Le Grand Marché se trouve au centre-ville de Bamako. Le nom est assez explicite, inutile d’en rajouter. Outre sa dimension, il se distingue par l’activité qui s’y déroule – nous sommes au centre de la ville, près des hôtels, des édifices gouvernementaux ; près du monde avec de l’argent, quoi ! La balade au Grand Marché n’a donc rien de romanesque et je dirais même (en mon nom personnel), rien de bien agréable. Sollicités de toutes parts, même un jour calme devient vite étouffant. Bon, on y retrouve des choses étranges et amusantes qui rendent l’expérience intriguante : têtes de singe et autres animaux séchés pour des concoctions magiques, des hommes qui ont l’air transpercés de bord en bord par des cornes…Cependant, dans l’ensemble, on y vend partout les mêmes trucs : des objets en plastique, quelques fruits, des vendeuses de pâte à dents (!!!), des vêtements au style occidental probablement faits en Chine…
Ce genre de lieu m’embête particulièrement. En refusant d’être à l’aise au marché, j’ai quand même l’impression de manquer quelque chose ; comme si le marché et le monde se confondent, comme si se fermer à cette partie de l’expérience signifiait un manque de volonté d’intégration ou un manque de curiosité. Mais comment ne pas se sentir comme un portefeuille ambulant quand un marchand te propose un article 60 000 FCFA (1$ CAN = 418 FCFA), pour finalement vouloir le laisser sans vraie négociation à 12 000 FCFA ! Comment voir l’hospitalité malienne dans ces pseudo conversations ? Un vendeur est un vendeur, à Bamako comme à Montréal. On ne peut malheureusement fuir cette capitaliste réalité…
Une situation du même genre nous attendait, Ramata « Virginie » et moi, à l’entrée du Musée National samedi dernier, alors qu’un « guide » nous a suivi pendant TOUTE la visite et même davantage. Même si on n’avait rien à lui donner, il a pris place à notre table du café, a visité derrière nous et a même quitté le musée avec nous pour nous suivre sur la rue…Bien sûr, nous avons discuté. Non, il n’était pas méchant. Oui, nous avons appris quelques trucs. Tout de même. L’expérience était agressante et imbibée d’un grand malaise – que faire d’une présence non désirée et qu’on imagine mal être désintéressée ?
J’ai hâte de voir des hippopotames

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Merci de partager avec nous qui ne sommes pas en Afrique tes impressions. J’ai hâte d’avoir d’autres ‘snapshots’ de ce que tu fais la-bas.
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