Para que no te ojeen (Pour ne pas qu’on te regarde de haut)

Auteur: Katerine Martineau

Hier débutait la dernière semaine de notre stage. Dernière semaine de complicité avec les membres et les jeunes de l’ACJ. Nous terminons le montage de nos films, nous donnons nos derniers conseils, nous regardons les jeunes une dernière fois avant de partir.

Jeudi aura lieu la projection des cinq films que nous avons mis tant d’heures à penser et à créer. Plusieurs seront au rendez-vous, familles et amis bien entendu, mais  plusieurs personnes rencontrés tout au long de nos deux mois en Équateur également. D’un jeune commis de magasin  de plein-air s’intéressant aux graffitis, aux  employés municipaux désireux de soutenir un projet à long terme, passant par des cinéastes qui sélectionneront deux films pour présenter dans leur festival nommé Cine en la Calle (Ciné dans la rue), plusieurs ont manifesté un intérêt envers le projet. En fait, cette initiative de l’ACJ et d’Alternatives représente pour plusieurs, petits et grands, femmes et hommes, une lueur d’espoir pour la participation citoyenne. Quelle est notre place dans un monde qui fait trop souvent la sourde oreille? Ces jeunes Équatoriens participants au projet documentaire nommé Para que no te ojeen (Pour ne pas qu’on te regarde de haut) foncent présentement pour s’exprimer et reçoivent un respect de la part de plusieurs groupes militants, artistiques, communautaires etc.

José et le son

Le cinéma documentaire est en effet un outil très utile pour défendre ses opinions, ses visions, ses valeurs, qu’elles soient politiques ou apolitiques.  En fait, en tant que citoyens, militants ou groupes marginalisés, c’est à notre avantage d’apprivoiser les outils liés aux progrès technologiques et à se les approprier. En effet, en cette époque où la communication nous transperce et nous offre une multitude de possibilités,  les opportunité et les ressources pour créer des espaces horizontaux qui favoriseront la prise de parole et, par la suite les luttes pour les droits humains, se multiplient. C’est ce que nous avons tenté de créer lors de ce stgae en video communautaire. L’avenir de la parole citoyenne et des luttes sociales doit passer par  les médias alternatifs.

Jenny en tournage

Enfin, je crois que malgré l’ampleur du message que nous voulons transmettre qui peut sembler démesuré  pour certainEs, un réel apprentissage s’est fait chez les jeunes. Ils ont senti qu’ils avaient le pouvoir de devenir des acteurs de leur société au lieu d’incarner des rôles de consommateurs passifs, spectateurs  des changements et des décisions qui se font souvent à l’insu du peuple. Aussi petite soit-elle la différence que leurs films feront, l’importance est la confiance qu’ils ont trouvée en soi et le monde qu’ils découvrent peu à peu autour d’eux. L’effort fourni dans le but d’éradiquer le silence souvent si bien préservé chez nos jeunes, voilà le véritable progrès effectué.

El grupo de la pelicula sobre la migracion

1 commentaire pour le moment ↓

#1 Anouk on 13.08.10 à 22:49

Félicitations pour tout le travail. J’espère que vos jeunes auront le goût de continuer même après votre départ, que ce soit par la voie du documentaire, ou par tout autre chose. Mais peu importe, vous avez laissé une belle marque j’imagine, mission accomplie.

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