
La course de chevaux de Bamako
Les chevaux paradent. C’est la course. Qui sera le vainqueur? Qui sera le plus rapide à franchir la ligne d’arrivée? Tout comme ces quadrupèdes, le groupe donne toute son énergie et sa force pour que notre projet devienne source de fierté. La construction du jardin sur le toit de la radio Kayira est notre but. Certains sont frappés par la maladie tandis que les autres travaillent corps et âme au projet. Ce sont ensuite les premiers, remis de leurs petits désagréments qui s’exécutent sur le toit tandis que les seconds prennent un peu de repos. C’est un cycle. Le cycle d’une santé fragilisée par un environnement auquel nous ne sommes pas habitué.

Des jeunes observent une course de chevaux à l'hippodrome de Bamako.
La mi-stage arrive trop vite. Trop de jours se sont écoulés entre notre arrivée et aujourd’hui. Nous avons quand même quelques belles réalisations à présenter. Nous avons notamment construit un toit en paille capable d’abriter une quinzaine de personnes. Cet abri répond à un objectif que nous nous étions fixé qui était d’augmenter la fréquentation des gens sur le toit. Cela fera un peu d’ombre à ceux qui s’aventureront sous le soleil de midi. Ensuite, nous avons construit un système d’arrosage selon le principe du goutte-à-goutte, des bacs de jardinages munis d’une réserve d’eau et plein d’autres bricoles sorties tout droit nos caboches.
Pour assurer un suivi, nous commençons à mener nos activités de sensibilisation auprès des employés de la radio. Pour toucher les gens de l’extérieur, nous avons fait quelques sortis à la radio. Nous discutons de l’importance d’utiliser une eau de qualité pour l’arrosage des légumes, en recueillant l’eau de pluie par exemple. De plus, les deux anglophones du groupe ont débuter des cours d’anglais sur le toit. Ça accroît la visibilité de notre projet tout en répondant à un véritable besoin des gens d’ici.
Pour conclure, nous dominons largement la course contre le temps. Notre équipe travaille fort et sans relâche, sauf le dimanche bien sûr. Nous passons des paroles à l’acte pour enfin revenir aux paroles. On discute, on érige, on jase et ainsi un mois est déjà passé.

3 commentaires ↓
C’est bien vrai que le temps passe vite… j’espère que tu profite bien de ce qu’offre la vie bamakoise. Profite bien de ton autre moitié de stage car c’est souvent en revenant qu’on se rend compte de la richesse de notre expérience.
Elise (de retour depuis 2 semaines au Québec… ouf!)
Contente de constater que tout se passe bien et qu’il restera beaucoup de votre passage. On pense à toi Maxime.
Hey Max,
Je n’ai pas trouvé ton nom Malien sur votre blogue. C’est quoi? Je suis curieuse.
Contente que tout ce passe bien! Vous allez où à la mi-stage? Au pays dogon?
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