et laisser mijoter




Interlude : regardons ce qui se passe sur la route en attendant la fin de la cuisson… et non, ce n’est pas un reportage culinaire, on ne triche pas quand on colle un pneu ! Il n’y a pas d’autre pneu sournoisement caché déjà réparé… Donc, pendant ce temps sur la route…



Etape n° 4 : refroidir et enlever le surplus de « chose » qui colle


Etape n° 5 : tadaaaaaaa, c’est réparé (si si, on ne dirait pas mais c’est la vérité)

Etape n° 6 : il ne reste plus qu’à remettre le pneu en place et le regonfler à l’aide d’une machine qui fait du bruit et de la grosse fumée rappelant vaguement un vieux train à vapeur


Après 5 crevaisons, à minuit et demi, proche de Bamako, un pneu décida de crever à nouveau… En grand philosophe, Madou commenta les gestes de chirurgien de N’Dji (notre chauffeur-aventurier au fouet tel Indiana Jones) et ajouta : « Je pense que nous devrions inscrire N’Dji à un cours de mécanique théorique, il ne lui manque plus que ça car il maîtrise déjà bien la pratique ».
N’Dji se contenta d’émettre un vague son rappelant un rire mêlé d’un grognement auquel nous sommes maintenant habitués et qui nous manque déjà « sauvagement ».

0 commentaire ↓
Il n'y a pas encore de commentaire. Le formulaire ci dessous vous tend les bras....
Faire un commentaire