Nous voilà au Mali depuis déjà un mois, les journées défiles à un rythme impressionnant. Le soleil tombe subitement à tous les soirs à notre insu comme s’il s’effondrait d’épuisement après nous avoir terrassé de tout ce qu’il avait dans le ventre. Cette constatation est bien celle d’un canadien peu habitué au soleil d’Afrique car selon les dires locales, ce n’est qu’un aperçu de toute sa puissance. En effet, nous sommes en saison d’hivernage et la température est considéré comme étant fraiche. Autant l’africain moyen ne peut s’imaginer et comprendre comment il pourrait survivre à notre – 30 degrée saisonnier, autant que moi je ne peux concevoir mener une vie active en saison chaude. Finalement, des deux côtés (le canadien et l’africain) il y a une grande part d’admirations et une non négligeable part d’incompréhension pour cette exploit de tolérance des températures extrêmes .
Depuis que les ‘canadiens’ se sont mobilisés pour s’adonner aux tâches horticoles sur le toit , la radio Kayira propage sur ses ondes la bonne nouvelle concernant les développements du projet et invite quiconque intéressé à venir visiter les avancements. Quelques curieux répondent à l’appelle et prennent le temps de se déplacer pour venir discuter avec nous. Il est agréable et intéressant d’échanger avec ces visiteurs. Je réalise à quel point ce projet est pertinent. Tous les visiteurs ressortent de leur passage avec certains apprentissages et parfois la motivations d’expérimenter le jardinage urbain à la maison. Selon mes observations, les visiteurs comprennent rapidement nos techniques utilisées pour la conception des bacs , là n’est pas le problème. La problématique réside dans les règles de base pour maintenir et entretenir un jardin. En effet, certaines pratiques utilisées chez les maraichers maliens peuvent être nuisible pour la qualité des plantes et engendrer des problèmes de santé grave chez la population. L’utilisations des eaux contaminés, de compostes provenant de sources douteuses (dépotoir) , de fertilisants chimiques de mauvaise qualité font partie de ces pratiques contestables. Quand même, plusieurs de ces visiteurs savent que ce n’est pas ce qu’il y a de mieux, mais quoi faire d’autre quand les alternatives sont quasi-inexistante et ce, trop souvent par faute de moyens. C’est un cercle vicieux qui mérite notre attention. Comme dit l’expression populaire que j’ai employé pour titré ce texte , avant de déployer en détails toutes nos nouvelles techniques, il serait de mise que l’interlocuteur maîtrise certaines pratiques de base plus saine pour maintenir son potager et ainsi éviter plusieurs problèmes de santé.

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