Auteur: Pauline Cordier
24 février 2012 —
Groupes de stagiaires,
Kaïdama - 2012,
Mashi 2012
Les stagiaires du programme Québec sans frontières d’Alternatives se préparent pour leur départ !
Pendant leurs formations sur les médias alternatifs avec l’intervenant David Widgington, ils/elles ont été mis à l’épreuve avec un exercice difficile: ils ont eu 2 heures pour transformer un article venant d’un média de masse en une émission de radio (groupe Mali) et un reportage télévisuel (groupe Équateur) mais tout ça avec un point de vue de médias alternatifs.
L’objectif de cet exercice: les faire réfléchir sur la différence entre un point de vue venant d’un média de masse et celui venant d’un média alternatif, et donc, sur l’importance des médias alternatifs !
Voilà le résultat !
Groupe Mali
1ère émission radio:
Radio Mali 1
2ème émission radio:
Radio Mali 2
Groupe Équateur
1er reportage:
2ème reportage:
Auteur: Sophie Bonnet
11 février 2012 —
Agriculture,
Coopération Internationale,
Environnement,
Kaïdama - 2012

À l’été 2012, le groupe Kaïdama s’envolera vers Bamako, capitale malienne, pour mener à terme un projet triennal d’agriculture urbaine.
Cissé Mariam Kaïdama Sidibé est la Première ministre du Mali, première femme à occuper ce poste au pays. Elle a occupé plusieurs postes ministériels depuis le début des années 90, notamment au Ministère de la Coopération internationale et au Ministère de l’Agriculture et de l’Environnement. Un nom tout indiqué pour le groupe.

Kaïdama ce sont:
Alexandre Brunet
Marie-Élaine
Gabrielle Lamontagne-H.
Martin Lopez
Roxanne Piché
Marie-Anne Viau
Et leur accompagnatrice Sophie Bonnet
Auteur: Anne Thibault
3 août 2011 —
Amérique du Sud,
Droit,
Équateur,
Féminisme,
Femmes,
Yanez Cossio 2011
Nous l’avons suivi dans une petite maison faite de planches de bois espacées, d’un plancher de terre et d’un toit en tôle. Il y avait deux jeunes filles avec leurs maris et cinq enfants. Nous nous apprêtions à commencer une entrevue avec ces deux jeunes femmes. Elles tenaient chacune un poupon dans leurs bras.
On demanda à une des sœurs :
- « Quelle est ton opinion sur la grossesse de ta soeur de 15 ans » ?
- « Je trouve ça normal. »Répondit-elle.
Normal ? Qu’est-ce que cela veut bien dire ? Que c’est normal d’avoir un enfant à cet âge ? Que c’est commun ? Qu’elle ne voit rien qui pourrait poser problème au fait d’avoir un enfant à cet âge ? Que cela est souhaitable ?
Johanna est tombée enceinte à quinze ans. Aujourd’hui elle a seize ans et son fils a cinq mois. Elle a huit sœurs, dont plusieurs ont eux des enfants à un très jeune âge. En discutant plus longuement nous apprenions que la mère de Johanna était partie de Santo-Domingo depuis un an et son père ayant des problèmes de consommation d’alcool, était complètement absent. Les sœurs s’offrent donc entre elles, le support dont elles sont capables. Pour Johanna, son enfant est « un cadeau de Dieu » certes, mais dans quelles conditions de vie son petit grandira-t-il? Dans quelles conditions de vie grandira-t-elle, elle aussi, cette jeune fille de 16 ans ?
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Auteur: Yacouba Sogoba
1 août 2011 —
Amérique du Nord,
Billets d'humeurs,
Canada,
Culture

Ce jour 21 juin 2011, premier jour d’été, j’atterris aéroport Pierre Eliott TRUDEAUÀ l’’accueil, un beau soleil, Mélanie
Et sur la route pour la ville
De nombreuses belles voitures
Les voitures symboles de réussite personnelle :
Grosses voitures américaines, belles japonaises, élégantes européennes.
