En novembre 2008, le Mali adopte officiellement une loi sur la biosécurité. «La présente loi s’applique à l’importation, l’exportation, le transit, l’utilisation confinée, la libération ou la mise sur le marché de tout organisme génétiquement modifié qu’il soit destiné à être libéré dans l’environnement ou utilisé comme denrée alimentaire». Cette loi a pour but d’assurer un cadre législatif quant à l’utilisation des biotechnologies et plus spécifiquement des OGMs dans le secteur économique de l’agriculture au Mali. 
Ainsi, sous prétexte d’augmenter la richesse collective, la compétitivité et la productivité des maraîchers, le Fonds pour l’environnement Mondial (FEM), dont le principal bailleur de fond est la banque mondiale, investira 700,000 us dans le but de mettre en oeuvre un cadre de biosécurité pour les essais en champs, en milieu confiné et pour la commercialisation des plantes transgéniques et des produits dérivés.
À ce même moment, une rencontre entre la coordination nationale des organisme paysannes du Mali (CNOP) et le gouvernement étaient organisée dans le but d’élaborer une loi semancière et de biosécurité afin d’assurer la périnité des structures agraires déjà bien en place. C’est donc avec regret et et consternation que le gouvernement adopte lors du conseil des ministres, une loi sur la biosécurité favorisant l’implantation et la commercialisation des OGMs, majoritairement breveté par Mosanto, dans un pays, il y a pas si longtemps, considéré comme le ¨grenier¨ de l’Afrique.
Une fois de plus, l’aide internationale subventionné par les organisation gouvernementales comme le FMI, la Banque Mondial triomphera en assurant la périnité d’intérêt étranger, comme Mosanto, au détriment des populations locales et plus particulièrement des maraîchers clandestins assurant déjà majoritaire la sécurité alimentaire du Mali. Un cadre de biosécurité ne devrait pas avoir pour seul objectif d’assurer l’autonomie alimentaire, la sécurité alimentaire, environnementalle et économique en aidant financièrement les organisations paysannes déjà en place afin d’assurer leurs périnités en plus de valoriser des initiatives agraires durables?

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