Le forum social, c’est aussi des manifestations : les accords commerciaux sont dénoncés.

Auteur: Thomas Chiasson-Le Bel

Par Thomas Chiasson-LeBel

En plus d’être un espace d’échange entre les mouvements sociaux, le Forum social des Amériques (FSA) a également été une occasion pour certains mouvements sociaux de donner du poids à leurs actions en invitant des organisations d’autres pays touchés par les mêmes problématiques à y participer. Dans le programme du Forum, cinq manifestations étaient annoncées pendant les 6 jours du forum. L’une d’elles a attiré beaucoup d’attention puisqu’elle concernait les négociations commerciales avec l’Union européenne, négociation qui concerne tous les pays d’Amérique centrale.  Retour sur les motifs d’une action.

manif anti ada devant hôtel bonne

La manifestation du 9 octobre visait à exprimer l’opposition des organisations centraux américaines à l’Accord d’Association (AdA) qui est en ce moment négocié entre l’Union Européenne et les pays d’Amérique centrale. Il y avait justement une rencontre de négociations entre les représentants de l’UE et ceux des gouvernements d’Amérique centrale au Guatemala en même temps que le forum. Cette coïncidence ne pouvait manquer de susciter une mobilisation.

L’Amérique centrale, malgré son faible poids économique, est devenu un territoire disputé par les puissances économiques qui cherchent à étendre leur pouvoir en périphérie. Un accord avec l’Amérique centrale représente une occasion pour les européens de s’installer dans la cour arrière des États-Unis, affirme Jorge Coronado, représentant de l’Alliance sociale continentale. L’Amérique centrale ne représente que 0,34% des importations de l’Union européenne, la motivation n’est donc pas uniquement commerciale. L’Union européenne cherche à faire des accords politiques qui feront que dans les organisations multilatérales comme l’OMC, l’Amérique centrale défende les mêmes positions que l’UE, car il y aurait un accord politique préalable. Ainsi, il manifeste le sentiment que les intérêts des peuples d’Amériques centrales ne sont loin dans l’ordre de priorités.

Comme dans bien d’autres négociations de ce type, les organisations qui s’opposent à l’AdA critiquent le manque de transparence des négociations. Les documents ne sont pas rendus publics, ce qui incite à Tom Kucharz, militant européen contre l’accord, à dénoncer l’absence de démocratique du processus de négociations.

Les organisations présentent au FSA craignent également les privatisations qui pourraient être encouragées par l’AdA. Des groupes autochtones qui participaient à la manifestation craignent que la conclusion de l’AdA enclenche une marchandisation de l’eau, alors que l’accès à cette ressource devrait être un droit.


agua fuera bonne

Les craintes que suscite l’AdA proviennent également des résultats économiques de la région depuis d’application de l’Accord de libre-échange entre les États-Unis, l’Amérique centrale et la République dominicaine (DR-CAFTA pour son sigle en anglais). L’Alliance sociale continentale (ASC), qui regroupe des organisations et réseaux de toutes les Amériques, profitait du FSA pour publier un rapport sur ces résultats économiques et sur les impacts du DR-CAFTA sur le droit du travail et les règlements sur la propriété intellectuelle.

Selon ce rapport, depuis l’entrée en vigueur du DR-CAFTA il y a deux ans, les bons résultats économiques ne sont pas au rendez-vous. En contradiction avec les promesses des apologistes de l’entente, la balance commerciale pour les pays centroaméricains, tout comme les exportations vers les Etats-Unis, auraient diminué depuis son entrée en vigueur. De plus, les investissements promis dans le secteur productif n’ont pas atteints les sommes escomptées, et ils ont été en fait des rachats d’entreprises, notamment dans le secteur financier. Ainsi, les investissements n’ont pas créés de nouveaux emplois, et le chômage aurait augmenté dans la région.

Ainsi, pour les signataires du communiqué de la manifestation, l’Europe, à l’aide de l’AdA, cherche à répéter la situation coloniale qui existait il y a… 500 ans.