Sur les plaques d’’immatriculation la mention,
« Québec, je me souviens ».
À moi de demander alors
… Mais, Mélanie, que s’est –il passé de si important ici pour qu’on s’en souvienne toujours ?
… C’est la devise du Québec rappelant ses origines.
Ah, Montréal
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Auteur: Josiane Blanc
28 juillet 2011 —
Billets d'humeurs,
Yanez Cossio 2011
À Santo-Domingo, lorsque tombe la nuit, bon nombre de rues se ressemblent. Mon unique point de repère lorsque j’entre à mon domicile en taxi le soir est une vielle maison qui semble avoir été dévorée par les flammes et dont la carcasse est demeurée, jusqu’à ce jour, au coin de ma rue. Bien souvent, je la distingue difficilement dans la pénombre faute de lampadaires pour éclairer mon chemin mais j’ai toujours le temps de crier in extremis au chauffeur de tourner à droite alors que finalement je voulais qu’il tourne à gauche.
Il ne m’est guère plus facile d’indiquer le chemin vers la maison de mes camarades mais je fais quand même de mon mieux : « à côté du pont, derrière le trou ». Si vous ne vous en étiez pas encore doutez, les rues ont des noms ici mais à l’exception des artères principales personne ne les connaît. De l’homme qui conduit l’autobus au chauffeur de taxi qui parcourent jours et nuits les rues de la ville, nul ne serait en mesure de vous dire où sont situées les rues Padre Maya, Beloleo, Bruselas et j’en passe.
À Santo-Domingo, il est tout à notre avantage de s’orienter avec les chiens errants et de les utiliser comme point de repère plutôt que de chercher en vain les bonnes indications routières. En effet, il y a davantage de chiens au beau-fixe dans chacune des rues de la ville que de pancartes indiquant leurs noms aux intersections.
Il y a deux jours de cela nous avons mis 1h15 afin de trouver le seul bureau de poste de la cité. Nous avons d’abord tenté de nous fier à une carte qui nous a été remise par l’institut de tourisme à notre arrivée pour finalement réalisé qu’à l’endroit où était indiqué « Correo nacional » sur le schéma il y avait en effet beaucoup de choses, mais certainement pas de bureau de poste. Nous nous sommes ensuite tourné vers la population qui à notre grand regret ne doit ni recevoir ni envoyer des colis de façon régulière. Celui qui disait savoir, ne savait pas; Celui qui ne savait pas prétendait savoir et nous, pendant ce temps, nous faisions l’aller-retour de droite à gauche depuis une demi-heure sur une rue en suivant les indications contradictoires des passants. Tout cela pour finalement apprendre que le fameux bureau de poste a déménagé mais que personne n’a jugé bon de réactualiser les cartes de la ville ou dans informer la population.
C’est dans un bureau discrètement dissimulé au côté d’une chaîne de télévision et avec une feuille 8 ½ x 11 blanche accolée dans la vitrine comme toute enseigne, que nous avons finalement trouvé Charlie* à peine un quart d’heure avant la fermeture des portes. Bonne nouvelle. La mauvaise? Les microphones que l’on était allé chercher en provenance de Montréal et que l’on attend depuis trois semaines ne sont toujours pas arrivés. J’aime bien me dire que tout cela fait partie du charme de cette ville au même titre que les coqs qui, à 5 heures du matin, ne cessent jamais de chanter ou encore les conducteurs qui nous insultent lorsque l’on traverse la rue alors que le feu de circulation donne priorité aux piétons.
* Charlie est le personnage principal de la bande dessinée « Où est Charlie » dans laquelle les lecteurs doivent s’amuser à retrouver Charlie dans parmi les milliers de personnages présents sur l’image.
Auteur: Isis Brisebois
26 juillet 2011 —
Billets d'humeurs
Ici, il m’est impossible d’étancher ma soif. J’ai l’impression de marcher dans un désert où les sources d’approvisionnement sont homogènes et insatisfaisantes.
