Ici les choses s’organisent de façon aussi inattendue qu’elles s’annulent et se reportent. La planification semble quasi superflue, le calendrier une décoration. C’est en suivant cette logique que mercredi matin, nous avons été convoqués au bureau d’un écrivain-architecte, un chercheur de justice sociale et de reconnaissance des droits Tsa’chilas, un dénommé Victor Hugo.
Arrivés premiers, nous trois cabelleros pénétrons dans l’édifice où se situe le bureau de notre bien aimable hôte. Un homme au deuxième étage nous fait signe par la fenêtre et nous invite, nous salue bien gentiment et après un bref échange, nous présente un film sur Santo Domingo et les communautés Tsa’chilas datant de 1949 qui dépeint un portrait en plusieurs points si près de la réalité actuelle, que c’est à s’y méprendre. Le reste du groupe ne se fait guère attendre et se joint au visionnement. Une fois notre équipe et celle de M. Hugo complète, nous sautons dans les bagnoles direction Comuna El Poste.
Sur place, un grande bâtisse sans mur fait office de salle de réunion, une trentaine de personnes déjà rassemblées écoutent le bilan de l’état actuel et attendent d’entendre les propositions et programmes de Victor. Après avoir obtenu la permission du président, nous nous sommes installés pour observer et écouter. L’orateur parle un curieux mélange de tsafiki et d’espagnol qui nous est tout de même compréhensible. Les statistiques, explications et commentaires nous familiarise pour une première fois avec leur réalité, du moins, leur vision de leur réalité.
La curiosité et la beauté des alentours nous tire tranquillement un à un hors de la réunion et notre conducteur, aussi guide touristique, s’empresse de nous faire découvrir les attraits environnants. Dessins avec de l’achiote et dégustation d’achiotillo, de café, d’herbes multiples et finalement de cacao, le tout fraichement cueilli soit devant ou avec nous, est au rendez-vous. Nous nous réunissons pour manger, pour déguster ce délicieux cacao jamaïcain, sa chaire fibreuse, douce et sirupeuse, légèrement acidulée et agréablement sucrée.
Nous prenons le chemin du retour peu après midi, bien satisfaits, avec en souvenir, une grande cosse de cacao et partageant non seulement un coeur de palmito tout juste tranché à la machette, mais aussi une belle teinte d’un rouge assez prononcé, faute du soleil brûlant qui est d’habitude bien gêné, mais qui est en ce jour, particulièrement intense.
-Francis
-Crédit photos; Laurent





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Hola!
Je suis content d’être tombé sur votre blogue. Je suis présentement en stage avec à l’ACJ de Quito Sur avec une autre Canadienne.
Au plaisir de se rencontrer durant l’été!
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