Bannière agua ada petitefemme-anti-ada.jpgmanif sepia

1 commentaire pour le moment ↓

#1 ouvriers cd apparel on 14.10.08 à 8:11

L’objectif de nos démarches envers vous consiste à vous informer d’une situation critique que nous vivions en Haiti , nous les ouvriers victimes de la CD APPAREL S.A depuis le quatre Mai 2007 c’est que : FRANTZ PILORGE [propriétaire de la Cd Apparel] de complicité avec le secteur privé Haiti , la bourgeoisie haitienne et les dirigeants de Hanes [HBI] font tout pour maintenir les ouvriers dans la discrimination et la misère après la fermeture brutale et illegale de l’entreprise par Hanes sans préavis, refusent de nous dédomager et reparer . De plus FRANTZ PILORGE a fait savoir aux ouvriers que Hanes ne veut pas payer les ouvriers par motif de discrimination raciale et la question de couleur, et parcequ’ils sont des noirs haitiens de plus, dit-il, qu’à chaque fermeture d’un plant , les responsables de Hanes se font toujours le devoir de dédomager les employés selon l’exigence de la legislation sociale internationale du travail et le code of conduct de Hanesbrands donc si après quatre années d’excellence et de travail accompli que les ouvriers ont fournis à cette compagnie americaine si encore elle ne veut pas reparer les ouvriers de Cd Apparel S.A en Haiti il considère que c’est un crime contre l’humanité et une violation flagrante de la protection et du droit des travailleurs car dit-il : Cd Apparel s.a dont le propriétaire principal Frantz Pilorge est une entreprise ayant un contrat direct avec la compagnie internationale « Saralee / Hanesbrands [HBI] et que l’organisation  » Wrap Apparel » a justifiée legale et formelle par le numero de certification 5382 ; à ce point de vue juridique : La legislation sociale internationale et le Code of conduct en matière du travail font obligation à la compagnie directrice de dédomager les employés une fois resilié leur contrat c’est dans cette optique que nous tenons d’exiger justice et réparation de la part de Hanes pour prix des quatre années de performance et d’excellence réalisées pour elle tout en stipulant que Cd Apparel s.a reste et demeure l’entreprise la plus productive de de Hanesbrands en matière d’efficience …C’est pourqoi avoue-t-il que Hanes l’a fait pour ST-Domingue, Porto-Rico, Mexique ,Canada et les Plants aux Etats-Unis ; à cette fin il conclut que tous les defenseurs des droits humains et les responsables des organizations syndicales doivent interpeler leur conscience pour faire pression sur les decideurs de Hanes de payer ces malheureux ouvriers outre d’empêcher ce crime odieux !!! Pour plus d’informations , nous vous invitons à cliquer sur ces liens . Notre adresse domicile est à sonapi ,parc industiel # 31 .en voici l’adresse de notre avocat : 509/34297129, 509/37548022 …Vive lutte des travailleurs !!!

Par la presente, nous voulons attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale,les representants des organisations syndicales, les défenseurs des droits humains, les organisations de femmes pour le respect et la protection des travailleurs, des representants du parti démocrate,les representants du parti républicain, les black cocus et informons tous d’une situation abusive et méchante que nous sommes entrain de subir en Haiti à Cd Apparel s.a parc industriel building # 31 de la part des gens faisant partie de la bourgeoisie haitienne et du secteur privé haitien sans oublier des menaces verbales sur nos personnes via cell phone qu’ils sont en train de proferer à notre endroit . Nous savons très clairement que Mr. Frantz J. Pilorge étant, propriétaire de Cd Apparel S.a et contracteur principal de la compagnie Saralee/ Hanesbrands[Hbi] a, de par sa certification de reconnaissance legale obtenue de l’organisation internationale  » WRAP APPAREL » ,la pleine permission de saisir la loi et la justice en vue de sceller les materiels et équipements de Hanesbrands en vue d’exiger  » justice et réparation  » pour les 500 employés victimes lors de la resiliation abusive de Cd Apparel S.a par les leaders de Hanes le 4 mai 2007. C’est pour cela que nous vous alertons de toute manoeuvre éventuelle qu’il aurait complotté avec la complicité de Mr. Richard Coles, Mr. Andy Jr. Apaid, Jn Paul Faubert et Mr. Sassine contre le droit des victimes qui réclament: justice et réparation pour prix des 4 années de misère, d’ injustice, d’exploitation et de discrimination qu’ils ont rendues à la compagnie Hanes [inc]. Au regard de la loi et de la justice seul Frantz Pilorge [ propriétaire et direct contracteur] est capable d’entreprendre des démarches auprès des instances nationales et internationales et demander à Hanes de payer les employés et leur permettre de débloquer les marchandises de saralee / Hanes car l’implication directe de tout autre secteur dans l’affaire serait qualifiée d’ infraction flagrante ce qui est sevèrement punie par la loi et la justice [pénal]… Seul Frantz pilorge peut livrer les secrèts de Cd Apparel et permettre toute intervention dans l’enceinte du batiment . C’est pourquoi il est le seul decideur et garant de son institution car les ouvriers comprennent le jeu et entendent poursuivre tout complice directement ou indirectement !!!

 » Justice et respect des droits de tous les ouvriers du monde entier !!!

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