Un emblème mondial, une compagnie qui laisse sa marque. Partout on affiche : Disfruta Coca Cola.
Leur drapeau rouge et blanc de conquistador me laisse en bouche un goût amer, partout où je vais. Dans cette ville, démunie de système de filtration des eaux, Coca Cola semble être l’alternative.
Pourtant, on se rappelle que c’est cette même compagnie, qui en Inde, assèche des puits, qui épuise des cours d’eau partout en Amérique du Sud et qui opère un quasi-monopole de la canne à sucre partout dans le monde pour satisfaire sa production…
Une production qui demande toujours plus pour nourrir le géant Coca Cola et qui laisse des milliers de ventres vides.
Pourtant, c’est aussi cette même multinationale qui a assassinée en Colombie, le pays voisin de l’Équateur, des travailleurs qui voulaient et veulent encore se syndicaliser.
Pour les pro-syndicats, c’est la guerre de David contre Goliath. C’est des allures de croisade que prend l’expansion de Coca Cola.
Et on se rend, on baisse les armes, on ferme les yeux devant cet envahisseur.
Et que son règne soit fait, sur la terre comme au ciel.
Son monopole provoque un désastre alimentaire, où l’on dirait que les pays du sud en sont les principales victimes. ..
L’étendard de Coca Cola veille. Dessèche les puits et assoiffe les principes d’équité sociale.
Et…
Nous sommes tous complices de sa perfide ascension, qui réside sous d’autres identités comme Minute Maid, Nestlé ou Fanta.
Auteur: Félix Lamarche
26 juillet 2011 —
Billets d'humeurs,
Communication,
Équateur,
Féminisme,
Yanez Cossio 2011
Question de langage, elles n’ont pu se comprendre vraiment, et la conversation s’est arrêtée là sans pouvoir aller plus loin. C’est qu’elles ne s’entendaient pas sur un mot, un seul. Pas à cause de la langue, mais à cause du langage, à cause de la définition de ce mot.
Féminisme.
Je vois comment il faut être prudent avec les mots. Les mots disent parfois plus que ce que l’on croit. Avec le temps, depuis leur naissance, ils se complexifient. Parfois, ils signifient peut-être trop, quand un mot en vaut mille pour l’expliquer, pour le comprendre. Imaginez une image…

Anouk et Pauline en tournage
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Auteur: Yacouba Sogoba
25 juillet 2011 —
Afrique,
Agriculture,
Mali
Projet d’innovation et d’anticipation, le jardin sur le toit de radio Kayira à Bamako est à la fois un projet de développement visant à favoriser les initiatives collectives et individuelles de la société civile autour des diverses problématiques touchant l’agriculture urbaine et périurbaine au Mali.
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Auteur: Amda holness
21 juillet 2011 —
Billets d'humeurs,
Culture,
Sénégal
It’s so interesting that the reason we came here was for FOOD security and FOOD sovereignty. We are also pushing the education of Rights to FOOD. All of the topics based on FOOD, yet it seems to me they know more about food here than we do individually. Food isn’t only a way to live, but it’s a way of life.
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Auteur: Étienne Langlois
20 juillet 2011 —
Billets d'humeurs,
Équateur,
Yanez Cossio 2011
Le temps file. Les évènements s’empilent. Le blogue suivant fut rédigé en partie il y a trois semaines, et terminé hier soir.
Samedi matin, Puerto Limòn, arrondissement Centro Poblado, petite communauté de deux mille sept cent âmes, à vingt minutes de Santo Domingo. Les yeux encore alourdis de la nuit dernière, nous revenons lentement à nos corps, entassés à l’intérieur du taxi qui roule deux fois trop vite pour la petitesse de la route et la précarité des courbes. Une vingtaine de jeunes nous attendent dans une petite classe pour leur premier atelier de communication. Beaucoup moins de temps avec eux, nous ferons, espérons-le, de courtes histoires en trois plans de caméra sur leur réalité, leur village, leur vie.
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