Jeudi dernier, j’ai assisté à un événement ayant pour but de souligner l’importance du rôle joué par les femmes dans la société vénézuelienne, en particulier dans la communauté de Barinas, la capitale de l’état du même nom. C’est une ville d’environ 300 000 habitants, la plus grosse dans Los Llanos, une partie du pays reconnue pour ses fermes d’élevage et sa faune exceptionnelle. Donc, je me rends là-bas pour y rejoindre ma partenaire. On s’installe et on assiste aux activités prévues: discours engagés et performances musicales de musique llanera. La musique llanera se subdivise en plusieurs catégories, dont le joropo. Le joropo se caractérise par l’emploi de cuatros (guitares a quatre cordes) et d’une… harpe. Eh oui, une fichue grosse harpe. Imaginez un groupe folk avec un harpiste… j’en avais entendu parler, mais là, j’ai vu et entendu. Et vous savez quoi? C’est excellent. La harpe donne vraiment tout un cachet a cette musique. Mais je digresse.
Les discours étaient très intéressants, ils mettaient l’accent sur l’importance des enjeux liés à la condition féminine au Venezuela. Toutefois, ce qui m’a quelque peu étonné, c’est que, même si plusieurs femmes ont donné une performance musicale, aucune n’a prononcé de discours. Je suis certes heureux de voir que des hommes veulent s’impliquer dans cette cause, mais il m’aurait semblé pertinent d’entendre le point de vue d’au moins une femme sur cette problématique. Il m’apparaît également dommage que ce genre d’événement soit local, et non national. Car ce que peuvent vivre les femmes de Barinas, les Vénézueliennes des autres régions du pays peuvent aussi le vivre.

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